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LE 32 DEUCHE CLUB

SORTIE A CORNEBARRIEU

22 Mai 2011 , Rédigé par GG Publié dans #Automobiles

Avertissement: le rédacteur de ce blog s'attache, généralement, à utiliser un langage simple, accessible à tous. Pour le présent article, sa politique ne change pas si ce n'est qu'il a décidé d'employer parfois le vocabulaire qu'il s'efforce de faire entrer dans la langue française, conscient qu'il y aura du "bread on the board". Aussi, si le lecteur ne comprend pas tous les termes adoptés, il est invité à consulter leur définition dans l'article précédent intitulé "Réflexion(s)... sur la Deuche".

 

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          Lors de l'Assemblée Générale 2011, Pépone, fraîchement débarqué au sein du 32 Deuche Club, s'était engagé à organiser une sortie dans sa ville au sein de laquelle il participe activement aux activités de l'association "vivre à Cornebarrieu". Afin de répondre à son invitation, les 32 deuchistes prennent donc les dispositions qui s'imposent pour répondre "présent" à ce rendez-vous du 21 mai, sur la place du Boiret. Les deux principaux points de départ sont fixés à Saint-Clar et à Auch, les toulousains, pour leur part se rendant directement sur les lieux à partir de leur domicile respectif.

          Les quatre deuches auscitaines quittent la capitale (gersoise) à l'heure convenue et empruntent la 124 qui mène d'abord à Gimont. Jacques, au volant de la France 3, mène le convoi.

          Quelques kilomètres avant la "mecque du foie gras", le clignotant droit de la voiture meneuse indique un arrêt inopiné: la France 3 donne des signes de faiblesse... Ouverture de capot, "tripotement" d'un fil, d'un autre fil, d'une durite... et le convoi repart... quand un nouvel arrêt s'impose. Les symptômes restent identiques, pourtant, pendant un certain temps, la deuche offre à l'oreille un ralenti digne de "l'Adagi d'Albinono", jusqu'à ce qu'elle s'arrête et refuse de redémarrer. Subitement la France 3 s'est muée en deuchiante. Pour l'heure, il s'avère donc impossible à Jacques et Monique de continuer la route, de même qu'il s'avère inenvisageable de laisser la voiture sur les lieux. C'est alors que Jacques a l'idée d'entrer en contact avec la deuchère: par satellite interposé, il parvient à joindre un ami de son deucheclan, le camarade syndiqué Claude, lequel s'avère être une excellent deuchano.

          A regret, le convoi amputé repart aux ordres du sieur Samuel qui, en bon "DDE", connaît toutes les routes du Gers et des départements limitrophes. Les auscitains encore présents ne rejoignent Cornebarrieu qu'avec un petit quart d'heure de retard, ce qui en somme, en terre gasconne, ne représente pas véritablement un délai suffisamment important pour relever d'une sanction.

          Place du Boiret, les "retardataires" garent leurs véhicules au sein de la mini deuchunion, "A Lumaga" ne cachant pas son plaisir de retrouver sa cousine venue du 65, et perdue de vue depuis la dernière Gasco-Deuche. Bisous, re-bisous, bonjour, re-bonjours... Avec les ingrédients de base constitués de soleil et de sourires, le ton de la journée semble donné.

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               A 9h30, Pépone rassemble son petit monde pour un léger briefing au cours duquel il donne l'emploi du temps de la journée, laquelle débute par la visite du château de Laréole distant d'une trentaine de kilomètres.

          Le cortège suit donc la deuche bleue de Pépone: elle témoigne de l'entretien dont elle doit être l'objet permanent.

          Au sortir de Cornebarrieu, nous croisons une course cycliste qui, après le passage de la voiture balai, laisse place aux cyclotouristes du dimanche. Ils semblent apprécier notre présence sur les routes qu'ils fréquentent régulièrement. Dans les raidillons, certains abandonneraient volontiers le cuir de leur selle longiligne  pour le confort d'une deuchenette.

DSCF7829          Après moins d'une heure de route, le convoi parvient à Laréole, petite commune du canton de Cadours dont la réputation provient avant tout de la présence du château. Un guide, haut comme trois pommes, nous accueille et se propose de nous faire découvrir quelques  secrets de la bâtisse. C'est ainsi que nous apprenons que le château a été construit en 1579, sur commande de Pierre de Cheverry, notable toulousain, fils de son père, lequel était un riche marchand de pastel. Construit en seulement trois ans selon les plans de Dominique Bachelier, cette modeste demeure à la sobriété des bicoques Renaissance est constituée d'un bâti quadrangulaire, sans fioritures particulières.

          Nous apprenons également que cette gentilhommière   est rachetée au début du XVIIIème siècle par une famille de "Smicards", la famille Colomès qui l'embellira encore par un jardin à la française.

          En 1927, cette cahute entre à l'inventaire des Monuments Historiques ce qui n'empêche qu'elle tombe dans l'oubli et, quasi-abandonnée, se dégrade. Finalement ce chateau est acheté par le Conseil Général dans un souci de sauvegarde et de mise en valeur du département.

               Ces quelques notions retenues, nous attaquons la visite proprement dite du château: il laisse à penser qu'à l'époque de sa réelle utilisation, il aurait pu relever d'un Sofitel New-yorkais doté de nombreuses femmes de ménage et autres soubrettes avenantes... 

                En quittant les lieux, nous remercions le guide. Visiblement, elle ne récite pas un laïus  mémorisé à force de redites: elle semble connaître son affaire et s'y intéresser. DSCF7834

DSCF7832          Qu'il soit haut-garonnais, haut-pyrénéen ou gersois le deuchiste est réglé de telle sorte qu'à midi son estomac crie famine. Encore sous la conduite de Pépone, nous empruntons le chemin inverse, toujours aussi agréable, et rejoignons de nouveau Cornebarrieu où, Monsieur le Maire et l'un de ses adjoints nous attendent dans les jardins d'une villa récemment acquise par la ville. Tables et chaises ont été ordonnancées: les deuchistes n'ont plus qu'à dégoupiller leurs gamelles.

           Avant que couteaux et fourchettes ne s'entrechoquent, l'adjoint, parfaite antithèse de Pépone en matière de pilosité (de la tête), nous trace l'historique de cette demeure et nous autorise à lever le verre de l'amitié.

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DSCF7844          Selon son humeur, chacun effectue sa digestion comme il l'entend. Certains visitent la villa, d'autres palabrent, d'autres, sur l'herbe, adoptent une position qui, sans être tout à fait horizontale, incite cependant à la somnolence, impression confirmée par de furtifs clignements de paupières.DSCF7850          Le point d'orgue de la journée n'est pas encore atteint, mais il ne saurait tarder. Aux ordres du chef de bande, les deuchistes se préparent à deucher pour rejoindre Blagnac afin de visiter le musée des ailes anciennes. Nous traversons donc Cornebarrieu, avertisseurs mélodieux en action, inconscients que des indigènes font effectivement la sieste, ce qui d'ailleurs n'implique pas qu'ils dorment... Le badauds éveillés semblent apprécier ce concert improvisé.

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          Le tissu relationnel péponesque a fonctionné: en effet, Pépone a obtenu l'autorisation exceptionnelle de faire garer temporairement les deuches à proximité immédiate de Concorde. Tout le monde apprécie ce moment fort au cours duquel les numériques de déchaînent... avant que ne rejoignions le parking public et que nous n'attaquions la découverte des avions.DSCF7884

DSCF7870          Sans entrer dans le détail, il est possible de définir le musée des ailes anciennes comme un espace au sein duquel des avions, plus ou moins vieux et de provenances différentes se côtoient pour la plus grande joie des visiteurs qui, outre les explications propres à chaque appareil, bénéficient de la possibilité de monter à bord et de se prendre, pendant quelques instants, pour un pionnier de l'aviation. Civils ou militaires, tous les avions restent attirants et invitent à la curiosité. C'est ainsi que certaines deuchistes n'ont pu résister à l'attrait du Super-Guppy, qui, en cette journée fort ensoleillée s'est avéré pouvoir être aussi un véritable sauna. Elles ont ainsi pu apprécier le plaisir de sentir sur leur peau de velours ruisseler des perles de sueur sur leur "entre-deux-seins", perles débordant parfois pour laisser deviner, sous leur tee-shirt coloré, les baleines de balconnets, refuges de rondeurs séduisantes...

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DSCF7873          Malheureusement, cette visite ne peut échapper à l'éphémérité d'un bon moment. Aussi, pour prolonger quelque peu celui-ci, Pépone propose encore un instant de bonheur autour d'un rafraîchissement. Il nous ramène au Boiret où, au foyer des aînés, il fait montre, un peu plus, de tout son dévouement à l'égard du 32 Deuche Club.

          Ravis de cette journée inoubliable, tous les 32 deuchistes présents s'associent pour remercier Monsieur et Madame Pépone, alias Godin (à moins que ce ne soit l'inverse) pour leur accueil et leur gentillesse. Ils remercient également l'association "Vivre à Cornebarrieu" et les élus de la ville pour leur disponibilité.

 

         

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