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LE 32 DEUCHE CLUB

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

24 Septembre 2013 , Rédigé par Griss

Après la Gasco-Deuche qui a connu son succès habituel, en ce matin du vendredi 6 septembre, une trentaine de 32 deuchistes se retrouve sur les allées de Lagarrasic, à Auch, sur le coup de 8h 30 pour une escapade pyrénéenne prévue de longue date, échappée qui les mènera du côté de Bagnères de Luchon.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Les sourires sur les visages témoignent du plaisir de se retrouver, du plaisir de passer une fois de plus quelques heures ensemble, du plaisir de changer d'air, du plaisir de quitter la ville polluée pour saisir l'air pur de la montagne.

La balade est principalement organisée par Maître Momo qui connait parfaitement les lieux, secondé, de loin par JL...

Compte tenu d'une panne inopinée de la "Deuche Momesque", c'est JL fils qui est chargé du rassemblement, JL père faisant de la mécanique du côté de La Barousse, dans le cadre du service après-vente qu'il assure toujours sans défaillir... et sans râler, ou presque...

Conformément aux "habitudes habituelles", le départ n'a pas lieu à l'heure convenue mais avec un retard de l'ordre d'une vingtaine de minutes, cette notion mathématique correspondant à peu près au quart d'heure gascon. C'est donc à 8h 50 que quinze équipages partent en direction de Lannemezan. Le convoi comprend quatorze 2CV à l'avant et une espèce de Clio blanchâtre, à l'arrière, son propriétaire n'ayant pas tout à fait déchiffré que les sorties en Deuche ne comprennent que des Deuches ou dérivés...

JL fils prend la tête du cortège multicolore, bruyant, et adopte, dès la sortie de Pavie, un train diligent qui conduit à ce que le convoi se disloque, les derniers appuyant vainement sur le "cèpe" pour tenter de rattraper les premiers. Un arrête "regroupement" s'impose. Il s'opère à la sortie de Seissan, le centre du village étant occupé par le marché hebdomadaire. Pourtant, quitte à être mal garés, une pause des bicylindres aurait peut-être mis un peu d'ambiance à ce "souk" gersois réputé pour sa quiétude et sa tranquillité.

A la Demi-Lune, les 2CV et leurs cousines virent à bâbord et prennent la direction de Montréjeau pour rejoindre Gourdan-Polignan, plus précisément le super-market du coin, celui-ci prenant le nom de Super U dans le dialecte local. Les deuchistes se garent côte à côte et l'homme au losange...de se parquer, par erreur, à proximité...

Ici, les organisateurs attendent patiemment: ce sont eux qui possèdent en tête le reste du circuit avec nombre de "surprises"... à ne surtout pas divulguer. Dur, dur, pour un JL qui, telle une poule de basse cour, possède un besoin vital de pérorer.

Cette pause permet de poursuivre, voire de développer les conversations matinales et de déguster le café présidentiel, accompagné de pâtisseries industrielles, made in France, cependant! Malgré les prévisions peu optimistes, la météo se montre clémente. Le soleil semble prendre plaisir à paraitre parfois entre deux nuages plus ou moins grisonnants.

Jusqu'à présent les bicylindres ont ronronné en troisième, en quatrième, avec parfois la volonté, pour les pilotes, de passer la cinquième... A partir de maintenant, les éléments vont changer: les 2CV doivent rejoindre le col de Peyresourde (1569 m).

Vers onze heures, les bolides chevronnés reprennent la route montante, raide, parfois abrupte. Un magnifique paysage s'offre au regard des passagers tandis que les "drivers" se concentrent sur les virages plus ou moins accentués. Les voitures sillonnent entre la D 924 et la D 825, départementales traversant certains villages déserts pour l'heure, mais certainement endiablés en période hivernale. Des noms comme Thèbe, Siradan ou Salechan doivent évoquer pour les skieurs plus ou moins aguerris, des lieux qui ne leur sont pas inconnus pour cause d'embouteillages de fin de week-end.

C'est donc après avoir suivi un poids lourd "damement" conduit que le cortège parvient à proximité du col. Le pique-nique s'installe sur le sentier du pas de Peyresourde. Les voitures ont chauffé: les capots se lèvent pour un refroidissement par air "chlorophyllé".

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)
SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)
SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Parallèlement, prostates obligent, la gent féminine ressent un besoin pressant d' évacuer: faute de lieu d'aisance, c'est à l'ombre de la stèle dédiée à Pierre de Gorsse (écrivain. 1903-1981) que ces dames effectuent leur petit pipi plus ou moins albuminé selon un ordonnancement bien précis. Alors que l'une prend position à l'angle sud-est de la pierre, pantalon et "accessoires" divers aux chevilles, l'autre surveille toute intrusion dans ce périmètre dénommé,pour l'heure, urinoir public: les écologistes décédés se remuent sous leur pierre tombale, les vivants, quant à eux, s'apprêtent à crier au scandale à l'Assemblée Nationale car, en cet endroit précis, l'herbe ne repoussera pas. Par bonheur, les hommes ont une attitude plus respectueuse de la nature: ils s'éparpillent... laissant ainsi moins de traces.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Le sentier, situé à proximité immédiate du carrefour de l'embranchement vers Peyragude, ne comprend qu'un seul arbre, mais un vrai. A son ombre les deuchistes prennent place pour le déjeuner, bien entendu précédé d'un léger apéritif "cacahuété, chipsé et pop-corné" à volonté. L'air montagnard ouvre les appétits. Aussi, arrive l'instant où le bruit des mandibules perturbe le silence des lieux, silence parfois également troublé par des "touristes voiturés", surpris par ce rassemblement de 2CV en un coin si haut de la planète. Ils ignorent, qu'en des temps reculés, ces mêmes titines ont déjà côtoyé les aiguilles de Bavella... Ils ignorent ausi que les pique-niqueurs du jour vont déguster les super choux à la crème préparés par la pâtissière attitrée du club. Merci à Nicole et à Bernard qui, large sourire aux lèvres, l'a spontanément aidée pour le service.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)
SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

A l'heure du café post-déjeuner, le groupe reçoit la visite de quelques ouvriers de la DDE, en mal de pause, exercice relativement rare pour eux... Leur nombre témoigne de la pénibilité du chantier qu'ils exécutent dans les environs immédiats... Leurs manches de pelle en sont arqués... Quoi qu'il en soit, ces bipèdes sympathiques, tournent, retournent, contournent nos bolides et entament la conversation: comble de gentillesse, l'un deux se propose pour "nikoniser" notre communauté. Et... comble de bonheur, le diaphragme de l'appareil se ferme au moment précis où tout le monde sourit, témoignage de la satisfaction de poser les fessiers à terre.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Dans le cadre des surprises, Momo a prévu la visite de la centrale électrique de Luchon, visite guidée par la charmante Caroline, détachée pour la circonstance de l'office de tourisme de la ville. Le premier groupe rejoint l'usine vers 16 heures.

La visite comprend deux parties distinctes, la première étant consacrée à la projection de films réalisés par EDF, films traçant les grandes lignes (électriques) de cette "multinationale". La seconde a trait à la présentation de la centrale proprement dite, laquelle fournit de l'électricité à partir du barrage situé au lac d'OO.

Ici, l'eau du barrage arrive à la centrale par l'intermédiaire d'une conduite forcée, passe dans une turbine, un alternateur et fournit du jus pour toutes les ménagères environnantes. C'est "EDFment" casqués que nous découvrons la salle des machines.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)
SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

A l'extérieur, nous avons droit au spectacle des ouvriers nettoyant les abords de la fameuse conduite forcée. Leur position de travail confirme la dureté de leur tâche.

Les explications claires de Caroline rendent cette visite fort intéressante: en guise de remerciements, nous la convions à venir partager notre dîner, invitation qu'elle accepte avec plaisir.

Pour continuer la virée, Momo conduit son groupe au kilomètre 0 de Miel afin de visiter la miellerie des 7 molles. Malgré ses commentaires captivants, le maître des lieux n'a pas su donner l'origine de l'expression "se péter la ruche"... Puis les deuchistes rejoignent une chocolaterie, ou plutôt, un magasin de chocolat dans lequel les étiquettes ôtent toute envie de "chocolater"... Enfin, la balade se termine par une promenade à pied auprès de l'une des cascades qui constituent l'un des charmes de Luchon.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)
SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

C'est aux alentours de 18 heures que les deuchistes rejoignent leur campement: ils sont accueillis à bras ouverts par les propriétaires du camping "Arome-Vanille" qui se mettront à leur disposition pendant quarante huit heures.

Olivier, le Président opère à l'attribution des mobil-home selon le plan qu'il avait établi, s'arrangeant pour installer les gens par affinité. Cependant, à l'appel de son nom, un individu ne peut s'empêcher de laisser échapper un "merde" circonspect, marquant ainsi son désintérêt total pour la personne devant partager son toit... Quelle tolérance!!! Comme par hasard, c'est le même qui, le matin même, se plaignait, tout aussi discrètement, de la vitesse excessive de Jean Luc. Mais après tout, qu'importe! Tout le monde ne peut pas être parfait.

Passant au delà de considérations tout à fait personnelles, les campeurs occasionnels s'installent rapidement avant de s'agglutiner autour de l'apéritif proposé, une fois de plus, par le Président, aidé, dans la mise en place par la charmante secrétaire du club. Les commentaires sur la journée bien avancée vont bon train: à priori, tout le monde se réjouit d'un emploi du temps mûrement réfléchi par les organisateurs.

Au moment précis où Momo porte à ses lèvres sa boisson anisée préférée, le ciel se met à larmoyer, doucement d'abord, puis un peu plus fort, obligeant ainsi l'assistance à se blottir sous les parapluies disponibles. Ces abris de toile s'avèrent suffisamment efficaces pour que l'apéro dure jusqu'à sa fin, celle-ci se concrétisant par le passage à table dans la salle du restaurant du camping.

Répondant à son invitation Caroline rejoint lez groupe afin de déguster un souper de qualité. L'ambiance du repas ne constitue que le prélude à une soirée endiablée, laquelle se termine pour Michou par un tour de toboggan mémorable.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Samedi 7 septembre:

Alors que les deuchistes, sur le coup de minuit, adoptent en se couchant la PPP, c'est à dire la position parallèle au plancher et au plafond, il pleut, il pleut, il pleut encore. Les organisateurs pensent déjà que leurs plans pour le lendemain "vont tomber à l'eau" et qu'il leur faudra improviser quelques activités. Certains apprécient le confort de la couette chaude tandis que la pluie se fait entendre sur les toits de tôle qui résonnent. D'autres ne traînent pas avant de tomber dans les bras de Morphée.

En posant le premier le pied à terre, l'ami René constate que des nuages très bas recouvrent le camping. Ils annoncent, à coup sûr, une journée pour le moins humide, voire très mouillée. Ces conditions incitent les "grace-matineux" à rester au lit, d'où un réveil du camp vers 9 heures, chacun se posant la question de l'emploi du temps de la journée. A l'issue de moult palabres, il est enfin décidé de respecter le programme initialement prévu et le convoi de se diriger vers le parking du casino de Luchon où les Deuches bien alignées soulignent encore le cachet de cette superbe bâtisse. Les voitures disposées sur deux rangs constituent les deux groupes qui vont arpenter la ville.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Tandis que le premier groupe visite le musée des Pyrénées, le second découvre Luchon. Vieillot, le musée présente principalement des peintures lui appartenant ou appartenant à d'autres galeries. Bien que séduisant, ce musée manque peut-être d'homogénéité, les différents sujets traités passant du coq à l'âne sans oublier la brebis. Cependant, pour l'heure, ce musée présente l'avantage d'être abrité car, depuis le réveil, la pluie n'a pas cessé.

La visite de la ville se borne à la découverte des allées d'Etigny. Ces allées sont à Luchon ce qu'est la cinquième avenue à New-York ou ce que sont les Champs Elysées à Paris. Bordées de magnifiques bâtiments, elles reflètent la richesse d'une ville thermale prisée depuis fort longtemps.Les conditions météorologiques du moment ne permettent pas cependant de totalement apprécier la ville. Conclusion??? Il faudra revenir!

Comme prévu, le déjeuner, sous forme de pique-nique, est pris au camping où le propriétaire prête la terrasse de sa "taverne".

Au cours de l'après-midi, les plus téméraires visitent le musée de l'"aviation tandis que certains s'accordent une sieste réparatrice.

Vers 19 heures, vaillants et moins vaillants se retrouvent au restaurant pour le traditionnel apéritif avant de passer à table. Chacun y va de son couplet quant à la météo... L'argentier du club profite de ce moment pour encaisser les "dollars" correspondant au montant de cette sortie.

Un dîner parfait nous est servi dans une ambiance tout à fait 32 Deuche. Jean Louis remercie le patron et son épouse pour leur accueil, leur gentillesse, leur générosité et la qualité des repas.

SORTIE DANS LES PYRENEES (septembre 2013)

Quant au serveur, il met en place son matériel: dès 22 heures, il assure avec brio les fonctions de DJ: il parvient à faire danser tout le monde et arrive, exploit sublime, à faire en sorte que même les manches à balai se trémoussent au rythme de sons électriquement "guitarés" et d'une boisson amoureusement "coktaillée".
Bref, une soirée inoubliable au cours de laquelle Guy et Huguette sont honorés en raison de leur anniversaire de mariage. Si ces jeunes mariés n'avaient pas caché cette date jusqu'au dernier moment, ils auraient eu droit à un petit présent, fruit d'une collecte générale, le 32 deuchiste n'ayant pas une réputation de fesse-mathieu.

A minuit, aux ordres de son chef, le DJ arrête la musique: c'est ravi et joyeux que chacun regagne ses pénates.

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Dimanche 8 septembre:

Le réveil s'avère tout aussi gai que le coucher tant les têtes sont pleines du souvenir de la soirée passée. Le ciel continue à larmoyer: même la lune n'a pas réussi à effacer sa peine. Aussi, se pose la question de la veille... Que faire?

Alors que Jean Pierre et Michèle quittent la bande pour cause de caprices de leur Acadiane, les titines prennent la route du col du Portillon, haut, haut, très haut. La clio ferme le convoi.

Momo ordonne une pause au sommet (1293m): les voitures ont besoin de souffler, de respirer, de refroidir. Puis, pied sur le frein, main sur le levier de vitesse, les "pilotes" attaquent la descente qui conduit à Bossost: en quelques minutes le 32 Deuche Club se retrouve en Espagne, constatant au passage les nombreux dégâts laissés par la dernière tempête.

La balade dans le village comble de joie le cher Christian avide de manger des tapas: chaque auberge en possède à sa table. Il ne pique-niquera pas aujourd'hui.

Cependant, à cette heure, les parapluies ne relèvent pas encore de l'excès de zèle: ils s'avèrent indispensables. C'est la raison pour laquelle les "conforteux", la majorité, décident de se replier pour déguster une paella made in Spain. Les plus téméraires optent pour leurs reste de pique-nique, made in France sur une terrasse abritée. Cerise sur le gâteau, en guise de dessert, tout le monde a droit au passage du tout d'Espagne où il s'avère que les motards sont presque plus nombreux que les coureurs. Ce bref spectacle permet aussi de constater l'adresse des coureurs qui, au milieu ou à proximité des voitures suiveuses, risquent l'accident à tout moment.

Passer Bossost sans effectuer quelques "commissions" relève de la gageure. Aussi, après le passage des coureurs le convoi se dirige vers le plus grand supermarché en mettant au centre de la ville une ambiance supérieure à celle de la Vuelta. Décidément, la 2CV a toujours autant de succès.

Après avoir fait le plein des coffres et des réservoirs, il est l'heure de rejoindre la France. Momo effectue un regroupement afin que ce retour s'effectue en groupe. Malheureusement, un équipage ne peut s'empêcher de partir seul... marquant ainsi son désir de se dissocier de la communauté qu'il vient de côtoyer pendant 72 heures. Comportement bizarre...

Sur le coup de 19 heures, les 2cv rejoignent leur garage habituel. Heureuses de se retrouver à l'abri à l'issue de trois jours d'humidité, elles gardent cependant de ce week-end un souvenir impérissable, ayant le sentiment d'avoir transporté des gens ravis de leur périple et des super moments partagés. Tous attendent la prochaine sortie qui doit les mener à la cité de l'espace: nul doute que Sylvain les transportera au septième ciel..

 

 

 

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Ci-après, un film de 7mn sur la soirée dansante du samedi soir.

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