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LE 32 DEUCHE CLUB

LETOUR DE CORSE EN BICYLINDRE (2ème partie)

8 Juin 2010 , Rédigé par Lumaga Publié dans #Automobiles

7ème étape: PORTICCIO  - BONIFACIO



          En ce dimanche 23 mai, notre emploi du temps reste immuable: pas question de faire la grasse matinée, ce genre de sport étant plus réservé aux sédentaires. Nous respectons donc les horaires habituels!

          La station service et les divers magasins situés à proximité de l'hôtel sont fermés. Il nous faut donc "courir" Porticcio une dernière fois pour trouver quelques croustilles pour le déjeuner  et du kérosène pour nos bolides. Nous faisons donc presque d'une pierre deux coups: pendant que les hommes font le plein (des voitures, bien entendu), les femmes tergiversent autour du jambon et autres denrées typiquement "pique-niquestres".

          Vers 9h 30, nous quittons cette plaisante agglomération et empruntons la D 55 qui longe le littoral, en direction du sud. Afin de mieux apprécier les paysages toujours aussi merveilleux, nous passons à faible allure devant la plage d'Agosta, la plage de Ruppione et craquons encore une fois pour un arrêt "photos" devant la baie de Portigliolo.

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          Ici, Philippe profite du soleil matinal: il relève discrètement son tee-shirt et met son nombril à l'air. En fin de "raid", son ombilic sera peut-être la partie la plus bronzée de son corps!!!

          L'heure n'est cependant pas à l'extase devant quelques abdominaux "houblonnés". Les 2cv continuent maintenant leur chemin en direction du site préhistorique de Filitosa dont les fouilles ont été menées par  Roger Grosjean, archéologue au CNRS, le terrain appartenant à  Charles-Antoine Cesari. Parce qu'il l'a mis à jour, on dit de ce dernier qu'il est l'inventeur du site.

          Si la visite s'avère intéressante, il n'en demeure pas moins que, pour le profane, l'aspect ordonné du lieu peut donner l'impression d'un jardin public parfaitement réfléchi, sur lequel aurait été implantés avec maintes mécaniques quelques menhirs et autres blocs de granit.

32DC09.041432DC09.0415           A l'issue de cette visite et dès que nous empruntons la N 196, Jacques se met en quête d'un coin agréable pour déjeuner: nous posons notre "popote" ambulante non loin de Propriano, dans un virage surplombant la baie de Viggianello.

          Pendant que nous déjeunons, des suisses, attirés par nos guimbardes colorées, nous accostent.  Ce couple est admiratif devant "l'hoffman" et surpris de constater le bon état général de nos voitures. Le "petit suisse", quant a lui, possède deux beaux châssis: un coupé peu ordinaire et une femme fort attirante...

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32DC09.0420           Nous levons le campement vers 14 h et rejoignons Propriano que nous visitons en partie. Notre balade pédestre du moment nous conduit le long du port où les bateaux ancrés transportent les imaginations au delà de tous les océans. La seule maison de pêcheur encore existante laisse comme un brin de nostalgie. Malheureusement, les promoteurs n'ont pas été insensibles à l'aspect attirant de cette ville!

32DC09.042332DC09.0424           Le long de la rue marchande, nos chères épouses nous étonnent une fois de plus. En effet, elles parviennent à mener simultanément, sans difficulté aucune, deux actions: elles lèchent une glace tout en léchant les vitrines...

          Nous passons Sartène, ignorant que nous traversons la plus grande commune de Corse, par sa superficie. Nous ignorons également qu'il a été découvert, en plusieurs lieux du territoire de cette commune, nombre de menhirs et dolmens, ce qui laisse à penser qu'Astérix et Obélix ont certainement visité la Corse avant nous.

          Une trentaine de kilomètres plus loin, près d'une maison cantonnière, nous découvrons le lion de Roccapina, sculpture naturelle faisant indéniablement penser au roi des animaux scrutant l'horizon marin.32DC09.0427           La température et le bleu de la mer incitent à la baignade: il suffit d'en parler à Jacques qui, dans le golfe de Ventilègne, trouve une plage accessible après environ un kilomètre de piste et quelques hectomètres de maquis. Si nous ne sommes pas au paradis, nous n'en sommes pas loin. Tout le monde, ou presque se jette à l'eau. René, tête "bobée", visage lunetté, corps chemisé et jambes "bermudées" se limite au bain des pinceaux. Le photographe de service imagine même un instant que le siège social du club pourrait s'installer ici... Dans ce lieu idyllique, les réunions de bureau ne sauraient être alors que quiétude et sérénité...

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          Après plus d'une heure de plaisirs aquatiques, les titines prennent la route de Bonifacio. Nous parvenons alors à l'extrémité méridionale de la Corse dans cette superbe ville anciennement nommée Calcosalto. De fait, nous nous trouvons également dans la commune la plus méridionale de la France métropolitaine.

         En cette fin de journée nos chères deuches doivent encore un peu souffrir. En seconde, en première même, elles "escaladent" les rues pentues de la ville qui mènent à l'hôtel "Royal" au coeur de la citadelle. Construit près des remparts dominant le port, cet hôtel se situe à proximité immédiate des rues piétonnes et commerçantes de la haute ville.

          L'accueil, une fois encore s'avère excellent.

          Après dîner, pour mieux digérer, nous décidons d'effectuer une promenade nocturne et, presque instinctivement, nous nous dirigeons vers le port, situé évidemment en contrebas, en oubliant qu'il faudra remonter...

          A 22 h, fatigués mais heureux, en attendant le marchand de sable bonifacien, nous fermons les yeux. Demain sera une autre journée!


 

8ème étape: BONIFACIO - BONIFACIO

 

 

          Aujourd'hui, géographiquement, nous abordons la 2ème partie du voyage. En effet, nous passons de l'ouest à l'est de la Corse, les deux côtes ne présentant pas du tout les mêmes caractéristiques. Pour ce, par la Nationale 198, nous prenons la direction de Porto-Vecchio et, au sud de la presqu'île, nous nous dirigeons vers la plage de Palombaggia, réputée comme étant la plus belle plage de Corse.

          Pour arriver au niveau de la mer, nous descendons d'environ 200 m sur une petite route sinueuse qui cache sur son flanc gauche de magnifiques maisons sentant bon la "java". Certaines, à n'en pas douter, ont été érigées au moment où le conservatoire du littoral n'avait aucune influence sur les permis de construire...

          Chemin faisant, nous arrivons dans une pinède. Nos titines se croient du côté de Lit-et-Mixe...tant la végétation semble identique.

32DC09.0440          A dix heures, les amateurs de baignade sont déjà à l'eau tandis que les autres lézardent sur le sable blanc. Nous sommes presque dans un eldorado.

          Trempette terminée, Brigitte et Jacques se lancent dans un footing d'environ 3 km. Ont-ils pensé un instant, qu'en courant, ils n'avaient pas le temps de contempler l'environnement? Quelle erreur!!!

          Toujours attiré par les engins à moteur, Claude, accompagné de Jacques déjà revenu,  enfourche un scooter des mers pour une virée d'une demi heure. Décidément, aujourd'hui, nous ne sommes plus touristes, nous avons mué en vacanciers.

          Malgré l'inertie dont la majorité fait preuve, les estomacs s'éveillent. C'est donc sous une paillote ayant échappé à la fougue de la maréchaussée que nous déjeunons. Une fois de plus, Eva, généreuse parmi les généreuses, se fend de quelques billets.32DC09.0569

          Vers 14 h, nous rejoignons nos chères deuches et partons vers Porto-Vecchio, agglomération imbriquée entre le relief de l'Ospédale à l'ouest et la mer Thyrénienne à l'est. C'est ici qu'a été tourné le film "l'enquête corse" au générique duquel apparaît Christian Clavier, propriétaire d'une modeste "bicoque" dans les environs. C'est également ici que résidait assez régulièrement Dalida dans sa maison du quartier Marina di Fiori.

          Nous garons Deuches et dérivés sur un parking, à l'entrée de la ville et, pédestrement, attaquons la visite. Bien que nous soyons le lundi de Pentecôte, quelques magasins sont ouverts... Nous passons bien évidemment devant l'église Saint Jean Baptiste et ne manquons pas le Bélombra centenaire qui dépose son ombre sur la terrasse d'un bistrot. Peut-être plus attirés par l'eau que par les vieilles pierres, nous arrivons au port, calme à cette heure là.

 

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          Lorsque nous décidons de retrouver les voitures, en homme galant, Jacques propose alors que les mâles aillent les chercher. C'est là que nous nous apercevons que nous avons beaucoup marché... Sous un soleil d'Afrique nous faisons presque trois kilomètres à grandes enjambées.

          Cet effort passager n'empêche pas Brigitte, Robert, Claude et René de rendre visite à un "retappeur" de 2cv en plein travail. D'après les échos, la rénovation des Deuches exposées relève plus du bricolage que de la perfection... Bref, les épouses ne cessent de s'inquiéter que lorsqu'elles revoient nos 2cv.

         Vers 16h, nous rejoignons Bonifacio, posons les voitures et le "non marin" à l'hôtel, et embarquons pour une balade en mer, histoire de voir la ville à partir du bas des falaises, et de visiter grottes et calanches. Bien évidemment, nous passons près du fameux  "Grain de sable".La mer est belle: les mouettes nous font un festival. Il semblerait presque qu'elles soient dressées pour répondre aux invitations du guide.

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32DC09.0571Cor 0114          A l'issue de cette agéable sortie, tout le monde s'éparpille plus ou moins: les hommes choisissent de visiter la citadelle. Quant aux femmes, elles optent, une fois n'est pas coutume, pour une partie de shopping...

          Rendez-vous est pris pour le dîner.

          Le chef nous a préparé ce soir de succulentes brochettes de crevettes!


 

9ème étape: BONIFACIO - ALERIA


 

 

          La ligne droite constitue le plus court chemin pour aller d'un lieu à un autre. Pour le club, ce n'est pas une raison suffisante pour l'emprunter. Aujourd'hui, Jacques a décidé de quitter la côte. Il désire nous faire encore découvrir d'autres charmes de la montagne corse.

          Après les croissants, autres pains beurrés et confiturés, l'ensemble arrosé d'un café bien entendu corsé, nous descendons de la haute ville de Bonifacio pour nous rendre d'abord dans une supérette afin d'assurer notre pique-nique quotidien, puis à la station service du coin afin de ravitailler nos titines.

          Nous retournons à Porto-Vecchio que nous quittons à hauteur de la D 368 pour prendre la direction de Zonza, avec comme premier rendez-vous la forêt de l'Ospédale et son lac ondoyant, lac calme et reposant situé à  945 m d'altitude. Il est dommage cependant qu'il faille regretter, dans cet écrin bleu cerné en partie de roches blanches, que l'éclat de ce lieu soit terni par le dépot de quelques objets, pour le moins encombrants.Ah! écologie, quand tu nous tiens...

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32DC09.057232DC09.0445          Lorsque la pause "lac" prend fin, les titines continuent à grimper en direction de Zonza. s'accordant parfois, le long de cette route serpentine, des arrêts "refroidissement" indispensables à leur bon fonctionnement. Nous en profitons pour "pentaxer" et "repentaxer", adoptant parfois les positions les plus fantasques... Pas un brin de beau paysage ne doit échapper à nos objectifs!

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32DC09.046332DC09.0449       Lorsque nous arrivons au col de Bavella, une dizaine de km après Zonza, nous sommes confrontés à un véritable chaos de véhicules. Il y a du monde, beaucoup de monde et là, il faut se garer. Dans l'immédiat, pas question de se regrouper! Un restaurateur, craignant que l'on occupe la place d'un client potentiel, aboie littéralement: un véritable commerçant dans l'âme!

          Patience aidant, nous parvenons enfin à ranger nos carrosses et, comble du bonheur, à les réunir non loin de l'endroit choisi pour poser tables et chaises. En fait, les gens de passage se sont agglutinés sur le grand parking craignant de faire franchir à leurs véhicules civilisés  les quelques rocailles qui mènent à la quiétude. Comme certaines clefs, les 2cv passent partout!!!

          Tandis que les uns mettent le couvert, tandis que Marie Claire s'inquiète de l'apéro, Guylène, dans sa cuisine intégrée, cuit les pâtes qui, mélangées à d'autres subtils ingrédients constitueront une salade "bocusale". Pour l'instant, nous ne prenons même pas le temps de constater la magnificence du site.

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          Encore une fois, nous observons que la 2CV et ses petites cousines constituent le vecteur de communication par excellence.

          Un monsieur et son fils nous abordent. Leur accent laisse à penser qu'ils viennent d'ailleurs. Sympathiques,  ils se présentent comme québecois et assurent nous suivre depuis plusieurs étapes, nous avoir filmés et photographiés dans tous les sens. Ils nous apprennent qu'il y a très peu de 2CV au Québec et paraissent forts étonnés lorsque nous leur expliquons notre périple. Ils n'auraient jamais imaginé que ces petites Citroën soient en mesure d'escalader Bavella!

          Ces hommes nous envient: ils ne le cachent pas.

          Cette longue et agréable conversation terminée, nous apprécions à sa juste valeur la salade de pâtes. Avant d'entreprendre la descente en direction de Solenzara, certains adressent une prière à Notre Dame des Neiges dont la statue est entourée d'ex-voto.

32DC09.0462          Nous quittons cette esplanade verdoyante vers 15 h et parvenons à Solenzara 3/4 d'heure plus tard. En 30 km nous sommes descendus de 1218 m au niveau de la mer.

          En direction du port, nous rencontrons un deuchiste qui, sans le dire, fait comprendre à qui regarde bien sa voiture, qu'il désire la laisser dans son jus. Les consignes de lavage  affichées et le bouchon de réservoir attestent de l'attachement du propriétaire à son véhicule. Malheureusement notre homme semble pressé!

         Faute de pouvoir palabrer avec lui, nous entamons une visite du port. Au passage, les gourmandes et les gourmands ont déjà reluqué le marchand de glaces.

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32DC09.0471          Nous ne pouvons donc échapper à ce rendez-vous "glacial" et nous nous retrouvons rapidement attablés chez le glacier du port dont la simple lecture de la carte met en appétit. Chacun y va de son temps de réflexion pour se décider quant à son choix. Le serveur, habitué à ces attitudes, imperturbable, garde le sourire. Il est vrai, qu'en période estivale, il doit en voir d'autres... à moins que sa sympathie provienne de ses origines: il nous apprend être gersois, ce qui en soi, explique tout...

          Les glaces sont succulentes... Véro et Brigitte s'en lèchent encore les babines...

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32DC09.0475         Notre étape se termine à Aléria, plus précisément à l'hôtel "l'Empereur" que nous rejoignons vers 17h 30. Ici, la piscine nous attend. Valises à peine posées, la baignade commence pour les grands enfants que nous sommes.

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32DC09.0480       Trempette terminée, nous déclinons les 3 D de la journée: Douche, Dîner, Dodo.

       Demain, il fera jour...

 

 

10ème étape: ALERIA - ALERIA (via CORTE)

 

 

          Le voyage tire à sa fin. Nous allons aujourd'hui à Corté car venir en Corse sans visiter Corté c'est comme aller à Fez sans voir la médina, aller à Bamako sans voir le marché de Médine ou simplement à Paris, sans voir la tour Eiffel.

          Au volant des titines, sur une quarantaine de kilomètres, nous passons du point 0 à une altitude de 450 m, altitude de la ville située au bas de deux vallées, celle de Tavignanu et celle de la Restinica. Ancienne capitale de la Corse, aujourd'hui Corté peut se targuer d'être la plus petite ville de France à posséder une université.

          Nous déposons nos carrosses sur le parking d'un supermarché, au bas de la ville et entreprenons la montée avec pour objectif de rejoindre le point culminant de la ville.  Nous empruntons la passerelle qui franchit le Tavignano, lequel se jette dans la mer tyrrhénienne, près d'Aléria.

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          Nous nous promenons dans les différentes rues commerçantes, sur le cours Paoli, rendons une visite à la charmante tenancière du bar anciennement tenu par Antoine et prenons les différents escaliers qui mènent au "belvédère" de la ville. De ce point de vue "haut placé", nous avons une pensée pour nos amis déjà rentrés sur le continent et qui, eux, ont déjà visité Corté sous d'autres conditions météorologiques... Ils en ont retiré un souvenir pour le moins aqueux...

          Nous ne visitons pas la citadelle construite en 1420, mais nous nous accordons du temps pour quelques arrêts "repos" et pour apprécier l'architecture locale qui, bien que parfois semblant délabrée, ne manque pas de charme. Corté a une âme!

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32DC09.0498          Il serait impensable de quitter Corté sans se rendre à la gendarmerie où la famille "MG" a une importante besogne à effectuer. En effet, elle s'est vu confier, par un membre de la famille, la délicate mission de remettre à la famille Guillaume une bouteille de produit liquide écossais directement importée d'Espagne.

          Il est juste midi lorsque nos 2cv se garent devant la gendarmerie locale, précisément l'heure où le gendarme de service ferme les portes de la "maison". GG, en  lui demandant  de bien vouloir avertir Jérôme de sa présence, l'oblige à effectuer quelques minutes supplémentaires. Courtois, le gendarme ne rechigne pas. Il est vrai qu'il existe encore certaines institutions où les 35h ne constituent pas forcément la règle.

          Après quelques minutes d'attente, nous faisons tous connaissance de Jérôme et Rachel, au sens de l'hospitalité très développé. Spontanément, ils invitent l'ensemble du groupe autour de "la table ronde", pour un moment convivial, en regrettant notre arrivée à l'improviste. Qu'ils soient ici sincèrement remerciés de leur accueil!

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          Cependant, les bonnes choses ne sont que temporaires. Nous quittons ce couple sympathique pour rejoindre la vallée de la Restonica. C'est sur la D 623, à proximité immédiate d'un torrent que nous trouvons le lieu idéal pour se sustenter.

          Lorsque tables et chaises sont dépliées, Monique se rend compte qu'elle a oublié son sac à main à la gendarmerie. Dans le silence le plus total, les MG reprennent, à vive allure, la route de Corté et croisent Jérôme, quelques centaines de mètres plus loin. Il nous ramène le sac retrouvé auprès de la fameuse table ronde, et par conséquent l'argent liquide, l'argent pas liquide, et les divers papiers. Quel soulagement!!! Le repas se passe bien... La digestion impose un petit farniente au bord de l'eau...

32DC09.0502.01.JPG           Nous reprenons les voitures pour atteindre la cascade de la Restonica en empruntant la route serpentant à travers les gorges. Bien que le paysage soit encore une fois magnifique, la route, compte tenu de son étroitesse, s'avère par endroits, assez dangereuse. Il faut éviter ici d'avoir à croiser un véhicule . Si tel est le cas, il convient de respecter les règles de politesse les plus élémentaires, ce que d'ailleurs tout le monde ne fait pas, certains cherchant à s'imposer, coûte que coûte.

           Par contre, les motards, sur leurs engins rutilants, se montrent courtois. Il doit exister des similitudes entre "l'esprit motard" et "l'esprit deuchiste".

32DC09.0511       Tendus, nous parvenons enfin à la cascade, alimentée par le lac de Mélo situé plus haut mais que nous ne voyons pas. Ici aussi, nous sommes confrontés à quelques difficultés pour garer les voitures: nous attendons que des places se libèrent pour mieux profiter du paysage.

       Nous voyons arriver Robert et Brigitte dont la sérénité peut parfois laisser  perplexe. Pendant que nous déjeunions, Robert s'est fait voler ses papiers dans la voiture laissée ouverte: cela ne semble pas les exaspérer outre mesure.

          Encore une fois, le site est merveilleux. Les bergeries de Grotelle se fondent dans la nature.

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          La descente, toute en douceur, est plus décontractée: nous revenons à Aléria. Avant le dîner certains vont à la plage, d'autres préfèrent se reposer. Nous nous retrouvons à 20h au restaurant et pensons déjà à demain. La faim et la fin se précisent.

 

 

11ème étape: ALERIA - BIGUGLIA (via Lancone)

 


          Nous vivons aujourd'hui notre avant dernière journée sur le sol Corse. Jacques a décidé de nous faire visiter une région hors du commun, une région montagneuse, une région boisée, la Castagniccia.

          Nous quittons Aléria en direction de Bastia et, à hauteur de Prunete, nous abandonnons le sable fin pour emprunter la D 71. Dès les premiers kilomètres la route s'avère sinueuse et abrupte. Nos chères titines font preuve de courage.

          En guise de récompense, nous leur faisons faire un premier arrêt devant la cathédrale Saint-Erasme de Cervione.32DC09.0518

          Après qu'elles aient repris leur souffle, nous repartons en direction de Piedicroce pour rejoindre la source d'eau ferrugineuse d'Orezza. Ca monte, ça monte, ça monte sans cesse et la route est parfois très étroite. C'est ainsi que nous assistons au spectacle d'un car de tourisme devant effectuer plusieurs manoeuvres afin de pouvoir franchir un pont situé dans un virage... Force est de constater et d'apprécier l'adresse du chauffeur pour qui les rétroviseurs constituent les seuls guides. Une légère perte de temps, mais un beau show!32DC09.0525

          Le problème de stationnement à la source d'Orezza est rapidement réglé. A la vue de nos 2cv et dérivés immatriculés dans le 31 et le 32, un homme décide de nous faire garer dans la cour de l'usine: c'est le chef de la production qui travaille auprès d'un semi-remorque.

          Il nous rassemble "au centre du monde" et nous raconte l'historique de la source, la "dé-férruginisation" de l'eau, sa "dégazification", sa "regazification", etc... l'ensemble non sans humour. Il nous dévoile les procédés de mise en bouteille et comble de sympathie, nous offre quelques échantillons d'eau, un eau chère, très chère même dont la production de 9 millions de bouteilles par an ne permet qu'une exportation de 5% de la production, le terme exportation ne recouvrant ici que ce qui se vend au delà de la Corse.

          A la source, avant traitement, cette eau ne s'avère pas excellente, même si elle possède des vertus thérapeutiques certaines. Ceci n'empêche pas notre ami René de s'en friser les moustaches sans crainte de se les rouiller (les moustaches, évidemment).

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32DC09.0534          En remerciement pour son accueil, sa courtoisie et sa générosité, Guylène offre au maître des lieux quelques bouteilles de vin de notre terroir et Jacques, une plaquette, souvenir de notre passage.

          Nous quittons cet homme affable et nous mettons en quête d'un coin pour pique-niquer, difficulté résolue sans tarder. Après presque deux semaines de vie commune, l'ambiance du groupe est toujours présente. La journée n'est pas terminée: nous avons besoin d'emmagasiner encore quelques forces.

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          Nous avons rendez-vous, cet après-midi, au moulin de la Casa di Cornu. Après une très longue série de virages, nous parvenons  dans un village montagneux. Il ne comprend que quatorze habitants. Compte tenu de son isolement parfois problématique, la population vit en presque totale autarcie.

          Nous sommes accueillis par le fils du meunier. Malgré son jeune âge, il connaît déjà toutes les ficelles du métier. C'est avec facilité qu'il répond à nos questions. Il nous fait visiter la châtaigneraie et le moulin à partir duquel la famille produit la farine de châtaignes. Le travail est pénible et la production reste faible car il faut environ 15 tonnes de chataîgnes pour produire moins de 2 tonnes de farine. Cette production n'est pas suffisamment lucrative pour en vivre décemment.

          Avant de quitter ce sympathique jeune homme, nous effectuons quelques achats de produits régionaux dans l'échoppe tenue par sa maman, en souhaitant à cette dernière le passage de nombreux touristes dans les mois à venir, mais surtout le passage de nombreux acheteurs.

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32DC09.0540           Vers 17 h, nous redescendons dans la plaine, à Biguglia. A l'hôtel Cors'hôtel, nous prenons possession de nos luxueuses chambres où l'épaisse moquette n'a d'égal que la douche à jets divers et la radio intégrée. C'est le pied!

           Certains s'offrent un dernier bain à la plage de Marana, d'autres profitent du grand confort qui leur est proposé. Robert, quant à lui, apprend que ses papiers ont été retrouvés. Ouf!

           A 20h, Bruno et Marie-Jeanne viennent nous chercher pour le dernier repas au restaurant. Nous suivons la mercedes "warninguée" et remontons le défilé de Lancone que nous avions franchi le jour de notre arrivée en Corse.  Aux "chênes lièges", nous dégustons une excellente soupe de poissons, de la langouste, et encore de la langouste. Nous profitons de cette dernière occasion pour offrir à Jacques et Monique un petit présent en témoignage de remerciement pour la préparation de ce périple, sa mise en oeuvre et la patience dont ils ont dû faire preuve avec la bande de coyottes qui les accompagnait.

          Jacques possédait tous les attributs: il ne lui manquait que le couteau. C'est maintenant chose faite!

          A 23h 30, lentement, nous rentrons à l'hôtel. Il est grands temps d'aller se coucher!

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12ème étape: BASTIA

 

         Nous consacrons cette dernière journée à la visite minutieuse de la ville de Bastia,  et aux dernières emplettes.

        Tandis que nous rejoignons le port vers 19 h 30, nous retrouvons le gentil québecquois que nous avions rencontré au col de Bavella. Serait-il là par hasard? Nul ne le saura... Toujours est-il qu'il nous félicite pour notre virée. Ce qu'il ne sait certainement pas, c'est, qu'au travers de cette odyssée, nos relations se sont renforcées. De simples deuchistes, nous nous sommes transformés, au fil des heures passées ensemble, en de véritables amis, signe suffisant pour affirmer que ce voyage fut une totale réussite.

 

          Débarqués le samedi 29 mai, nous rejoignons nos pénates dans l'attente d'une prochaine virée qui ne saurait tarder!!! En attendant, que de choses à raconter!



 

     

 

 


 


         

 



 

 

 


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