Lundi 14 avril 2008
Depuis son adhésion au club, Louis Testa s'est toujours promis d'organiser une balade dans le Tarn et Garonne, région qui lui est chère. Malheureusement quelques ennuis de santé l'ont poussé à retarder cette sortie.
Maintenant rétabli, avec son ami Christian Pueyo, figure locale, il nous convie, ce samedi 12 avril 2008, à découvrir la partie sud-ouest de ce département. Le rendez-vous est fixé presque à la frontière du Gers, précisément à Gimat où nous sommes attendus par nos deux compères et par Monsieur le Maire de la commune. Sous un ciel d'un gris plus ou moins foncé et malgré une température quelque peu frisquette, nous apprécions les viennoiseries et le café proposés sous l'auvent du foyer rural.


Bien entendu, Philippe, notre Président, remercie le Maire pour son accueil et l'ensemble du groupe pose pour la postérité devant le zoom du reporter de la presse locale qui se fera un plaisir de relater le passage du 32 Deuche Club dans ce village d'habitude si calme.

A l'issue de ce premier "en-cas", Christian propose de continuer le chemin. Nos quatorze petites Citroën démarrent au quart de tour et c'est en suivant Louis que nous nous dirigeons vers Esparsac où cette fois-ci nous sommes accueillis par Monsieur Odé Guirbal, Maire et Conseiller général du canton. Face à un panorama magnifique, nous garons nos véhicules, prenons un deuxième café et, attentifs aux explications de notre hôte, commençons la visite du bourg.

En nous menant vers la salle des fêtes, Monsieur Guirbal, très attaché à sa cité, nous explique qu'Esparac signifierait, d'après la légende, "eaux éparses" car, construit sur les coteaux de Lomagne, ce village est entouré de sources et de fontaines.
Nous continuons la visite par l'école communale, l'école André Candelon, instituteur qui "sévissait" ici dans les années 50 et dont l'envergure dépassait les frontières du canton. Ce n'était pas un professeur des écoles... C'était, parait-il, un instituteur "à l'ancienne", dont les méthodes n'étaient pas forcément pédagogiques mais toujours efficaces. A son contact, les écoliers apprenaient à lire, à écrire et à compter! Christian qui l'a connu garde de lui un souvenir ému.

Nous continuons la visite par la mairie, la rue principale et l'église Saint-Pierre, construite entre 1425 et 1449. Si ce n'est son mur clocher, type de clocher très répandu dans la région, cet édifice ne présente aucune particularité mais renferme un véritable trésor: une pietà du XVème siècle.

Monsieur Guirbal est triste que nous le quittions: il semblait si heureux de faire découvrir son village dominé par la vieille pierre.
En faisant un léger crochet par Beaumont, Louis nous mène ensuite aux caves de Saint-Sardos, village viticole où est née notre amie Nicole.
Face à cet établissement entouré de toutes parts de vignobles, sans la moindre manoeuvre, nous garons nos 2CV en épi dans un ordre presque parfait.

C'est alors que nous rejoignent Jean-François et Christiane. Le retard de Jean-François s'explique par un bris de parebrise inattendu au moment du départ.
Après le mot de bienvenue, le tout jeune directeur de cette cave nous en fait l'historique et nous dévoile les secrets du vin de Saint-Sardos en insistant sur le travail des vignerons qui pratiquent ici leur passion en respectant des règles de base, à savoir, une culture raisonnée, des rendements limités et une sévère sélection des cépages selon le terroir. Ses commentaires fort intéressants sont parfois ponctués de points de détail non moins captivants, fournis par Nicole, heureuse de se retrouver entre ces murs qu'elle fréquentait hier, et au sein desquels elle a débuté sa carrière professionnelle. Elle semble en avoir gardé un agréable souvenir et se réjouit de l'évolution favorable de cette cave, type d'organisme souvent décrié.
Evidemment cette visite se termine par une dégustation: Saint-Sardos vaut un détour!

Il est presque treize heures lorsque nous nous présentons à Belbèze. Notre arrivée étant annoncée par voie d'affiches, quelques badauds sont présents pour regarder nos "montures": subitement un peu d'animation!
Belbèze est une petite commune dont le nom vient du latin "bellum videre" ce qui signifie belle vue. La simple présence d'une table d'orientation justifie ce nom. En effet, de cette table nous découvrons de superbes points de vue sur la Gascogne à l'ouest, sur le Quercy au nord-ouest et sur la forêt de Grésigne à l'est.

Avant de déjeuner, l'apéritif s'impose. Il nous est encore offert par le Maire du village qui, de plus, met à notre disposition sa salle des fêtes afin que nous pique-niquions dans des conditions confortables. Merci Monsieur le Maire!
"Le sortir du sac" ne déroge pas aux habitudes: chacun a prévu pour le voisin et l'ambiance du repas s'avère toujours aussi conviviale. C'est le moment d'enregistrer l'adhésion au club d'une famille invitée à cette sortie. L'effectif du club s'élève donc à ce jour à 90. Bien entendu, nous souhaitons la bienvenue parmi nous à Monsieur et Madame René Faillières.
En rejoignant Maubec, terme de cette balade, nous faisons un tour dans le centre de Beaumont de Lomagne. Notre passage ne peut passer inaperçu tant nos klaxons donnent de la voix.
Maubec est une ancienne place forte entourée de remparts de pierres patinées par les siècles. Site défensif redoutable, le village fut à plusieurs reprises le théâtre d'âpres combats, notamment au cours des guerres de religion. Aujourd'hui, l'Eglise Saint-Orens, classée monument historique par arrêté ministériel en date du 27 août 1986, constitue le point d'orgue d'une citée fortifiée, agrémentée de ruelles pittoresques.

Pour bien terminer cette journée, nous sommes encore invités. Le Maire étant absent pour raison impérieuse, il a tenu à nous offir une collation gentiment servie par deux conseillers municipaux et la secrétaire de mairie. Merci à Monsieur le Maire pour cette attention et merci à ses "adjoints" pour leurs sourires et leur disponibilité.
17 heures: les 2CV partent petit à petit, chacune vers sa maison. Dans cette partie du département très vallonée, elles auront gravi quelques côtes, descendu quelques pentes, soufflé sur les portions plates et rentrent chez elles ravies d'une telle journée.
Un grand merci à Louis Testa et Nicole, Christian Pueyo et son épouse. En leur compagnie et grâce à eux, le 32 Deuche Club a encore partagé quelques heures inoubliables au cours desquelles tourisme et culture ont été étroitement liés dans une ambiance toujours aussi sympathique.





par Lumaga publié dans : Automobiles
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