STATIQUE A FLEURANCE (27/06/2026)
Au sein du 32 Deuche Club tout le monde connait maintenant Jean-Charles et Maryse, parvenus assez récemment dans le Gers et installés à Fleurance où ils ont décidé de poser leurs valises.
Cette résolution fut telle que Maryse, esthète aux mains d'or, décide d'ouvrir une galerie d'art, sous les arcades, face à la mairie, laquelle galerie communique avec le 6-4-2, bar bien sympathique, escale aujourd'hui incontournable dans la commune.
Afin d'animer quelque peu cette matinée du 27 juin, jour de marché des producteurs de la région, ce couple, illustration parfaite de la prévenance, invite quelques 32 deuchistes à venir exposer leurs montures devant les établissements précités. Les "têtes pensantes" du club approuvent cette idée et rendez-vous est donné sur le coup de neuf heures aux abords de la piscine municipale.
Évidemment, à l'heure convenue, les participants, en voitures reluisantes, se présentent, arborant tous de larges sourires pour le bonjour matinal suivi de quelques palabres n'invitant pas à la morosité. Puis, suivant Maryse, galamment chapeautée dans sa splendide "rouge et blanche", un petit convoi coloré de bicylindres traverse quelques rues secrètes de la commune avant de parvenir, sans discrétion aucune, devant le 6-4-2. La première "besogne" consiste à garer les voitures, en épis, offrant ainsi aux véhicules de passage, la vue de leur face avant. Les places de stationnement ayant été réservées, les conducteurs faisant preuve d'une certaine dextérité, l'opération est menée tambour battant.
La "voiture de course" de Sylvain ne manque pas d'attirer l'attention des badauds!
Le maître de maison du 6-4-2 offre alors un arabica, qui, malgré la chaleur naissante, fait le plus grand bien aux gosiers asséchés, avant que Maryse ne fasse visiter son atelier . Quant à Jean Charles, il explique les quelques travaux qu'il souhaite encore réaliser afin d'améliorer les conditions d'accueil et de travail de sa compagne.
Le ciel parfaitement bleu qui surplombe Fleurance laisse envisager, à brève échéance, une chaleur torride: elle n'incite pas à gambader. Aussi, les deuchistes monopolisent d'abord les chaises de la terrasse du 6-4-2 avant de s'abandonner qui face à une limonade, qui face à une bière bien fraîche, voire à un verre d'eau.
Ceux qui ont le courage de soulever la partie fessière de leur anatomie et de se mouvoir aux alentours arpentent quelques rues, lèchent des vitrines, commercent un peu avec les producteurs locaux. Au cours de leur périple, ils ne peuvent rester indifférents à cette ancienne "boulangerie-patisserie" métamorphosée en brocante relevant plus du bric-à- brac, que des boutiques de Monsieur Henry Groues, alias l'abbé Pierre. Cette boutique anarchiquement achalandée constitue aujourd'hui un haut lieu florentin où effectuer l'inventaire annuel ne doit pas être évident.
La matinée passe relativement vite: aussi, vers midi, les panses crient famine. Les bicylindres profitant de cet état de fait, quittent ce parking ensoleillé et se dirigent vers Lectoure où un garage souterrain leur permettra de retrouver une température à peu près normale pendant que les propriétaires se délectent, à l'étage supérieur", d'un bon déjeuner convivial au cours duquel la trésorière, spontanément, se fend de quelques euros pour offrir aux participants apéritif, vin et café. Espérons cependant que ce geste n'affecte pas trop la trésorerie du club...
A l'issue de ce repas sympathique, chacun aspire à rejoindre sa case avec le dessein non dissimulé de mettre en fonction le climatiseur, dès la porte d’entrée franchie!
Rédaction: J & T
OMELETTE PASCALE (06/04/2026)
Les activités diverses et variées d'un retraité ne lui permettent pas toujours de consacrer du temps à la rédaction d'articles pour le blog du club, occupation assez chronophage. C'est la raison pour laquelle, le compte-rendu relatif à la dernière sortie, l'omelette pascale, parait avec un peu de retard.
Bref! En ce lundi de Pâques, à l'invitation de Jean-Pierre (le barbu) et de son gendre Olivier, une quarantaine de deuchistes se donnent rendez-vous sur le parking du centre commercial de Beaumont de Lomagne où Inter Marché a élu résidence. Sous un soleil printanier bienvenu, avant que le signal du départ ne soit donné, les conversations vont bon train. Outre les traditionnels propos sur la météorologie, les sujets de palabres ne manquent pas, surtout en ce moment où la politique internationale laisse un peu à désirer. Certains humoristes n'hésitent pas à avancer que le monde est gouverné par une bande de tristes comiques endimanchés ou "djéllabés"... fantaisistes dont les initiatives entrainent de malheureuses lourdes conséquences...😏
Les amoureux de la 2Cv provenant de clubs différents, voilà une bonne occasion de faire connaissance autour du café bien apprécié. Cet instant permet également de retrouver quelques anciennes fréquentations, tels Yvan et sa vahiné Caroline, qui, depuis quelques temps, avaient délaissé un peu le monde des bicylindres.
A l'heure qui lui parait appropriée, Olivier regroupe ses ouailles afin de leur donner quelques consignes élémentaires de voyage. Il préconise, en particulier, un parcours en tiroir, parcours au cours duquel les voitures changent de position, à chaque carrefour signalé par Jean-Pierre. Ainsi, dans le cortège, le troisième véhicule passe deuxième et le deuxième passe avant dernier, les places de tête et de queue restant toujours inchangées: système épineux à expliquer mais commode à appliquer. Outre son aspect pratique, ce mode de conduite se révèle très agréable.
Au top, les bolides démarrent et quittent Beaumont prudemment, en empruntant l'avenue du Languedoc, laquelle mène vers la clinique de réadaptation et, rapidement, chacun de découvrir la majestueuse campagne Tarn et Garonnaise où le vert des champs est souvent rehaussé par les aires jaunes de culture de colza. Un régal pour les yeux, qui, au travers de ces deux couleurs , distinguent parfaitement les monts et vallées.

Tel un ophidien sympathique, le convoi multicolore composé d'une vingtaine de petites Citroën(s) se faufile sur les départementales empruntées en s'étirant sur quelques lieues. Il semblerait que ces routes aient été spécialement conçues pour les 2CV, tant la circulation y est rare. Assurément inconnues des applications de navigation, il n'est pas certain qu'elles soient détectées par les satellites les plus sophistiqués, d'où une certaine tranquillité.
Les hectomètres parcourus se muent en kilomètres qui mènent, dans un premier temps, aux abords du lac de Garies, lac artificiel de quarante trois hectares situé au sud du Tarn et Garonne et en limite nord de la Haute Garonne. Adaptée à la pêche et profonde d'environ six mètres, cette pièce d'eau contient notamment des brochets, sandres, perches.. Cette chasse aux poissons se fait généralement en float-tubes, genre de fauteuil flottant. Les 2Cv et autres "bolides" sont garés de façon débonnaire et les cancans reprennent tandis que sur le lac, deux embarcations, des amoureux de la nature, tâtent le goujon.
Cet arrêt permet à notre ami Daniel de mettre un point final à un gros problème d'étanchéité. Ainsi, sous l’œil pantois d'une gracieuse biche aux aguets, il opère une opération de vidange, dans un seau, afin de ne pas polluer l'herbe tendre. La taille du récipient laisse à penser que le besoin était urgent...
A l'issue de cette pause réparatrice, les bicylindres reprennent la route pour quelques minutes, avant d'arriver à Bouillac, village situé à une dizaine de kilomètres de Verdun sur Garonne. C'est ici qu'est prévu le déjeuner pique-nique.
Jean Pierre et Olivier ont précédemment pris contact avec les hautes autorités locales afin que ce repas pantagruélique ait lieu à l'ombre, sous la halle. Alors, chacun déballe sa glacière d'où surgissent des spécialités amoureusement préparées. et chacun de se diriger spontanément vers l'apéritif servi de main de maître par les hôtes.
Au cours de cet instant de plaisir, godets en main, les deuchistes, en ce lundi de Pâques, peuvent constater, sous l’œil sarcastique d'un pigeon, le retour des cloches montées sur drone. Elles se sont absentées momentanément pour rendre visite à Monsieur Robert Francis Prévost, alias Léon XIV.
L'apéritif qui a pour objectifs de faciliter les sécrétions de l'appareil digestif et de stimuler l'appétit ne s'éternise pas trop. Les deuchistes adoptent alors la position assise et font honneur à la becquetance. Soudain, le bruit d'ambiance se calme... un peu! et les maxillaires entrent en action. Le "Weegee" de la journée s'accorde alors quelques minutes pour "nikoniser" les plus belles plantes de la journée!
Outre l'aération des 2cv et dérivés, le but de la journée consistait avant tout à la dégustation de l'omelette pascale, tradition française, dont les origines remontent à Guillaume d'Aquitaine, en l'an 800. Pour l'heure, Lili, le cordon bleu de la bande, a amené tout le matériel nécessaire à la confection de ce plat. Et, pendant que certains brassent de l'air, d'autres brassent les œufs, les surveillent, les flambent pour le plus grand plaisir des gourmands, toujours prêts à recommencer l'expérience lors de sorties futures.
Lorsqu'ils ont la panse pleine, certains individus éprouvent le besoin de faire un peu de sport afin de faciliter la digestion tout en modelant leurs abdominaux.... Ils optent alors pour une partie de pétanque, sorte de lancer de poids où les boules sont plus légères et "catapultées" à petite distance. Bref, un sport violent!😂😂😂
Alors que les joueurs s'attachent à envoyer leur projectile au plus près du cochonnet, le photographe s'attache à "choper" les boules en l'air... moments épuisants pour toute la clique!
Malheureusement, les bons moments sont toujours éphémères.
A l'issue de cette récréation, Jean Pierre donne le signal du départ pour le parcours de l'après-midi. Les 2cv, maintenant refroidies, se remettent à vrombir et quittent lentement le parking de la place municipale de Bouillac. Notons au passage que très peu de bouillacois et coises sont venus admirer les bolides au cours de cette pause méridienne.
Comme toujours la campagne dévoile ses charmes colorés au cours de ce trajet moins vallonné que le matin. Certains prétendent avoir vu des éléphants près du bitume. A coup sûr, ils ont été l'objet d’hallucinations peut-être provoquées par les sulfites contenus dans les liquides absorbés au cours du déjeuner...

Au bout d'environ une petite heure de route le convoi est obligé de s'arrêter. Là, ce n'est pas un phantasme: il s'agit d'attendre Nounours dont la Traction pique un caprice. Par bonheur les copains sont toujours présents et la voiture sera rapatriée dans la soirée.
En une telle circonstance, un peuhl de la région de Koulikoro aurait prétendu que la voiture est empannée...
Ce serait mal connaitre Jean Pierre que de penser qu'il aurait pu imaginer une balade sans chemin de terre. Chose pas promise, mais chose due! Aussi, à deux reprises, les 135 entrent en forêt et découvrent un agréable boulevard ombragé, peu caillouteux et bien sec. Hormis les quelques brins de poussière qu'elles encaisseront, les "chignoles" s'en tireront à bon compte et les conducteurs seront ravis d'avoir fait du "tout terrain".
Vers 17 heures, les véhicules rejoignent Beaumont. Seuls les locaux se seront aperçus que la promenade a consisté à tourner autour de la ville à plus ou moins vingt kilomètres, ce qui prouve que le bonheur est toujours dans le pré... voisin.
Les larges sourires qui éclairent les visages des participants, à la descente de voiture, témoignent de leur satisfaction d'avoir participé à une telle journée, laquelle n'est due qu'au dévouement et à la sympathie de Jean-Pierre, Lili et Olivier. Qu'ils soient ici mille fois remerciés. Le chemin du paradis leur est ouvert.... le plus tard possible!!!!!
Rédaction J & T
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AUX ALENTOURS D'AGEN (29/03/2026)
Il l'avait promis de longue date: comme toujours, il a tenu son engagement.
Effectivement à l'issue de la découverte du canal latéral à la Garonne en septembre 2024, sortie dont les participants ont encore en mémoire un fabuleux steak haché carbonisé et un pique-nique sous parapluie, le sieur François d'Agen, organisateur de la dite balade avait promis d'ordonnancer une autre promenade autour d'Agen, ville renommée pour ses pruneaux et son nouveau maire, alias le Bruno d'Agen.
Le rendez-vous des "deuchistes" est donc prévu, en ce dernier dimanche de mars, sur l'aire de stationnement du Leclerc de Bon Encontre, commune située sur le territoire de contractualisation agenais. Pour la circonstance, François avait parlementé avec la très belle Évelyne Dhéliat afin qu'elle assure un ciel bleu, ce qui d'ailleurs fut fait, sur l'ensemble de la journée. Par contre, la charmante dame, sur son ordinateur suranné de météorologie, a omis de cocher la case "absence de vent". Cet oubli se traduit par la permanence de petits souffles semblant provenir du fin fond de la Bretagne, lesquels momifient les gascons, peu habitués à une température légèrement positive. Aussi, est-ce, transis, gelés, frigorifiés, presque engourdis que les 32 deuchistes donnent l'impression, pour faire plaisir à l'intendant, d'apprécier son café préparé pourtant dans un souci de dévouement incommensurable.
A 9h45, au signal donné, les conversations cessent subitement et chacun de retrouver avec plaisir le confort et la chaleur relative de sa monture!
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En suivant attentivement la verte de François, les "bolides" traversent le quartier de Saint Ferréol et s'enfoncent dans la magnifique campagne agenaise. En découvrant, tout au long du parcours, de splendides havres de paix rénovés, souvent en pierre, après seulement quelques kilomètres, le convoi parvient sur le territoire de la commune de Castelculier sur lequel est sise la brasserie artisanale Houb's.
2CV garées, à l'invitation d'un personnel de la propriété, les deuchistes prennent possession des lieux pour leur plus grand plaisir d'autant que le coup d’œil sur le site n'appelle pas à la révolte.
Face à la demeure des propriétaires se situent un grand hangar dans lequel est installée la brasserie proprement dite et un autre réservé aux animaux, des chevaux de courtoisie en l’occurrence. L'ensemble est cerné de terres agricoles avec, en particulier, deux champs de houblon, qui, en cette saison ressemblent étrangement à des plantations de poteaux télégraphiques en bois.
En homme habitué à recevoir des "villégiateurs", le commercial de la maison regroupe l'auditoire, lui souhaite la bienvenue en terres lot et garonnaises, et entame une présentation délicate du domaine. Le verbe facile, accueillant, sympathique, l'ambassadeur ne manque pas d'humour, facteur suffisant permettant de s’accommoder du froid toujours persistant.
Le discours est relativement bref. Le groupe, divisé en deux, se propulse lentement vers des ateliers différents.
Les premiers s'acheminent vers la houblonnière la plus proche du domaine et écoutent attentivement les explications données quant à cette plante mystérieuse: elle est dite dicotylédone grimpante. Malgré les commentaires éclairés, l'auditoire doit faire preuve de beaucoup d'imagination pour concevoir le houblon prêt à être cueilli. C'est la raison pour laquelle certains envisagent déjà de revenir au moment de la récolte (fin juillet - première quinzaine d'août).
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Pour les dames, il parait important de savoir que les phytoœstrogènes contenus dans le houblon en font un ingrédient recommandé pour soulager les effets causés par la ménopause ou les menstrues. Alors, chères amies, n'hésitez pas à picoler de la bière!
La séance de sciences naturelles terminée, le groupe se dirige vers la brasserie proprement dite où un "chimiste" l'attend. Son topo vise à expliquer "la mise en bière" du houblon...
Le lieu est sobre, propre et doté, semble-t-il, de matériels performants et par conséquent onéreux!
Ce scientifique semble avoir des origines italiennes tant il se sert de ses membres pour accompagner ses commentaires. Pour lui, chaque exposé doit correspondre à une séance de gymnastique, pour la partie supérieure du corps. Quant aux guiboles, il confie leur affinement au vélo... électrique.
Trêve de plaisanterie, l'homme est brillant et fort intéressant. Du haut de sa cathère, ce zythologue fait montre de ses nombreuses connaissances au sujet des moyens de production, des méthodes de brassage, des ingrédients qui "façonnent" les différents types de bière. Visiblement, c'est un passionné!!!
A choisir, le deuchiste préfère toujours le "bar atteint" au "baratin". Aussi, la tête pleine, il attend avec impatience l'heure de la dégustation... Là, les connaisseurs, d'un œil averti, comparent la Houb's à la Heineken et la limonade, ici préparée, à la Solériade de chez Carrefour... Cet examen attentif permet, à une heure inhabituelle, de se rincer les amygdales afin qu'elles soient limpides pour mieux apprécier l'apéritif à venir et de faire un premier choix avant de pénétrer dans la boutique bien achalandée.
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Alors que les derniers achats se terminent, les touristes du jour se dispersent quelque peu, toujours les mains dans les poches afin qu'elles ne gèlent pas... (les mains).
Antoine Blondin, charmant écrivain français du XXème siècle , qualifie l'apéritif de "verres de contact". Ce n'est pas au sein du club qu'un jour, il sera contrarié... Effectivement, le rapprochement se fait entre tous les membres présents, dès qu' Olivier érige la table "apéritivale"sur laquelle il dispose, toujours délicatement, quelques ingrédients liquides, propres à réchauffer l'atmosphère.
Ici, subitement, les mains se libèrent Afin de mieux appréhender son verre Pour, qu'en fin de compte, Aucune goutte ne tombe!
Apéritifs visités, chacun de pendre place autour des tables dinatoires, "déjeunatoires" pour l'heure. Les mandibules entrent en fonction alors qu'un phénomène bipède propose à ses acolytes des tranches de copa "made in corse", probablement fabriquées en Iran et vendues à l'hyper centre commercial de Saint-Georges, dans le Gers. Quoi qu'il en soit, que ce cher collègue ne perde pas une bonne habitude!
Ce déjeuner "pique-niquestre" ne déroge pas aux règles habituelles. Il démontre, une fois de plus, que le 32 deuchiste ne mourra jamais de faim, tant les échanges de plats amoureusement préparés sont nombreux. Les mamans vont parfois jusqu'à se donner la recette du pâté de campagne de chez Lidl ou du saucisson halal de chez Carrefour Market... Elles se posent même parfois la question de savoir où positionner la gousse d'ail dans le poule rôti... Bref, un déjeuner toujours agréable au cours duquel quelques plaisanteries fusent, tel ce clitoris inquiet, effrayé, effarouché... face à ce "sperme à taux zoïde" impétueux... Ici, les histoires de Toto n'ont pas cours!
Ce repas n'aurait pas été complet sans les fameux choux à Nicole. Toujours appréciés, ils signifient tout de même la fin du repas, étape préparatoire au "débarrassage" des tables aimablement prêtées et à la mise en ordre du site . François consulte sa montre car il ne convient pas de perturber l'emploi du temps murement réfléchi!
Bien que différente, la deuxième partie de la journée n'en est pas moins intéressante. Elle consiste à faire une très grande virée autour d'Agen, en empruntant des chemins propres aux 2Cv, lesquels chemins permettent de découvrir de splendides paysages où, délicatement, la nature se réveille et de charmants villages à l'architecture typiquement locale.
Après avoir roulé sur la route des crêtes à partir de laquelle le voyageur a parfois une vue sur les cheminées de Golfech un arrêt s'impose à Moirax pour contempler la splendeur du Prieuré et constater, au passage, que les moines, bien que se nourrissant de repas frugaux, avaient cependant une vie paisible au cours de laquelle, pendant les temps de "travail", ils avaient deux pauses, le matin et l'après-midi.
Leur emploi du temps permet de constater qu'aucun moment n'était consacré à la douche...
A l'issue de cette pause monastique, François promène un peu plus ses hôtes. Il leur fait traverser Aubiac, Moncaut, Saint Colombe avant de parvenir aux jardins de Mourens, lieu qui, lorsque les bénévoles l'entretenaient, relevait presque du paradis. D'ailleurs, les vestiges laissent à penser que Saint Bière devait être souvent présent sur ce site majestueux.
A cheval sur les horaires comme d'autres le sont sur des montures, le guide attentionné amène maintenant ses ouailles à Laplume, non sans avoir traversé Montagnac et Auvignon. Sur la place centrale du village les deuchistes, la mine triste, déçus que cette journée soit trop courte se séparent, déjà dans l'attente de la prochaine sortie.
Les messages que recevra François dans la soirée témoignent tous de la satisfaction des citroënistes. Comme les fois précédentes, François a été méticuleux dans la préparation de cette balade, attentif au bien-être de chacun en cours de promenade, et soucieux du bon retour au bercail de chacun de ses acolytes.
Bravo Francois! Le club peut être fier de te compter parmi ses rangs!
A quand la prochaine virée gruétesque ????????????
Rédaction J & T
LE PERMIS DE CONDUIRE (22/02/2026)
Hier, déployant délicatement son mètre quatre vingt neuf, Mathieu entre au 32 Deuche Club, ne dissimulant à personne sa majorité récemment acquise. Il affirme désirer vouloir découvrir le monde adulte au travers de l'automobile en général et de la 2CV en particulier. Papi et Mamie sont encore bienveillants à son égard, fiers de promener un grand petit fils poli et très respectueux des "anciens".
Aujourd'hui, à presque 30 ans, il a pris du galon au sein de l'association. Élu au conseil d'administration, il fait montre de compétences certaines en tant que "webmaster" et n'hésite pas à mettre la main à la pâte lors de l'organisation de sorties, se chargeant même parfois seul, de mettre sur pied une activité.. C'est particulièrement le cas en ce dimanche où il a souhaité trainer ses congénères deuchistes du côté de Mansempuy. (peut-être avec l'intention de leur tendre un guet-apens).
Comme d'habitude, le rendez-vous des bicylindres est fixé à Saint-Clar où s'échangent les premiers ragots de la journée avant que le "peuple" ne se rassemble autour du café co-présidentiel, toujours apprécié. Adepte de la perfection, Mathieu a même pensé à proposer des viennoiseries à la dimension surprenante.
Un coffre laissé négligemment ouvert permet aux membres présents de se persuader qu'il ne connaîtront pas un coup de lyophilisation, sur le coup de midi. Quelle chance!!!
Alors que l'assistance se délecte du "petit noir" proposé, un incident survient, sans cependant troubler la sérénité des deuchistes. En effet, alors que le "David Hamilton" du jour opère, une élégante souriante, tel un tupapa'u traversant la route un vendredi soir, se positionne devant l'objectif, mettant ainsi fin à tout espoir du cliché du siècle... Merci Joëlle, en guise de dessert, tu auras droit à une boite de sardines avariées... Cette anicroche prête cependant plus à sourire qu'à maugréer!
A l'heure convenue, c'est à dire à l'heure prévue à laquelle il convient d'ajouter le quart d'heure gascon (con), le vingt six bicylindres suivent la 2CV de Mathieu qu'il a affublée d'un étrange montage sur le coffre. Serait-ce de la déformation professionnelle?
Un ciel parfaitement bleu, des rayons de soleil ardents, une température clémente auraient pu donner au circuit emprunté une touche printanière. Malheureusement, les touristes du jour constatent les méfaits des pluies diluviennes ayant sévi sur le département au cours des trois semaines précédentes. Les champs sont gorgés. Désireux de faire un jeu de mots laid, un rigolo de kermesse prétend même que les récoltes futures tombent à l'eau.
Après avoir traversé Brugnens, Goutz, Sérempuy, le cortège coloré de petites Citroën parvient à Mensampuy et les deuchistes, à la descente des carrosses, se félicitent de la vue splendide dont il ont pu bénéficier, en cours de route, sur la chaine pyrénéenne enneigée.
Si Mansempuy est connu pour le clocher mur de son église consacrée "église Saint-Martin", le village, quant à lui, abrite une sommité en la personne de Monsieur Pascal Thomas, qui, pour ses rillettes de canard, a reçu la médaille d'or au salon de l'agriculture 2025. Quant à Saint-Marin, c'est le saint patron du service du commissariat des armées, service pourvoyeur des militaires considérés en tant qu'êtres humains.
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Après que les voitures aient été garées près de la salle des fêtes du village, Mathieu dévoile le secret tant attendu, le secret de Polichinelle qui invite les deuchistes à repasser la partie théorique du permis de conduire. A cette effet, les techniciens mettent en place le matériel audiovisuel et les candidats, un tantinet penauds, prennent place pour une projection haute en couleurs!
La frousse d'être recalé à cet examen apparait sur les visages qui perdent toute consistance, toute énergie... Pourtant Mathieu ne manque pas de pédagogie. A voir leur mine triste, il s'inquiète de la santé de ses ouailles. Aussi, patiemment, il explique le déroulé de l'épreuve et petit à petit, il enchaines les diapositives, à un rythme de sénateur. Mais, il est vrai que si certaines réponses relèvent de l'évidence, d'autres demandent énormément d'attention....
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La séance s'avère très instructive et les questions fusent pour le plus grand plaisir de Mathieu qui ne manque pas d'y répondre avec enthousiasme.
Il est treize heures passées lorsque les portes de la salle obscure s'ouvrent. La session est terminée pour aujourd'hui. Elle a duré environ deux heures, deux heures durant lesquelles le maire de la commune, arrivé en retard, patientait à l'extérieur: il voulait rendre visite aux deuchistes et leur souhaiter la bienvenue dans sa "paroisse". Un peu las de "poireauter", il a pris les bicylindres en photo et s'est éclipsé... car attendu, un peu plus loin pour partager un balthazar!!!
Phénomène particulier, dès le lâcher des bizuths, certains se pressent, qui face à une haie accueillante , qui entre deux voitures: ils éprouvent un besoin urgent d'écoper la poche membraneuse dans laquelle s'accumule l'urine, cavité plus communément baptisée vessie...
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Le coffre de la 2CV négligemment ouvert ce matin, à Saint-Clar, s'ouvre de nouveau, inopinément. Par bonheur, les bouteilles de "purgatif" ne sont pas cassées. Céline et Olivier peuvent alors dresser la table à apéritifs, vers laquelle tout le monde se propulse lentement, en ayant en mémoire la célèbre phrase du sieur François Rabelais: "si l'appétit vient en mangeant, la soif s'en va en buvant".
Les conditions météorologiques sont telles qu'elles incitent à se désaltérer à l'extérieur, attitude adoptée au repas où les convives, heureux, font honneur aux plats préparés par les "charmantes" épouses. Par ailleurs, l'astre du jour ayant sorti ses plus beaux atouts, exalte l’ambiance habituelle du club où les plaisanteries et le sourire sont de rigueur.
Il eut été bizarre que, pour cette journée, Nicole ne cuisine pas quelques choux dont elle a le secret, mais fait inattendu, à ces gâteries s'ajoutent le magnifique gâteau préparé par la "petite" Clémence, élève pâtissière à Toulouse, et celui de Jacques, son tonton, son parrain, citoyen de Mansempuy. Bonjour le diabète!!!!
A l'issue de cette ripaille, repus, les deuchistes chargent les glacières dans les voitures, débarrassent les tables, passent un coup de balai de manière à laisser les lieux propres. C'est une des fiertés du club!!!
La journée n'est pas terminée: Mathieu mène alors les deuchistes vers Fleurance afin de visiter une collection privée de vieilles voitures et de tracteurs. Le premier arrêt a lieu dans une ferme dont la maison d'habitation, de pur style landais, ne manque pas de charme. Elle est bordée sur son côté ouest de hangars métalliques, lesquels renferment des trésors. Le premier, servant d'atelier, contient des véhicules en cours de rénovation, celle-ci ne débutant qu'à l'issue d'un démontage complet des dits véhicules.
Ce local parait un peu fouillis. En fait, à constater la manière dont sont rangés les outils, ce n'est qu'une apparence. Tels des factionnaires de sa majesté à l'entrée de l’Élysée, les clés sont parfaitement alignées, au garde à vous, ne laissant place à aucune erreur quant au choix de celle qui convient.
Les autres entrepôts abritent nombre de voitures de toutes marques. Elles ne peuvent que faire rêver!
Quant aux extérieurs, le manouche de passage serait prêt à y faire de la récupération. Que nenni! Car, sous une façade de tas de ferraille, les petits bouts de fer sont répertoriés selon la conception du propriétaire des lieux, lequel n'a pas de temps à perdre dans la recherche d'un élément ferrugineux.
Après une heure de visite, les 2 CV changent d'adresse. Cette fois-ci Mathieu entraine ses "moutons" du côté de Tournecoupe, chez un membre de la même famille de collectionneurs.
Autour d'une grande ferme se cachent encore quelques hangars. Les téxels, les mérinos, et autres awassis de la bande se retrouvent dans le monde des tracteurs, des tracteurs et encore des tracteurs, accompagnés de seulement quelques voitures. Un orgasme visuel!
Le visiteurs peut aussi contempler à loisir une belle collection de plaques émaillées de grande valeur ainsi qu'une plaque de rue du Maréchal Fayolle dont le nom a été donné à une caserne d'Angoulême après avoir été baptisée quartier de Lardaillé.
Vers dix huit heures, après avoir admiré nombre de merveilles, le deuchiste aspire à retrouver ses pénates. Il regrette toutefois que Jacques et son épouse n'aient pas pu effectuer cette dernière partie de visite, pour cause de panne sur la route, panne compliquée, parait-il. Peut-être était-ce une panne de radiateur??? Mais, par bonheur, partant du principe que personne ne reste au bord de la route au 32 Deuche Club, Saint Eloi est passé par là en la personne de Daniel, "l'organisateur", accompagné de quelques complices....
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Conclusion? Cette journée fut agréable pour tout le monde grâce à un Mathieu dévoué, qui mérite moult remerciements. Certains iront même jusqu'à dire que cette journée fut le pied!
Rédaction J & T
LA RONDE DES CRECHES (11 janvier 2026)
S'il advenait que quelqu'un se pose la question de savoir où et quand sont nés Adam et Eve, la réponse ne pourrait être qu'approximative, voire très floue.. A contrario, concernant Jésus, si l'on peut supposer qu'il a vu le jour le soir du 25 décembre de l'an 1, du côté de Bethléem ou Nazareth (les écrits se contredisent), il est une certitude: il est né dans une crèche. Et c'est là que se produisit le premier miracle avéré, à savoir que sa mère était vierge. Grâce ou à cause du Saint-esprit, la pauvre jeune maman ne connut jamais les voluptés de la procréation suivies, à court terme, du bonheur de la maternité... Quant à Joseph, le papa...
Afin de fêter l'anniversaire de la nativité, le monde chrétien édifie chaque année une crèche, dont l'architecture ne relève pas forcément de la mangeoire originelle. La pratique est devenue si coutumière que les crèches sont devenues monnaie courante sur tous les continents. et de découvrir, en fonction de sa position géographique, un Jésus blanc, noir, ou jaune... voire métissé, plus ou moins coloré...
Dans le Gers, le mardi 29 novembre 1994, au sortir de sa sieste quotidienne, Madame Véronique Germain, gimbrégeoise connue et reconnue en Lomagne, a une idée brillante: elle imagine qu'une crèche soit érigée dans chaque artère de son village. Proposition est faite aux autorités locales et à la population; dès le 15 décembre bœufs et ânes prennent position près des mangeoires empaillées destinées à accueillir le futur nouveau né.
Cet acte connait un succès tel que, deux ans plus tard, le syndicat d'initiative du canton de Miradoux fédère les huit communes qui le composent pour construire une crèche selon un thème déterminé annuellement.
En ce dimanche, le 32 Deuche Club se propose donc de découvrir la trentième édition de la ronde des crèches, résultat de l'investissement d'environ deux cents bénévoles autour du thème de la musique. Comme d'habitude le rendez-vous est fixé à 9h30, à la halle de Saint-Clar, encore parée de quelques décorations de Noël. Malgré un brouillard matinal persistant, accompagné d'une température incitant à bien se vêtir, il est aisé de constater la présence de nouvelles têtes bienvenues au club. Alors qu'Olivier propose un café revigorant, vingt deux voitures, dont une bleue rutilante, cernent petit à petit la mairie.
A une heure bien précise dont lui seul a le secret, Olivier, toujours lui, donne quelques consignes relatives au déroulement de la journée et, rapidement, les 2 CV et autres dérivés se mettent à ronronner et à lever l'ancre pour le plus grand plaisir des clients de la boulangerie voisine, à la recherche d'une place de stationnement.
Pour ce "long" déplacement, la logique aurait voulu que les crèches soient découvertes dans un ordre conforme à celui préconisé par les différents syndicats d'initiative de France, de Navarre et de Lomagne: les hautes autorités du club en ont décidé autrement. Il suffit alors de suivre le SUV présidentiel pour découvrir tout d'abord la crèche de Lachapelle, située à quelques encablures de Saint-Clar. Le thème choisi pour celle-ci relève de la musique classique, chère à Renaud et Gautier Capuçon, habitués des concerts les plus prestigieux. Résultat d'un travail méticuleux, cette crèche se situe non loin de la magnifique église, ancienne chapelle castrale, trop petite pour recevoir une telle scène.
L'homme averti aura constaté au passage que la frontière gersoise a été franchie puisque ce village se situe en Tarn et Garonne et par conséquent, s'est rajouté à la ronde des crèches pour suppléer les communes défaillantes.
La crèche suivante se situe toujours en Tarn et Garonne, plus précisément au début de la rue de l'église, sur la place principale de Mansonville. Elle a pour sujet la musique militaire, avec en fond harmonieux, la Marseillaise. Toutes les armées y sont représentées dans un ordre irréprochable, le souci du détail laissant même apparaitre les pucelles sur les uniformes parfaitement repassés.
Cependant les réalisateurs de ce tableau auraient pu positionner à côté de la Marine nationale une maquette de frégate, de corvette, voire de porte-avions... Cette attention aurait assurément fait plaisir à ceux qui ont "fait leur sapin" dans la "Royale". Quoi qu'il en soit, la crèche est magnifique!
Le cortège des 2 Cv conduit ensuite les "pélerins", à Saint-Antoine, dont le véritable nom est Saint-Antoine de Pont d'Arratz. Les visiteurs sont alors plongés dans le monde du "Rap", mouvement musical de forme "contestataire". C'est à la base un moyen d'expression pour revendiquer les injustices de la société, avec une diction très rythmée et un usage intensif de la rime (parfois pauvre).
Compte tenu de la configuration du village, la crèche est installée plus près de la nécropole que de l'église...
Chez un deuchiste, à midi, il est grand temps de glisser les pieds sous la table. Aussi lorsque le clocher "tintinnabule", chacun de doubler le pas pour rejoindre son carrosse, lequel le mène à Plieux où le déjeuner "pique-niquestre" est prévu bien au chaud, dans la salle des fêtes gentiment prêtée aux deux indigènes du village. Cependant, avant de dégoupiller les sacs à provisions, la visite de la crèche s'impose.
Chemin faisant, les deuchistes constatent que les peyrecavais n'ont pas consenti cette année à ériger la maison du petit Jésus. Ils est vrai que l'année des Schtroumps, leur crèche fut vandalisée...
La crèche plieusaine reconstitue une scène de reggae, courant musical dont le sieur Bob Marley et ses dreadlocks fut le protagoniste par excellence. Le décor, savamment travaillé, amène le spectateur du côté de Kingstone, capitale jamaïcaine tentaculaire où se heurtent le passé colonial et les influences africaines, caribéennes, anglaises et américaines.
Les estomacs sont si demandeurs de victuailles que la visite de la crèche ne s'éternise pas. Aussi, c'est avec un plaisir non dissimulé que tout le monde intègre la salle des fêtes ordonnancée et bien chauffée, certainement grâce à François et Serge. Qu'ils soient ici remerciés!
Alors que certains commencent déjà à ouvrir les glacières, d'autres commentent les visites matinales autour d'un apéritif convivial dressé, comme de coutume, par Olivier.
Après un petit verre, les gosiers odoriférants rejoignent la table sans tarder et chacun de mettre en mouvement ses mandibules sans perturber l'ambiance "bon enfant".
Le pique-nique à Plieux reste toujours un moment festif, terminé généralement par la galette des rois accompagnée de quelques bulles. Cependant, cette année, le mousseux est absent. Est-ce que l'avoir financier du club est en berne??? La réponse sera donnée prochainement lors de l'assemblée générale du club.
A l'issue des agapes, chacun range ses couverts et rejoint le convoi "citroennesque" qui se dirige maintenant vers Castet-Arrouy où les bénévoles locaux ont imaginé une scénographie autour de l'histoire de la country. Dès l'entrée, les visiteurs franchissent la porte ornée du nom de la ville et de cornes de vaches. De la country pop à la country funk, la crèche célèbre cette forme de musique dans toute sa richesse.
Dans cet environnement, il suffit parfois de posséder un couvre-chef de cowboy pour tenter de s'intégrer à ce décor si réussi...
Notons que dans ce village la place de la crèche et du marché de Noël est décorée de guitares. Un organisateur explique que ces instruments, légèrement endommagés, donc invendables, ont été offerts par un généreux commerçant. Quelle bonne idée!
En se dirigeant vers la crèche de Miradoux, le spectateur est tout de suite informé du style de musique auquel il sera confronté: le rock, le rock et encore le rock! La France est parfaitement représentée au travers du festival du Hellfest.
Ici, à côté de la crèche, se tient un genre de marché de Noël où une artiste particulièrement douée s'exprime au travers de livres qu'elle sculpte pour en faire ressortir des personnages. Si la dame ne doit manquer de patience, elle doit posséder des outils bien acérés!
Écouter les Beatles ou Elvis reste toujours un moment agréable. Cependant la ronde n'est pas terminée: il convient maintenant de rejoindre Flamarens où le château privé est en perpétuelle évolution grâce à des donateurs qui, au nom de la défense du patrimoine, réduisent peut-être leur train de vie au profit de châtelains certainement nantis...
Ces considérations ne permettent cependant pas d'ignorer le travail qui a été fait pour mettre en valeur le monde relativement fermé du jazz. Un fois encore, félicitations aux bénévoles!
Le brouillard matinal a disparu laissant place à des rayons de soleil bienvenus. Dans le hall de l'église à partir duquel s'offre à la vue un magnifique paysage gersois, quelques deuchistes en profitent pour parfaire leur bronzage relatif... avant de rejoindre Gimbrède, terminus de cette longue balade.
Le nom de Gimbrède vient d'un arbuste qui peuplait jadis les terres: le genévrier.
Ici, la crèche prend des allures de boîte de nuit des années disco. Au cœur d’une grande discothèque reconstituée, des icônes prennent vie : Abba et les Bee Gees se produisent sur différents podiums, tandis que John Travolta et une Sheila encore non ridée enflamment la piste de danse aux côtés des danseurs de Santa Esmeralda.
Bien qu'ayant apprécié la présentation faite, mais compte tenu de l'heure et de la température qui se rafraichit, les touristes du jour ne prennent pas racine.
De retour aux voitures, un petit groupe de trois deuchistes rencontre un nonagénaire bien raviné, lequel semble avoir envie de causer. Sans qu'aucune question ne lui soit posée, il avance que, jadis, Henri IV en venant de son Béarn natal dans le but de rejoindre Astaffort par la nationale 21, s'arrêtait fréquemment à Gimbrède où une maîtresse qui vivait aux abords de la rue des tavernes, possédait un certain savoir-faire... Face au scepticisme de son auditoire, le vieillard insiste en avançant que la dame maîtrisait nombre de spécialités... dont en particulier la garbure... et l'assemblée de s’esclaffer, ce qui perturbe le vieux monsieur. Aussi, afin que ses propos soient pris en considération, d'un portefeuille vintage tout craquelé, il extrait une photographie représentant effectivement Henri IV dans une rue du village. La preuve semble évidente tant le cliché sent le confit de canard et les haricots tarbais...
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Alors que le parking s'est vidé, chacun rejoignant sa maison, sur un brin de rigolade les trois deuchistes se séparent, pas mécontents d'avoir rencontré cette personne âgée et satisfaits d'avoir passé une superbe journée. Cependant, à la réflexion, ils en concluent que si les crèches étaient vraiment chouettes, elles ne donnaient pas forcément une impression de profonde chrétienté tant le doux Jésus, Marie, les ânes et les bœufs étaient occultés...
Bref, dans l'attente de la future ronde des crèches, les 32 deuchistes doivent d'abord se préparer pour l'assemblée générale prévue très prochainement.
Rédaction: J & T
CHEZ NICOLE ET JACQUES (26 octobre 2025)
Il est des couples dont la discrétion, la retenue, la sagesse ne constituent pas les qualités premières. Ils possèdent une nette tendance à vouloir s'extérioriser, à vouloir s'imposer... A brève échéance, ils font tant de bruit qu'ils ne sont même plus entendus...
A contrario, d'autres plus délicats, plus pudiques, plus sobres mènent une vie paisible, une vie sereine, qui incite à partager leur enthousiasme pour une histoire ou un objet... Ceux-la ne font pas de tapage, ceux-là ne font pas de chahut: ce sont des sages.
C'est à cette deuxième catégorie qu'appartiennent Jacques et Nicole, membres notables du 32 Deuche club, qui, en ce dimanche 26 octobre, ont convié leurs "congénères" deuchistes à découvrir leur "domaine" et leurs passions.
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Le rendez vous, pour ceux qui ont bien voulu répondre à cette invitation, est fixé de bon matin sur le parking situé au bord de la "plage" de Castéra Verduzan, cité gersoise bien connue pour son centre thermal et son tripot que les "tripoteurs" fréquentent généralement porte monnaie en bandoulière en début de soirée, et souvent bien plat aux premières lueurs du jour. C'est le lot des casinos où, selon Sydney Caroll, on y boit du whisky en jouant, ce qui donne une excuse pour perdre.
Respectant scrupuleusement les consignes auto-imposées, dans un élan de générosité habituel, Olivier propose le traditionnel arabica made in Intermarché... La chaude infusion revigorante semble fort appréciée.
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A l'heure "qui parait bien", un des deux présidents du club prend la décision de lever l'ancre, car il s'agit maintenant de rejoindre les abords de Roques situés à quelques encablures. C'est ici que Nicole et Jacques sont installés, c'est ici qu'ils ont élevé leurs enfants, c'est ici qu'ils reçoivent très souvent..
Un défilé coloré constitué de dix huit 2CV traverse en fanfare la rue principale de Castéra avant de tourner à gauche à la sortie de la ville en empruntant la rue de l'Armagnac laquelle porte bien son nom. En effet, peu de kilomètres après, les premières vignes apparaissent, cernées par une agréable végétation automnale.
Malgré la vitesse relative des bicylindres, le parcours menant au domaine "Touron" , propriété de la famille, est vite effectué et, sourire aux lèvres, les hôtes accueillent leurs invités. Malgré son nom, "Touron" est constitué d'un large espace polygonal au sein duquel siègent deux ou trois grandes maisons d'habitation et un certain nombre de dépendances abritant essentiellement du matériel agricole. (et quelques voitures...) Force est de constater que nous sommes dans une exploitation moderne où le tas de fumier ne côtoie pas le puits ou la Juva 4 rendant l'âme.
Après les bises d'usage aux maîtres des lieux, après avoir stationné les véhicules, avant de partir à la découverte de la ferme, chacun est enchanté de revoir le toujours souriant Bernard que des ennuis de santé avaient quelque peu écarté du club. Bien qu'amaigri, il parait en forme et continue à faire montre d'un sens de l'humour qui ne le quittera jamais.
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Selon son humeur chacun fait un rapide tour d'horizon et chacun de constater rapidement l'appétence de Nicole pour la décoration et l'enjolivement de son jardin. Avec justesse, elle dépose ici et là le subtil détail qui attirera l’œil du flâneur.
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Le temps passé à Touron a pour objectif de visiter les musées de Nicole et Jacques, chacun bénéficiant d'une aire géographique bien différente. Les deuchistes se divisent alors en deux groupes.
L'espace de Nicole amène le curieux à découvrir les tranchées de la guerre de 14/18, sous forme de livres, de documents et d'explications toujours captivantes, car Nicole a le don d'attirer l'attention de son auditoire par le récit fascinant d'anecdotes graves, mais parfois grivoises ou croustillantes, propres à l'histoire de France... Par bonheur, en 1914, Félix Faure et Marguerite Steinheil, surnommée "pompe funèbre" avaient déjà rendu les "armes"...😂
Toutes les pièces que possède Nicole, tels des casques, des bidons, des gamelles, des médailles, des photographies, des diplômes, des pucelles... étayent ses propos.
En fait, à elle seule, Nicole constitue une véritable encyclopédie en constante évolution. Chez elle, les pages ne jaunissent et ne se figent jamais.
A la recherche permanente d'objets ou de nouvelles informations, elle parcourt tous les vide-greniers de la région et maintient des relations commerciales avec quelques brocanteurs professionnels. Ceci lui permet des posséder des pièces exceptionnelles attirant de nombreux envieux dont la probité reste parfois à démontrer...
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" L'alcove" que Jacques s'est réservée pour ses pièces rares, bien que semblant fouillis, a trait plus particulièrement aux vieux outils, non pas du Parkside de chez Lidl, non pas du Facom de chez monsieur Bricolage, non pas du Makita de chez Brico Truc, mais de bons vieux outils cogités par les anciens et baptisés de leur sueur. On y trouve, par exemple, ce genre de vaste entonnoir à plusieurs sorties permettant de trier les graines selon leur poids et c'est là que l'imagination entre en action... En effet si cette machine était adaptable à l'homme, elle permettrait peut être de cribler les idiots et les benêts, voire les imbéciles et les emmanchés... Quant à la machine à faire des cordes, elle serait utilisée pour bien les parquer...😁
Ce temple de l'outillage est tel que Jacques ne connait pas forcément le nom et l'utilité de tous les matériels entreposés. Qu'importe, au hasard d'une rencontre ou d'une lecture, l'information parviendra un jour.
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L'âme de collectionneur de Jacques pointe bien au delà de cette atmosphère surannée. C'est pour cela qu'il emmagasine patiemment des antiquités apparemment anodines mais dignes d'être sauvegardées. Que dire de cette balance de commerce alimentaire, de ce gramophone Emile Berliner, de cette machine à calculer Facit, de cette indémodable Singer manuelle???
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Une rencontre conviviale avec Nicole et Jacques, un fragment de l'histoire de France à se remémorer, les vieux outils à découvrir constituent autant de sujets valant le déplacement à Roques, mais ils ne sont pas les seuls. Reste à s'imprégner de l'ambiance de l'école au travers du musée, encore proposé à la visite aujourd'hui. Bancs d'écoliers, plumes Sergent Major et encriers, cartes géographiques murales, blouses grises, bonnet d'âne, tableau noir, craie salissante... ramènent le curieux à son enfance en jurant après Charlemagne pour avoir inventé l'école mais en louant Jules ferry pour l'avoir laïcisée, rendue gratuite et obligatoire. En matière de scolarité Nicole ne peut rester muette.
A l'issue de ces découvertes matinales, force est de constater que Nicole et Jacques, propriétaires terriens, ne manquent pas de culture!
Ce voyage, dans un monde scolaire où la morale est de mise, ne met pas un point final aux activités de la journée. Dès lors, à l'instant furtif où les deux aiguilles se chevauchent sur le douze de la montre, Olivier invite les deuchistes à partager un instant de vénération envers Bacchus, sous la forme d'un apéritif "amuse-gueulé", offert par le club, comme d'habitude. Mais, dans son souci constant de bien recevoir, Jacques propose autre chose. Sans souhaiter que l'ambiance relève rapidement des bacchanales, il offre le "pernicieux" Pousse Rapière made in Gers, made in Touron. Quel breuvage, que de bonheur!
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Cette mise en condition liquide, malgré les toasts, ne s'avère pas suffisante pour mettre fin aux vociférations des estomacs criant famine. Alors, Nicole et Jacques ouvrent les portes de leur vaste véranda où une longue table invite les "bâfreurs" à déposer le contenu de leurs garde-mangers réfrigérés. Et, c'est ainsi que, subitement, le poulet rôti croise le rôti de porc, que la salade gasconne se mêle à la "pas gasconne" que le saucisson halal sympathise avec le jambon kasher... et ce, pour le plus grand bonheur des affamés...
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La bonne "bouffe" et l’ambiance "bon enfant" n'incitent pas les deuchistes à s'éjecter de leur chaise d'autant que Nicole, "comme par surprise", offre les remarquables choux dont elle a le secret et Jacques un délicieux pétillant sorti de sa cave secrète. Tous les ingrédients sont réunis afin que ce pique-nique reste dans les annales du club!
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Tous les gestes, toutes les attentions de Nicole et Jacques témoignent de leur savoir-vivre et de leur savoir-recevoir. Ils peuvent être considérés, à juste titre, comme des modèles de délicatesses et de sociabilité.
Bref, bien après quinze heures, repu, chacun daigne enfin à lever son "popotin". Les gens s'éparpillent: les uns du côté de l'espace "histoire", les autres s'attachant à découvrir un peu plus cette "hacienda" gersoise où les adolescents découvrent la fameuse locomodeuche qui, en des temps "immémoriaux" faisait la joie des participants aux Gasco-Deuche saint-claraises.
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Cependant, les bons moments restant éphémères, en ce "début de fin" de journée, chacun aspire à retrouver sa "cassine" ou sa gentilhommière. Aussi ce n'est pas sans regret de se quitter que les hôtes se séparent. Les bicylindres, maintenant refroidis, abandonnent Touron en emportant des citoyens deuchistes ravis d'avoir passé une telle journée grâce au couple formidable que constituent Nicole et Jacques.
La visite de Touron restera gravée dans les mémoires!
Rédaction: J & T
SORTIE EN ARIEGE (5, 6 & 7 septembre 2025)
Vendredi 5 septembre:
Au sein du club, la sortie de septembre connait traditionnellement un franc succès qui, une fois de plus n'est pas démenti. C'est la raison pour laquelle, en ce vendredi 5 septembre, presque aux aurores, 18 équipages se présentent sur la ligne de départ aux abords du lac de l'Isle Jourdain dont les couleurs ondoyantes, à cette heure, sous une douce brume translucide, promettent un ciel limpide et une température agréable. Et, tandis que la végétation se miroite dans l'eau encore fraiche, tandis que certains poissons terminent leur grasse matinée par un étirement des nageoires dorsales, tandis que d'autres la commencent par des préliminaires pré-coïtaux plus ou moins fougueux, les deuchistes palabrent sans trop tenir compte de l'environnement.
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Respectant scrupuleusement le quart d'heure gascon, Lili, une des organisatrices, tel un Valls épeuré devant une meute insouciante d'indépendantistes kanaks, harangue les participants au voyage afin de leur donner quelques consignes, tant sur l'itinéraire à suivre que la sécurité.
Elle indique d'abord la direction de Samatan en empruntant la D 634 puis continue par la D 257, laquelle conduit à Marestan... Les conducteurs paraissent attentifs, les accompagnants plus flegmatiques. Et le cortège pittoresque et polychrome de dix huit 2 chevaux de prendre la route en suivant la belle Acadiane de tonton JP.
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Malgré un train de sénateur, les voitures atteignent rapidement Rieux Volvestre dont le coeur historique compte, à ce jours, sept monuments classés. Mais l'objectif du jour n'étant pas de découvrir les trésors traversés, le chemin continue vers Montesquieu Volvestre réputé pour son "dos de roussin d'Arcadie", et le Mas d'Azil dont il faut se méfier du feu rouge situé en centre ville...
Le Mas d'Azil vaut un arrêt dont les nénettes, en mal de publicité, profitent pour se faire tirer le portrait et mettre leur "book" à jour! Par bonheur, aujourd'hui, la pellicule n'est pas très onéreuse...
Village d’histoire et d’art, étape touristique de l’Ariège, territoire propice aux loisirs culturels et sportifs ainsi qu’à l’installation d’artisans et d’entreprises innovantes, la commune est vivante. Véritable curiosité, la grotte locale est traversée par une route départementale où, compte tenu des aménagements effectués, voitures et piétons peuvent se croiser à loisir. Un plus longue visite s'imposerait!
Après une pause jubilatoire, les "ferrari" reprennent la route (D119) avec un objectif précis. Les vessies et autres organes venant d'être vidés, il convient maintenant de les re-remplir, selon un ordre chronologique précis. Tout d'abord il faut atteindre une aire de pique nique, sise à quelques encablures.
Viennent ensuite la mise en place et la dégustation de l'apéritif "amuse-gueulé" à laquelle pas un compère ne se soustrait, n'en déplaise aux moralistes... Enfin, à la suite du "dégoupillage" des garde-manger réfrigérés, les boites à langoustes se satisfont de bonne chère! C'est aussi le moment où chacun se dit ravi de la présence d'un beau soleil estival!
A l'issue d'un stop dinatoire fort apprécié, à l'issue d'un début d'assoupissement, les "campeurs" occasionnels lèvent l'ancre et prennent la direction de Tarascon sur Ariège, à ne pas confondre avec le Tarascon des Bouches du Rhône, cité aussi légendaire que la première.
D'après certains récits folkloriques, Tarascon sur Ariège aurait été fondée par le créateur de l'école, par l'Empereur à la barbe fleurie, le sieur Charlemagne qui rejoignait le nord après avoir gaillardement combattu les Sarrasins. Soudain, chemin faisant, son cheval (ancêtre de la 2CV) stoppa net. A cet endroit précis, fut découvert une vierge noire: l'empereur décida d'y bâtir une chapelle autour de laquelle fut échafaudée la ville de Tarascon (con).
Mais la ville deTarascon n'est pas réputée uniquement pour cette chapelle (Notre Dame de Sabart). Elle est également renommée pour son "Super U" sis route Quie.
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Il est environ seize heures: une pause s'impose d'autant que les voitures commencent à avoir la pépie. Alors s'en suit l'invasion des pompes à essence, pour le plus grand plaisir du directeur de l'établissement, hilare devant cet afflux soudain de guimbardes. Et, alors que les messieurs régalent les réservoirs, les dames achètent sel et poivre, ingrédients oubliés dans les mets préparés...
En sortant du super-market, à droite, le défilé Citroën empruntant la N 20, se dirige alors vers Ax les Thermes, plus précisément vers le camping "Le Malazeou" qui, dès le premier abord, se présente comme un havre de paix agrémenté du son apaisant de la rivière qui le borde.
Après que les gentils organisateurs ont effectué les formalités administratives d'usage, chacun rejoint son chalet et pose ses valises, conscient que le prochain rendez-vous aura lieu at the Oliver's cabine à 19 heures o'clock , heure intelligente pour partager le verre de l'amitié et les premières impressions de la journée. Entre temps, certains s'octroient une partie de pétanque car, parait-il, ça fait du bien. C'est là que les badauds constatent les réels progrès réalisés par Bibi grâce à ses entrainements hebdomadaires à Duran... Quant à Joëlle, elle semble plus préoccupée par le rasage de près de ses acolytes que par l'adresse à apporter au jet des boules... d'où un score déplorable...
Un ou deux verres de boisson sudorifique avalés, c'est déjà l'heure du dîner au restaurant du camping: excellent repas mais arabica beaucoup trop fort!
Samedi 6 septembre:
Conformément aux consignes données par l'adjudante de compagnie, le rassemblement matinal a lieu à 8h 30 pétantes, devant la barrière du camping. Pour cause de nuit mouvementée par diverses raisons, certains visages dénotent des yeux qui n'ont pas forcément bien sommeillé. Qu'importe! il faut y aller! Le programme de la journée prévoit la visite des Forges de Pyrene.
Pour y parvenir un volatile ferait environ quarante kilomètres, empruntant bien entendu la ligne droite. La solution paraissant trop facile, les GO ont envisagé une route virageuse, sinueuse, tortueuse, serpentine et fort pentue! Les conducteurs ont du mal à passer la quatrième, les chefs de bord se régalent des paysages traversés. C'est là que le touriste comprend que l'ariégeois est un bipède astucieux. En effet, pour mieux s'envoyer en l'air il installe des téléphériques... (rompant un peu la beauté de la nature...)
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A Montgaillard, l'épreuve de conduite terminée, les voitures sagement garées, les deuchistes partent à "l'assaut" de ces fameuses forges afin de découvrir les années 1900 au travers de musées, d'expériences et d'ateliers vivants. Dans un parc de cinq hectares le touriste découvre des bâtiments parfaitement entretenus, bâtiments au sein desquels sont installés divers ateliers où, après un cours didactique, les élèves ont la possibilité de passer aux cas concrets. Si la vannerie ou la présentation des forges ne manquent pas d'intérêts, l’école communale connait un succès tel que les élèves appliqués n'éprouvent pas le besoin de sortir de la classe. Il est vrai que la fantasmagorique maîtresse ne manque pas de charme..
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La participation aux ateliers s'étalant sur presque toute la journée, les deuchistes déjeunent sous les arbres, au bord d'un étang poissonneux, dans l'ambiance propre au club. Les plats cuisinés passent d'une assiette à l'autre, d'une table à l'autre pour le plus grand bien des gourmets et des gourmands.
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Les "cours" reprennent dès quatorze heures sans que chacun n'ait vraiment eu le temps de piquer une petite ronflette. Les esprits restent cependant éveillés lors de la présentation de quelques scènes de la vie courante.... la sage-femme ne semble pas être dotée de beaucoup d'empathie...
Vers 17 heures, les deuchistes, un peu harassés, se retrouvent au pied de leur 135 pour un retour au bercail selon un itinéraire moins "périlleux". Et là, il est fort dommage de constater que ce retour ne se fait pas en groupe. Nombreux sont ceux qui s'en vont individuellement, sans tenir compte des compagnons...
Errare humanum est, perseverare disbolicum...
Deuxième soir au camping, deuxième apéritif, deuxième dîner au restaurant, dernières consignes de l'adjudante pour le lendemain.
Dimanche 7 septembre:
Réveil matinal pour un nettoyage des chalets, revue de casernement passée par la préposée aux logements, rassemblement à l'heure conformément aux ordres reçus et départ à la découverte de la grotte de Beidheilac en passant par Tarascon et Surbat.
Le but étant de ne pas arriver en retard à la grotte, le convoi gersois se présente avec plus d'un quart d'heure d'avance ce qui permet d'appréhender, dans un premier temps, le majestueux porche composant l'entrée de la caverne. Avant même son franchissement, des photos s'imposent!
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Cet avant-nef constitue une invitation à inventorier les trésors du site. Il serait hors de question de trouver ici Kro-nenbourg, mais plutôt Cro-Magnon qui décora le site grâce à des techniques diverses et étonnantes.
De par sa grande taille, la grotte sert d'entrepôt pendant la Seconde Guerre mondiale. Une légende prétend que l'aviation allemande y aurait installé un aérodrome. Cette rumeur est démentie par la réalité historique.
Après plus d'une heure trente de visite, à un température relativement fraiche, les touristes réapparaissent au jour, satisfaits du spectacle. Quelques menues impressions verbales les amènent rapidement à papoter, selon la tradition, verre à la main: il est midi!
La salle à manger est dressée à l'entrée de la grotte. Les deuchistes se réjouissent de ce qu'il ne pleut pas mais ne se seraient pas inquiétés si la météo n'avait pas été sereine: ils n'auraient pas eu à sortir les parapluies!
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A l'heure de reprendre la route vers le Gers, l'éphémérité du week-end se fait sentir. Les participants à cette belle sortie regrettent de devoir se quitter. Ensemble, ils ont partagé la route, les repas, des sites, des instants précieux mais il faut déjà rentrer... La seule satisfaction qu'ils aient c'est d'avoir passé trois jours idylliques, trois jours de bonheur, trois jours de convivialité.
Lors de la séparation des équipages à l'Isle Jourdain, tous se promettent de se retrouver à Cap'Clar 2025, lors du premier week-end d'octobre. En attendant, ils remercient vivement les protagonistes de ce beau voyage. Lili, Martine et les deux Jean Pierre, tels des Ducros, se sont décarcassés afin de mener à bien cette odyssée gravée à jamais dans les mémoires.
Merci mesdames, merci messieurs!
Rédaction: J & T
Un merci particulier à tatie "Amour" pour avoir fourni au narrateur le détail des routes empruntées.
LA GASCO-DEUCHE 2025 (2 & 3 août)
Lorsque, au cours de l'Assemblée Générale, est abordé le sujet sensible de l'élaboration du calendrier prévisionnel des sorties, nul n'omet de pérorer au sujet de la Gasco-Deuche car il s'avère qu'un certain échantillon de la plèbe a une attirance pour la grande Gasco... qui, depuis quelques années, ne semble plus être à l'ordre du jour.
Cet état de fait constaté, les 32 deuchistes se tournent donc, en ce samedi 2 août, vers la mini Gasco-Deuche, qui, par certains côtés, possède aussi un certain charme.
Au rassemblement prévu sur le coup de neuf heures sur le stade de rugby de la cité, se présente une trentaine d'équipages dont les larges sourires témoignent de leur plaisir de se retrouver pour cette manifestation. A peine descendus de leur "limousine", la plupart, "bermudamment" vêtus, les deuchistes entament de longues palabres autour du café saturnal préparé de main de compagnon par Olivier.
A l'issue de ce long moment de retrouvailles, l'heure de chauffe des moteurs approche. C'est alors que l'un des coprésidents sonne le tocsin, et tel l'ecclésiastique chapeauté de service, rassemble ses ouailles autour de lui afin de prêcher la bonne parole.
Tout d'abord il souhaite la bienvenue à chacun, présente le "dérouler" de la journée et rappelle quelques consignes élémentaires de sécurité, à observer tout au long des routes empruntées.
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Ce n'est que sur le coup de 10h30 que les bicylindres languissants commencent à "ronfler", recouvrant ainsi le site d'un son mélodieux, résonance qui s'étire au fur et à mesure du départ du convoi guidé par la blanche Méhari d'Olivier. La dernière voiture disparue, le stade et ses environs retrouvent leur calme campagnard habituel.
La première étape doit mener le convoi chamarré à Fleurance afin d'y découvrir la chocolaterie équitable où une visite est prévue.
Pratiquement, Fleurance ne se situe qu'à quelques encablures de Saint-Clar, mais cette notion de concision du parcours échappe complètement au guide. C'est ainsi que les "guimbardes" sont amenées à emprunter nombre de routes sinueuses à souhait, bordées de plantations de tournesol ou de maïs, pour le plus grand plaisir visuel des "voyageurs" du jour. Une fois de plus, sous un chaud soleil occitanien, le Gers dévoile la richesse, la diversité et la beauté de ses paysages.
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Le long cortège tintamaresque ne passe pas inaperçu dans les rues de Fleurance: certains badauds restant stupéfaits de l'ambiance qui émane de ce "reptile" coloré. Il témoigne de la bonne ambiance permanente du club.
Après que les voitures aient été stationnées, parfaitement alignées, Jean-Pierre, le poilu, se met en quête d'une prise électrique pour recharger sa 2CV très spéciale. La bornée trouvée, il effectue le branchement "had hoc", sélectionne la fonction "charge rapide et pas chère" afin que la batterie de son carrosse retrouve toute sa vitalité.
Les chiens n'étant admis dans l'établissement, deux ou trois bipèdes se portent volontaires afin de garder Rando, Shipy et autres canidés... Le reste de la troupe visite une usine moderne et constate, à son grand étonnement, que le cacao ne vient pas de Cuba... et pour cause!
Évidemment, cette incursion dans la sphère chocolatée se matérialise par l'achat de tablettes qui alimenteront quelques panses sybarites.
Puis, bien après que le clocher ait sonné les douze coups de midi, les 2cv redémarrent et suivent Pascal qui les mène dans un restaurant champêtre, à savoir dans le forêt du Ramier (ou de Bouillas), à Pauilhac, bois niché au milieu de champs de culture, offrant un incomparable havre de paix. Bien entretenue, cette adresse permet de profiter de ses aménagements pour une pause pique-nique en écoutant le mélodieux chant des granivores en recherche d'ombre et de pitance.
Pour la petite histoire, il y a lieu de noter que si en France la forêt ne couvre que 30% de la surface du territoire, seuls 7% du Gers sont boisés.
Afin de respecter religieusement les traditions du club, l'intendant propose l'apéritif accompagné de quelques chips, quelques saucissonnades et autres amuse-bouches... et de constater que nul ne se soustrait à cette règle coutumière.
Bu avec l'ami "modération", de par son effet anxiolytique, l'alcool favorise les relations. Il constitue alors les prémices d'une bonne mangeaille. Là encore, le deuchiste, pour peu qu'il soit gascon, sait faire... lorsque le magret et autres spécialités squattérisent la table. Au diable les véganes!
A l'issue de leurs déjeuners, Gargantua et son fils Pantagruel avaient l'habitude de faire dormir leurs yeux pendant quelques quarts-d'heure. Le 32 deuchiste les imite souvent... alléguant qu'un assoupissement bien ordonné remet le bipède en forme tout en garantissant le refroidissement de sa monture.
A presque 16 heures les véhicules "bicylindrés", en suivant encore Pascal, quittent Paulilhac en direction du point de départ initial. Les équipages découvrent alors de nouveaux panoramas éblouissants car le "meneur" a encore cogité un nouvel itinéraire. Alors que chacun pense enfin arriver à Saint-Clar, un virage inattendu, une courbe soudaine, une montée fortuite, une descente imprévue le dirigent vers une direction inconnue. Ce retour s'éternise quelque peu, pour le plus grand plaisir des conducteurs et de leurs passagers.
Vers 18 heures, le stade de Saint-Clar est atteint. Dans un premier temps, les deuchistes se ruent soit vers les toilettes afin d'alléger leur poche vésicale, soit vers la machine à bière, au contraire, pour la remplir. Notons qu'au pied de cet instrument précieux François fait montre d'une certaine dextérité quant à son maniement...
Ces urgences honorées, chacun vaque à diverses occupations: déploiement des tables et chaises, préparation du barbecue, mise en place de l'apéritif, voire, pour les plus courageux, partie de pétanque acharnée où le spectateur peut constater que les boules n'ont pas toujours tendance à biberonner... Mais, malgré ou à cause d'une certaine décontraction, personne n'est appelée à embrasser la sculpturale Fanny....
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Alors que le charbon de bois a tendance à se muer en braises, sort alors une bande d'énergumènes travestis avec goût . Les costumes colorés ne manquent pas de charme: ils sont le fruit d'une certaine imagination. La palme d'or revient cependant aux irrésistibles "Lous bideuchous", couple le plus discret du club au cours des moments festifs...
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La photo de groupe s'impose avant que ne soient partagés les premiers verres de l'amitié, préambules à une soirée endiablée.
Le dîner préparé par Sylvain, le fils de Paul Bocuse et Hélène Darroze, s'avère aussi succulent que les années précédentes. Une étoile à ce restaurant éphémère ne serait pas superflue. Et, fait étrange, les effets secondaires des haricots tarbais ne sont même pas perçus tant les festifs sont distraits par la musique distillée par le DJ de service. Les flatulences se confondent avec les battements de la batterie, les odeurs coïncident avec celle de la sueur des danseurs.😁😁😁 Bref, super ambiance encore rehaussée par le brûlot de fin de soirée.
Ce n'est qu'à plus de minuit que la soirée s'achève, mais la Gasco-Deuche n'est pas terminée. En effet, les festoyeurs ont rendez-vous le lendemain matin pour une balade proposée par un enfant du pays qui connait les moindres chemins, goudronnées ou pas.
Et c'est ainsi que le dimanche, après avoir apprécié le café offert par le club, les fêtards, reposés, se lancent derrière Jacques, à une vitesse de sénateur qui permet de mieux apprécier les couleurs estivales des paysages gersois en constatant que les dernières grêles ont causé de nombreux dégâts. Environ soixante dix kilomètres entrecoupés par une pause urineuse très attendue.... Enchantement total avant de repasser à table, histoire de terminer les restes...
Toujours dans la bonne ambiance, ce pique-nique dominical se termine par la remise en ordre du local prêté, la vaisselle et autres servitudes... et une succession de départs vers les chaumières, en attendant sérieusement les prochaines retrouvailles.
A n'en pas douter, la mini Gasco 2025 fut une réussite. Grand merci aux dévoués organisateurs!
Rédaction: J & T
DU CÔTE DE CHEZ LOUIS
Il y a fort longtemps que Louis avait promis aux adhérents du 32 Deuche club de faire rouler leurs boudins noirs 135 du côté de chez lui, voire carrément dans sa propriété. Et quand Louis promet, il s'engage!
C'est donc en ce dimanche 22 juin qu'une bande de joyeux deuchisants se retrouve à Solomiac, commune gersoise située à quelques encablures de Mauvezin. A la descente des voitures, les visages rayonnants présagent d'une journée imprégnée de bonne humeur.
Afin de ne pas faillir à la tradition, Olivier, le sympathique intendant vice-président, sous le regard attentif de trois "manchots" déploie la salle à manger éphémère et propose à cette joyeuse société un excellent élixir d'arabica made in... Intermarché! Sans s'en rendre compte, il fait une douillette concurrence au "Café des arcades" dont les deux seuls consommateurs, présents à cette heure matinale, s'abreuvent d'une piquette à la couleur sanguine avoisinant celle de leur appendice nasal.😄😄
Cet instant de pause permet de constater que Jean Pierre à offert à sa Deuche un nouveau look. En deux ans, le peintre a bien travaillé...
Olivier a rangé tout le matériel dans son SUV. Il est temps maintenant de partir à la rencontre de Louis qui attend la "troupe" près de la halle de Cadours. Les 2CV vrombissent doucement. En suivant la Méhari, elles rejoignent la D 165 en direction de Sarrant, La Réole et parviennent à Cadours sans encombre. Les pupilles festoient en découvrant, au long du parcours, de magnifiques paysages, bien que l'horizon soit encore brumeux.
Les 32 deuchistes retrouvent Louis accompagné d'un charmant couple qui ne manquera pas de rejoindre les rangs du club lorsque la ferme et la 2CV seront complètement rénovées. En attendant, ils "prennent la température" et s'entendent dire, par l'ex-Picsou, que la cotisation annuelle s'élève à 25 euros!😀😀😀. Louis ne tient pas rigueur à ce facétieux plaisantin et adresse un mot de bienvenue à chaque arrivant.
En découvrant ce village, au travers de l'architecture, le voyageur comprend immédiatement que Cadours fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse: les briques rouges ne mentent pas;
Louis propose donc de découvrir deux monuments importants de la cité: la halle et l'église Notre-Dame-de Vie. Tel le politique haranguant ses concitoyens, profitant de l'estrade, il dresse l'historique de ce majestueux édifice abritant le marché hebdomadaire. Son discours laisse à penser qu'il aime particulièrement cette commune hors Gers, relevant de la Haute-Garonne.
En aparté, Louis avoue discrètement que, durant sa jeunesse, il prenait un malin plaisir à effleurer les jupons blancs brodés des jeunes cadoursiennes enflammées, d'où son attachement à cette cité. Et, comme le disait le cher Marcel, Proust de son état, "le souvenir d'une certaine image n'est que le regret d'un certain instant".
Il suffit de traverser la route pour visiter l'église dont la construction s'est étalée sur de nombreuses années, en remplacement de celle édifiée en 1723 et démolie en 1780, pour cause de délabrement. L'actuelle maison du bon Dieu, fort colorée à l'intérieur, possède en son sein une magnifique maquette recouverte de pelures d'ail. Elle fut réalisée par un artiste local qui, par modestie, a omis de signer son œuvre.
Cette visite terminée, pédibus cum jambis, les deuchistes rejoignent le parking sur lequel ils avaient temporairement abandonné leurs titines et chacun de constater que tous les conducteurs ne font pas forcément confiance au système de freinage manuel de leur bicylindre...😂
La commune ne possédant pas d'autres particularités, Louis emmène alors ses ouailles découvrir un circuit automobile campagnard dont les caméras de "Turbo" n"ont pas dû souvent fouler le bitume. Il s'agit du circuit "Cadours Laréole" qui a vu le jour en 1948. Lors de sa première édition, ce circuit fut baptisée administrativement "Accélération et Freinage".
En 1950, Le comité d’organisation rencontre des coureurs de renommée, réunis sur le circuit de Lesparre-Médoc près de Bordeaux où se court une épreuve de Formule 2 afin de les inciter à venir à Cadours. La moisson est bonne puisque sont présents sur la grille de départ de grands pilotes automobiles tels Aldo Gordini, Bonnet et Raymond Sommer. Une épreuve moto est également organisée pour donner encore plus d'attractivité à l’évènement. En 1951, ce Grand Prix est malheureusement endeuillé par la disparition tragique de Raymond Sommer, victime d'une sortie de route due à la rupture de direction de sa Cooper T12. (source Wikipédia)
Après la découverte du circuit en voiture, dans le sens inverse, Louis propose un arrêt touristique à l'emplacement du départ. Un plan détaillé, à proximité des champs de blé donne quelques précisions. Les plus curieux, à deux pas, découvrent la stèle à la mémoire de Raymond Sommer.
Il y a lieu de noter que ce circuit est ouvert une fois par an, généralement au cours du premier week-end de septembre.
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Lorsqu'un organisateur captive son auditoire, le temps passe très vite: il est déjà midi! Louis a prévu le pique-nique traditionnel chez lui, dans sa propriété, à Cabanac-Séguenville, commune d'environ deux cents habitants, dont la population comprend tout de même 19% de retraités.😁
Les 2CV, maintenant refroidies, n'ont guère le temps de chauffer avant de se retrouver devant la maison de Louis, lequel ne s'y arrête pas mais entraine la suite du convoi dans un sous-bois se terminant par un clairière agrémentée d'un petit étang. Avant de se fixer, les voitures cernent le point d'eau qui constitue un véritable miroir dont les amateurs d'iphone, Canon et autre Nikon perçoivent déjà tous les effets avant même de descendre de voiture!
Un rapide tour d'horizon permet de distinguer un cabanon niché sous les arbres. Il parait comme étant idéal pour s'accorder un moment de méditation, de loisir spirituel.
Chacun ayant pris possession du lieu, Olivier entre en action en déposant délicatement sur une table des combustibles... qui semblent parfaitement convenir au palais sensible des assoiffés... Bref, c'est l'heure de l'apéritif, suivi de la mise en place des ustensiles de réfectoire pour mieux apprécier le saucisson, le melon et autre poulet rôti... au grand mépris des légumes-feuilles, des légumes-tiges, des légumes-fleurs, voire des légumes-fruits.
Dans son souci constant de la perfection dans l'art de recevoir, au cours de ces phases pantagruéliques, Louis s'enquiert auprès de chacun de son installation confortable et du plaisir de se retrouver dans cet espace verdoyant. Et, pendant que les convives palabrent, les grenouilles coassent et coassent encore...
Ce déjeuner s'éternise un peu, non pas que le service soit long... mais la sensation de bien être interdit tout mouvement vers la position verticale!!! jusqu'à ce que Laure propose une balade dans l'après-midi déjà bien avancé. Elle soumet l'idée selon laquelle les bicylindres pourraient prendre l'air à Bellegarde Sainte-Marie afin d'y visiter l'abbaye du même nom. A l'unanimité les deuchistes sont partants et tout le monde "d'enfourcher" sa monture.. vers un oasis de calme et de verdure où les moines ne vivent plus.
Aujourd'hui cette abbaye allie héritage monastique et confort contemporain. C'est un havre de paix , lieu de rencontre de personnes venant de tous horizons afin de se ressourcer et peut-être, revenir à l'essentiel.
L'éphémérité est un fait contre lequel nul ne peut rien. Aussi, alors que les aiguilles de l'horloge virevoltent, la fin de cette belle journée s'annonce. Chaque équipage ressent alors l'envie de rejoindre son "igloo bien climatisé" car, même sur le coup de dix sept heures, Hélios fait encore parler de lui.
Sur le chemin du retour Messieurs et Dames se disent enchantés de cette incursion en Haute-Garonne. Leur satisfaction n'est que la résultante du travail de Louis qui a su prendre toutes les initiatives indispensables pour la parfaite réussite de cette journée. Qu'il soit ici sincèrement remercié pour sa générosité, son altruisme, son dévouement et sa philanthropie!
Au nom de tous, Merci Monsieur Louis!
Rédaction: J & T
GALERIE D'EXPOSION A FLEURANCE
Parmi les 32 deuchistes, nombreux sont ceux qui achètent "la Dépêche". Certains parcourent le journal en diagonale, histoire de découvrir les grands titres. D'autres, peut-être plus pointilleux, consacrent de nombreuses heures à la lecture du quotidien afin que rien ne leur échappe. Ils y puisent souvent la source de leurs bavardages, quitte parfois à métamorphoser la réalité des informations, à la réviser, à la remanier...
Parmi ces deux catégories de lecteurs, il n'est pas certain que tout le monde ait constaté dans l'édition du 6 mai 2025, un article relatif à l'ouverture d'un atelier d'art à Fleurance. Si ce fait est avéré, il est fort dommage car il est important de savoir que cette "boutique" appartient à Maryse, 32 deuchiste depuis deux ou trois ans. Au sein du club, personne n'aura été insensible à sa superbe 2CV, de rouge et blanc vêtue, portant sur la porte du coffre une malle d'antan!
Amis deuchistes, ne manquez donc pas de rendre visite à "Couleurs d'ailleurs", situé sous les arcades, face à la mairie. Assurément, vous y serez toujours accueillis par l'éternel sourire de Maryse.
Rédaction: J & T
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