Jeudi 28 mai 2009
Chers amis, bonjour!
Permettez moi de vous rapporter le long week-end de l'Ascension que je viens de vivre, un week-end remarquable, extraordinaire, sensationnel, inoubliable.
Auparavant, une présentation rapide de ma modeste personne s'impose. En fait, je suis une Lacom, fais partie de l'ordre des diptères mais présente cependant quelques dissemblances avec la mouche classique, dite mouche domestique.
Celles-ci résident dans le fait que je possède deux têtes et donc quatre yeux qui me
permettent de posséder un champ de vision de 360°, quatre oreilles à l'écoute permanente, deux ailes, non pas parallèles mais opposées, organes particulièrement appréciables pour virer de bord et,
autre don de la nature, tel le caméléon, je peux changer de couleur, non pas en fonction de l'environnement, mais à ma guise. Je peux donc passer inaperçue, ce dont je ne me prive guère. Ma copine
"la pie" et mon camarade "perroquet" m'ont surnommée "Lacom-mère".
Mon profil ayant été rapidement tracé, venons-en aux faits.
Mercredi dernier, en sortant du supermarché auscitain dans lequel je me ravitaille habituellement (par succion sur les produits exposés), mon regard est subitement attiré par un véhicule peu ordinaire dont les propriétaires chargent le coffre. Rusée, je mue et m'installe à bord, tous mes sens en éveil! Madame cause de la cherté de la vie, des hausses permanentes des produits de première nécessité, cause et cause encore... Monsieur, plus discret, se satisfait pour l'heure du doux ronronnement de son bicylindre qui, dès demain, doit les emmener à la 17ème rencontre nationale de 2cv et dérivés qui se tient à Lit et Mixe, paisible village landais. Ma décision est prise: je serai du voyage, et pour cela, à leur insu, passerai une nuit complète dans leur carrosse.
Dès l'aube, je ressens comme une certaine agitation dans le garage. Visiblement, ces gens là sont pressés de partir!
Ils prennent la direction d'un vaste parking sur lequel ils sont attendus par d'autres "sonnés" de la Deuche. Avant le voyage, une photo s'impose!
D'après ce que j'entends dire, cette journée restera gravée dans la mémoire de
Brigitte et Robert. En effet, il paraît qu'en tant que nouveaux adhérents au club, ils effectuent aujourd'hui leur première sortie et testent véritablement leur 2cv. En tapinois, je me glisse sur
l'épaule de la préposée des postes paviennes.
Le convoi s'ébranle! Colorées à souhait, les cinq Deuches prennent la direction de Vic Fezensac. A un train d'enfer tout à fait relatif, elles rejoignent Nogaro où, malgré une pluie fine, une pause est prévue. Si cela n'avait pas été le cas, cette halte se serait, me semble-t-il, imposée. Les caoutchoucs du bazar qui permet d'enlever l'eau du pare-brise sont usés: il y a lieu de les changer. Il parait que ce truc là se nomme un essuie-glace. L'accessoire devient ici essentiel...
Pour mener à bien cette délicate opération mécanique, comme à la DDE, la main d'oeuvre ne manque pas, mais un seul travaille efficacement, en l'occurence Jacques!
Les épaules de Brigitte s'avèrent confortables. Je continue donc la route dans cette guimbarde à l'insonorisation plus ou moins douteuse. Qu'importe! le ciel se dégage, le moral stagne au beau fixe.
A Mont de Marsan, à la volée, nous récupérons Daniel et Rose-Marie. Le temps pressant, nous ne leur ferons le bisou qu'à Onesse où nous logerons. Chemin faisant, dans les Landes, nous constatons avec tristesse les dégâts occasionnés par la dernière tempête. Je suis persuadée que lors de ce déchainement climatique nombre de mes cousines diptères ont rendu l'âme...
Comme prévu par le chef de convoi, nous arrivons à Onesse vers 11h30. Les 2cv se dirigent vers le camping où Sylvain, grand ordonnateur des mobil-home nous rejoint. Serait-il censé de l'imaginer sans sourire?....
Malgré les précautions prises par notre léguevinois, bien que les gîtes aient
été retenus à l'avance, à cause peut-être de l'impéritie du gérant, une certaine confusion se crée: on ne sait plus qui couche avec qui et où. Insolente de nature, je rigole beaucoup plus
qu'Huguette qui, en fin de compte, va loger au fin fond de la forêt, mais dans un confort digne d'une véritable maison.
Tout le monde logé, tout le monde casé, tout le monde assoiffé, le convoi avance maintenant vers la maison familiale des Legrand. Durant tout le séjour cette accueillante demeure constituera le point de rassemblement quotidien à partir duquel nous rejoindrons les différentes festivités deuchistes.
Ici, je fais connaissance de Guylène, Philippe, Véronique et Florian, René et Marie-Claire. Que de monde! Tant mieux, je pourrai ainsi voler d'une épaule à l'autre...
Pour le déjeuner, Brigitte n'a rien prévu. Qu'à cela ne tienne! Elle et son compagnon, venus à Lit et Mixe seulement pour la journée, ne repartiront pas le ventre vide. Les mets des habitués sont partagés sous l'agréable auvent ombragé. La Deuche pavienne "peugeotisée" fait l'objet de menues railleries sympathiques et bien comprises.
15h: il est enfin temps de découvrir le "site", lieu magique dans l'esprit des
deuchistes: c'est ici qu'ils s'apprêtent à découvrir les 2cv les plus folles. Le convoi, composé maintenant de huit 2cv ou dérivés part vers Lit et Mixe. Avant de rejoindre la capitale ponctuelle
de la Deuche, nous traversons encore la forêt landaise mutilée. Quel désastre!
Que de Deuches! Que de Deuches! Que de Deuches!
Qu'elles soient à babord, à tribord, en poupe ou en proue, je m'extasie devant chaque deuche qui s'offre à mon large regard: le monde humain ne manque pas d'imagination! Je ne parviens pas à trouver deux 2cv absolument identiques. Chaque propriétaire y apporte un petit quelque chose de sa personnalité, un brin d'humour, de fantaisie ou de sérieux. Montre moi ta 2cv, je te dirai qui tu es!
Tandis que Jacques met fin à un souci mécanique, le reste de la bande traîne
paresseusement et rencontre les 32 deuchistes campeurs, ceux qui ont laissé femme(s) et enfants au foyer, ceux qui, en la circonstance, ont décidé d'accorder peut-être un peu plus d'importance à la
fête qu'à la 2 cv proprement dite. Les lunettes fumées et quelques traits tirés mettent en exergue une certaine fatigue nocturne qui ne gêne en rien la prise de décision concrète. Les campeurs
invitent les non campeurs à un apéritif improvisé mais combien convivial!
Aux alentours de 21 h les résidents en pays d'Onesse consentent enfin, après cette longue journée, à se mettre à table. C'est toujours chez Sylvain et
Guylène que les restes du déjeuner sont terminés. Les deuchistes élaborent l'emploi du temps du deuxième jour de fête.
Pour ma part, je n'en peux plus! J'abandonne quelque peu le monde des humains et m'engouffre dans les bras d'une Morphée animale pour une bonne nuit réparatrice.
Il n'est pas encore 9 heures du matin lorsque le ronron de quelques 2cv viennent perturber le calme de la propriété "legrandesque".
Aujourd'hui, c'est sur l'épaule d'un homme que je vais me promener!
Sylvain, par des chemins détournés qui ne manquent pas de charme, nous amène vers la station la plus proche. D'un vol rapide, je vais faire la connaissance du patron de cette station. Il jubile, il exulte, il délire presque face à sa caisse: il n'a jamais gagné autant de "pesos" en si peu de temps! Les 2cv, bien que réputées économiques, demandent un minimum qu'il se fait un malin plaisir de leur proposer.
Nous repartons vers le site. Lorsque nous arrivons à proximité et que nous parvenons à stationner les véhicules en groupe, les hommes sont indubitablement attirés par la bourse d'échanges. Les dames, quant à elles, préfèrent un petit lèche-vitrine au centre ville. Rendez-vous est fixé en un lieu précis.
J'ai ouïe dire que les dames avaient eu l'opportunité de visiter un musée landais: elles en sont sorties enchantées. Les
messieurs ne se sont pas privés de "mater" les beaux chassis, de caresser quelques vieilles pièces, de rechercher quelques raretés, etc, etc... J'ai même vu Sylvain rêver! Il est vrai qu'il avait
belle allure au volant de "sa" Patron! Et ce petit Florian? Il dégageait une envie communicative de piloter une
2cv tunée.
A midi, les dames ne sont toujours pas de retour. Le contraire eut été peut-être étonnant...
René préconise que nous allions fair un tour au 2cv-cross: son idée fait l'unanimité. Je suis ébahie par les possibilités de ces 2cv bidouillées, trafiquées, bricolées. S'il ne tenait qu'à moi, je ne quitterais pas ce spectacle!
Cependant, lorsque l'estomac humain gronde, il faut le rassasier. Guylène,
Véronique, Rose et les autres enfin de retour, le groupe au complet s'agglutine face à l'un des restaurants érigé pour la circonstance. En faisant la queue, chacun se lèche déjà les babines à
l'idée de dévorer un steak-frites!
L'après-midi
s'avère chargé en activités. Il débute par une promenade digestive vers le stade, promenade au cours de laquelle nous rencontrons les familles Ribo et Dufour en plein exercice de mastication...
Francis est venu à Lit et Mixe avec sa 2cv "vachée"... Jacques a sorti ses Tangara!
Le soleil et la température ambiante incitent à aller à la plage. Presque naturellement les 2cv du 32 Deuche prennent la direction du cap de l'Homy. Sur quelques kilomètres, dans un concert ininterrompu de klaxons plus "mélodieux" les uns que les autres, les petites Citroën suivent des petites Citroën, les petites Citroën croisent des petites Citroën: ce balai bien réglé ressemble à une colonie de fourmis bariolées.
Sylvain, téméraire, se jette à l'eau. Chacun y va de son petit refrain quant à la température de la flotte... Je me marre, je me marre: ces humains sont vraiment timorés, hésitants, en bref, frileux!
Sur la montre de mon porteur, les aiguilles semblent tourner à une vitesse effrénée: la trève au bord de l'océan laisse place à un retour vers la ville où se prépare une course de vaches landaises. Je vais encore découvrir quelque chose de nouveau: mes deux petites cervelles commencent à être encombrées. Certes, chez les diptères, nous savons ce qu'est une vache. J'ignorais cependant que ce genre de quadrupède puisse être utilisé en spectacle.
Le 32 Deuche club est parfaitement installé dans les tribunes. Les deuchistes se sont affublés des couvre-chefs les plus divers pour se protéger des rayons ardents du soleil. Le numéro des bovidés cornus peut commencer!
Dès les premières passes, je comprends les règles du jeu: en fait, l'écarteur doit s'écarter de la vache quand elle fonce sur lui. Original comme concept!
A l'heure du dîner, les femmes futées comptent bien sur la dégustation des produits régionaux pour éviter un restaurant ou un simple sandwich... Erreur! Telles des mouches sur un pot de confiture, la foule se rue sur les spécialités proposées. Conclusion? Le 32 Deuche Club n'a pas dîné mais le 32 Deuche Club a faim.
Face à cette dernière situation inacceptable chacun choisit son type de repas. J'accompagne les mangeurs de cuisses de grenouilles sans dire à mes compagnons que je viens de sucer quelques morceaux de délicieux pâtés, de dévorer du saucisson bien de chez les autres, de bâfrer du fromage de montagne et... de plaine, de m'empiffrer de pâtisseries et de me régaler de vins locaux moelleux à souhait! Quelle aubaine de pouvoir passer inaperçue!
La journée n'est pas encore terminée. En attendant d'assister au taureau de fuego, nous refaisons un tour par l'aire de tout terrain, véritable plaisir pour ma pomme qui constate que ce sont toujours les mêmes Deuches qui stagnent au fond des trous! Pauvres voitures!
23 heures: enfin le moment tant attendu du "taureau en feu"!
C'est en quelque sorte un genre de feu d'artifice dans lequel des éléments pyrotechniques sont disposés sur le dos d'un taureau de bois, en mouvement, ce mouvement étant généré par un bipède placé sous la bestiole...
Je reste convaincue qu'en positionnant cet attirail incendiaire ailleurs que sur le dos de l'animal, celui-ci pourrait gagner de la vitesse...
Trêve de plaisanterie, j'ai sommeil. Dans la berline qui me ramène à Onesse, avant de m'endormir, je m'offre le confort indiscutable d'une boite à gants de 2cv.
Pour cette dernière journée de concentration, les campeurs ont eu la bonne idée d'organiser un déjeuner en commun. Lorsque nous parvenons au barnum du club, nous trouvons "portes closes". Renseignement pris auprès du voisinage, nos hôtes ne nous ont pas oubliés: encore fatigués par une nuit endiablée, ils se sont levés tard et sont partis tout simplement faire les commissions, grandes cette fois! Dès leur retour les dames se transforment en marmitonnes, les célibataires en chefs de cuisine.
Je reste pantoise face à l'organisation de ces campeurs occasionnels. Ils
n'ont rien oublié! Réfrigérateur, réchaud à gaz, machine à glaçons, plancha, etc, etc!
Moi, Lacom-mère, je félicite ces messieurs, je leur tire mon chapeau! Au même titre que toutes les personnes présentes, je ne suis pas prête d'oublier ce repas!
Lorsque vers 16h les fessiers parviennent plus ou moins difficlement à quitter
leur siège respectif, c'est encore pour se rendre à la plage où, bien entendu, il y a foule. Le spectacle incessant des 2cv sur la route se glissant au sein de la forêt landaise relève presque de
l'illusion.
Une petite heure de plage et c'est le retour sur le site pour quelques derniers achats. Certains s'essaient à marchander... mais en vain...
Pour cette ultime soirée, Sylvain et Guylène offrent encore l'apéro. Les glaçons sont à point! Anisées ou pas, les quelques gouttes d'alcool absorbées rincent les gosiers désséchés par une rude journée.
Nous dînons chez un restaurateur pour le moins flegmatique, détendu, décontracté dont les moules congelées dénotent une cuisine grossière. Qu'importe, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Guy détend l'atmosphère d'une salle à manger presque sinistre et tente de faire oublier à ses amis qu'ils se quitteront déjà demain...
Avant de vous dire à bientôt sachez que:
- je ne porterai pas de jugement sur la concentration proprement dite qui, en fait, en guise de rassemblement, a donné l'image d'une dispersion totale des deuchistes: ceci n'est dû qu'à la topographie des lieux. Je salue ici très bas le comité d'organisation qui a su concrétiser un projet un peu plus fou chaque année.
-j'ai admiré la courtoisie des 32 deuchistes parmi lesquels Sylvain et Guylène méritent une standing ovation toute particulière. Ils ont su accueillir, ils ont su faire plaisir! Le diplôme de "très, très bon amis" leur revient de droit!
Signé:
Lacom-mère
Accompagnatrice officieuse du 32 Deuche Club en vadrouille
Permettez moi de vous rapporter le long week-end de l'Ascension que je viens de vivre, un week-end remarquable, extraordinaire, sensationnel, inoubliable.
Auparavant, une présentation rapide de ma modeste personne s'impose. En fait, je suis une Lacom, fais partie de l'ordre des diptères mais présente cependant quelques dissemblances avec la mouche classique, dite mouche domestique.
Celles-ci résident dans le fait que je possède deux têtes et donc quatre yeux qui me
permettent de posséder un champ de vision de 360°, quatre oreilles à l'écoute permanente, deux ailes, non pas parallèles mais opposées, organes particulièrement appréciables pour virer de bord et,
autre don de la nature, tel le caméléon, je peux changer de couleur, non pas en fonction de l'environnement, mais à ma guise. Je peux donc passer inaperçue, ce dont je ne me prive guère. Ma copine
"la pie" et mon camarade "perroquet" m'ont surnommée "Lacom-mère".Mon profil ayant été rapidement tracé, venons-en aux faits.
Mercredi dernier, en sortant du supermarché auscitain dans lequel je me ravitaille habituellement (par succion sur les produits exposés), mon regard est subitement attiré par un véhicule peu ordinaire dont les propriétaires chargent le coffre. Rusée, je mue et m'installe à bord, tous mes sens en éveil! Madame cause de la cherté de la vie, des hausses permanentes des produits de première nécessité, cause et cause encore... Monsieur, plus discret, se satisfait pour l'heure du doux ronronnement de son bicylindre qui, dès demain, doit les emmener à la 17ème rencontre nationale de 2cv et dérivés qui se tient à Lit et Mixe, paisible village landais. Ma décision est prise: je serai du voyage, et pour cela, à leur insu, passerai une nuit complète dans leur carrosse.
Dès l'aube, je ressens comme une certaine agitation dans le garage. Visiblement, ces gens là sont pressés de partir!
Ils prennent la direction d'un vaste parking sur lequel ils sont attendus par d'autres "sonnés" de la Deuche. Avant le voyage, une photo s'impose!
D'après ce que j'entends dire, cette journée restera gravée dans la mémoire de
Brigitte et Robert. En effet, il paraît qu'en tant que nouveaux adhérents au club, ils effectuent aujourd'hui leur première sortie et testent véritablement leur 2cv. En tapinois, je me glisse sur
l'épaule de la préposée des postes paviennes.Le convoi s'ébranle! Colorées à souhait, les cinq Deuches prennent la direction de Vic Fezensac. A un train d'enfer tout à fait relatif, elles rejoignent Nogaro où, malgré une pluie fine, une pause est prévue. Si cela n'avait pas été le cas, cette halte se serait, me semble-t-il, imposée. Les caoutchoucs du bazar qui permet d'enlever l'eau du pare-brise sont usés: il y a lieu de les changer. Il parait que ce truc là se nomme un essuie-glace. L'accessoire devient ici essentiel...
Pour mener à bien cette délicate opération mécanique, comme à la DDE, la main d'oeuvre ne manque pas, mais un seul travaille efficacement, en l'occurence Jacques!Les épaules de Brigitte s'avèrent confortables. Je continue donc la route dans cette guimbarde à l'insonorisation plus ou moins douteuse. Qu'importe! le ciel se dégage, le moral stagne au beau fixe.
A Mont de Marsan, à la volée, nous récupérons Daniel et Rose-Marie. Le temps pressant, nous ne leur ferons le bisou qu'à Onesse où nous logerons. Chemin faisant, dans les Landes, nous constatons avec tristesse les dégâts occasionnés par la dernière tempête. Je suis persuadée que lors de ce déchainement climatique nombre de mes cousines diptères ont rendu l'âme...
Comme prévu par le chef de convoi, nous arrivons à Onesse vers 11h30. Les 2cv se dirigent vers le camping où Sylvain, grand ordonnateur des mobil-home nous rejoint. Serait-il censé de l'imaginer sans sourire?....
Malgré les précautions prises par notre léguevinois, bien que les gîtes aient
été retenus à l'avance, à cause peut-être de l'impéritie du gérant, une certaine confusion se crée: on ne sait plus qui couche avec qui et où. Insolente de nature, je rigole beaucoup plus
qu'Huguette qui, en fin de compte, va loger au fin fond de la forêt, mais dans un confort digne d'une véritable maison.Tout le monde logé, tout le monde casé, tout le monde assoiffé, le convoi avance maintenant vers la maison familiale des Legrand. Durant tout le séjour cette accueillante demeure constituera le point de rassemblement quotidien à partir duquel nous rejoindrons les différentes festivités deuchistes.
Ici, je fais connaissance de Guylène, Philippe, Véronique et Florian, René et Marie-Claire. Que de monde! Tant mieux, je pourrai ainsi voler d'une épaule à l'autre...
Pour le déjeuner, Brigitte n'a rien prévu. Qu'à cela ne tienne! Elle et son compagnon, venus à Lit et Mixe seulement pour la journée, ne repartiront pas le ventre vide. Les mets des habitués sont partagés sous l'agréable auvent ombragé. La Deuche pavienne "peugeotisée" fait l'objet de menues railleries sympathiques et bien comprises.
15h: il est enfin temps de découvrir le "site", lieu magique dans l'esprit des
deuchistes: c'est ici qu'ils s'apprêtent à découvrir les 2cv les plus folles. Le convoi, composé maintenant de huit 2cv ou dérivés part vers Lit et Mixe. Avant de rejoindre la capitale ponctuelle
de la Deuche, nous traversons encore la forêt landaise mutilée. Quel désastre!
Que de Deuches! Que de Deuches! Que de Deuches!Qu'elles soient à babord, à tribord, en poupe ou en proue, je m'extasie devant chaque deuche qui s'offre à mon large regard: le monde humain ne manque pas d'imagination! Je ne parviens pas à trouver deux 2cv absolument identiques. Chaque propriétaire y apporte un petit quelque chose de sa personnalité, un brin d'humour, de fantaisie ou de sérieux. Montre moi ta 2cv, je te dirai qui tu es!
Tandis que Jacques met fin à un souci mécanique, le reste de la bande traîne
paresseusement et rencontre les 32 deuchistes campeurs, ceux qui ont laissé femme(s) et enfants au foyer, ceux qui, en la circonstance, ont décidé d'accorder peut-être un peu plus d'importance à la
fête qu'à la 2 cv proprement dite. Les lunettes fumées et quelques traits tirés mettent en exergue une certaine fatigue nocturne qui ne gêne en rien la prise de décision concrète. Les campeurs
invitent les non campeurs à un apéritif improvisé mais combien convivial!
Aux alentours de 21 h les résidents en pays d'Onesse consentent enfin, après cette longue journée, à se mettre à table. C'est toujours chez Sylvain et
Guylène que les restes du déjeuner sont terminés. Les deuchistes élaborent l'emploi du temps du deuxième jour de fête.Pour ma part, je n'en peux plus! J'abandonne quelque peu le monde des humains et m'engouffre dans les bras d'une Morphée animale pour une bonne nuit réparatrice.
Il n'est pas encore 9 heures du matin lorsque le ronron de quelques 2cv viennent perturber le calme de la propriété "legrandesque".
Aujourd'hui, c'est sur l'épaule d'un homme que je vais me promener!
Sylvain, par des chemins détournés qui ne manquent pas de charme, nous amène vers la station la plus proche. D'un vol rapide, je vais faire la connaissance du patron de cette station. Il jubile, il exulte, il délire presque face à sa caisse: il n'a jamais gagné autant de "pesos" en si peu de temps! Les 2cv, bien que réputées économiques, demandent un minimum qu'il se fait un malin plaisir de leur proposer.
Nous repartons vers le site. Lorsque nous arrivons à proximité et que nous parvenons à stationner les véhicules en groupe, les hommes sont indubitablement attirés par la bourse d'échanges. Les dames, quant à elles, préfèrent un petit lèche-vitrine au centre ville. Rendez-vous est fixé en un lieu précis.
J'ai ouïe dire que les dames avaient eu l'opportunité de visiter un musée landais: elles en sont sorties enchantées. Les
messieurs ne se sont pas privés de "mater" les beaux chassis, de caresser quelques vieilles pièces, de rechercher quelques raretés, etc, etc... J'ai même vu Sylvain rêver! Il est vrai qu'il avait
belle allure au volant de "sa" Patron! Et ce petit Florian? Il dégageait une envie communicative de piloter une
2cv tunée.A midi, les dames ne sont toujours pas de retour. Le contraire eut été peut-être étonnant...
René préconise que nous allions fair un tour au 2cv-cross: son idée fait l'unanimité. Je suis ébahie par les possibilités de ces 2cv bidouillées, trafiquées, bricolées. S'il ne tenait qu'à moi, je ne quitterais pas ce spectacle!
Cependant, lorsque l'estomac humain gronde, il faut le rassasier. Guylène,
Véronique, Rose et les autres enfin de retour, le groupe au complet s'agglutine face à l'un des restaurants érigé pour la circonstance. En faisant la queue, chacun se lèche déjà les babines à
l'idée de dévorer un steak-frites!
L'après-midi
s'avère chargé en activités. Il débute par une promenade digestive vers le stade, promenade au cours de laquelle nous rencontrons les familles Ribo et Dufour en plein exercice de mastication...
Francis est venu à Lit et Mixe avec sa 2cv "vachée"... Jacques a sorti ses Tangara!Le soleil et la température ambiante incitent à aller à la plage. Presque naturellement les 2cv du 32 Deuche prennent la direction du cap de l'Homy. Sur quelques kilomètres, dans un concert ininterrompu de klaxons plus "mélodieux" les uns que les autres, les petites Citroën suivent des petites Citroën, les petites Citroën croisent des petites Citroën: ce balai bien réglé ressemble à une colonie de fourmis bariolées.
Sylvain, téméraire, se jette à l'eau. Chacun y va de son petit refrain quant à la température de la flotte... Je me marre, je me marre: ces humains sont vraiment timorés, hésitants, en bref, frileux!
Sur la montre de mon porteur, les aiguilles semblent tourner à une vitesse effrénée: la trève au bord de l'océan laisse place à un retour vers la ville où se prépare une course de vaches landaises. Je vais encore découvrir quelque chose de nouveau: mes deux petites cervelles commencent à être encombrées. Certes, chez les diptères, nous savons ce qu'est une vache. J'ignorais cependant que ce genre de quadrupède puisse être utilisé en spectacle.
Le 32 Deuche club est parfaitement installé dans les tribunes. Les deuchistes se sont affublés des couvre-chefs les plus divers pour se protéger des rayons ardents du soleil. Le numéro des bovidés cornus peut commencer!
Dès les premières passes, je comprends les règles du jeu: en fait, l'écarteur doit s'écarter de la vache quand elle fonce sur lui. Original comme concept!
A l'heure du dîner, les femmes futées comptent bien sur la dégustation des produits régionaux pour éviter un restaurant ou un simple sandwich... Erreur! Telles des mouches sur un pot de confiture, la foule se rue sur les spécialités proposées. Conclusion? Le 32 Deuche Club n'a pas dîné mais le 32 Deuche Club a faim.
Face à cette dernière situation inacceptable chacun choisit son type de repas. J'accompagne les mangeurs de cuisses de grenouilles sans dire à mes compagnons que je viens de sucer quelques morceaux de délicieux pâtés, de dévorer du saucisson bien de chez les autres, de bâfrer du fromage de montagne et... de plaine, de m'empiffrer de pâtisseries et de me régaler de vins locaux moelleux à souhait! Quelle aubaine de pouvoir passer inaperçue!
La journée n'est pas encore terminée. En attendant d'assister au taureau de fuego, nous refaisons un tour par l'aire de tout terrain, véritable plaisir pour ma pomme qui constate que ce sont toujours les mêmes Deuches qui stagnent au fond des trous! Pauvres voitures!
23 heures: enfin le moment tant attendu du "taureau en feu"!
C'est en quelque sorte un genre de feu d'artifice dans lequel des éléments pyrotechniques sont disposés sur le dos d'un taureau de bois, en mouvement, ce mouvement étant généré par un bipède placé sous la bestiole...
Je reste convaincue qu'en positionnant cet attirail incendiaire ailleurs que sur le dos de l'animal, celui-ci pourrait gagner de la vitesse...
Trêve de plaisanterie, j'ai sommeil. Dans la berline qui me ramène à Onesse, avant de m'endormir, je m'offre le confort indiscutable d'une boite à gants de 2cv.
Pour cette dernière journée de concentration, les campeurs ont eu la bonne idée d'organiser un déjeuner en commun. Lorsque nous parvenons au barnum du club, nous trouvons "portes closes". Renseignement pris auprès du voisinage, nos hôtes ne nous ont pas oubliés: encore fatigués par une nuit endiablée, ils se sont levés tard et sont partis tout simplement faire les commissions, grandes cette fois! Dès leur retour les dames se transforment en marmitonnes, les célibataires en chefs de cuisine.
Je reste pantoise face à l'organisation de ces campeurs occasionnels. Ils
n'ont rien oublié! Réfrigérateur, réchaud à gaz, machine à glaçons, plancha, etc, etc!Moi, Lacom-mère, je félicite ces messieurs, je leur tire mon chapeau! Au même titre que toutes les personnes présentes, je ne suis pas prête d'oublier ce repas!
Lorsque vers 16h les fessiers parviennent plus ou moins difficlement à quitter
leur siège respectif, c'est encore pour se rendre à la plage où, bien entendu, il y a foule. Le spectacle incessant des 2cv sur la route se glissant au sein de la forêt landaise relève presque de
l'illusion.Une petite heure de plage et c'est le retour sur le site pour quelques derniers achats. Certains s'essaient à marchander... mais en vain...
Pour cette ultime soirée, Sylvain et Guylène offrent encore l'apéro. Les glaçons sont à point! Anisées ou pas, les quelques gouttes d'alcool absorbées rincent les gosiers désséchés par une rude journée.
Nous dînons chez un restaurateur pour le moins flegmatique, détendu, décontracté dont les moules congelées dénotent une cuisine grossière. Qu'importe, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Guy détend l'atmosphère d'une salle à manger presque sinistre et tente de faire oublier à ses amis qu'ils se quitteront déjà demain...
Avant de vous dire à bientôt sachez que:
- je ne porterai pas de jugement sur la concentration proprement dite qui, en fait, en guise de rassemblement, a donné l'image d'une dispersion totale des deuchistes: ceci n'est dû qu'à la topographie des lieux. Je salue ici très bas le comité d'organisation qui a su concrétiser un projet un peu plus fou chaque année.
-j'ai admiré la courtoisie des 32 deuchistes parmi lesquels Sylvain et Guylène méritent une standing ovation toute particulière. Ils ont su accueillir, ils ont su faire plaisir! Le diplôme de "très, très bon amis" leur revient de droit!
Signé:
Lacom-mère
Accompagnatrice officieuse du 32 Deuche Club en vadrouille
Par Lacom-mère
-
Publié dans : Automobiles
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Nous disparaissons bruyamment de Saint-Clar en empruntant la départementale 7 et
roulons, pour l'instant, en direction de Lectoure. Nos berlines colorées égaient quelque peu le paysage verdoyant d'un printemps désabusé.
Philippe se trouve dans l'impossibilité de réparer. L'accalmie momentanée permet de continuer la route. Pour l'instant, il ne pleut pas, ou du moins, très peu.
Nous nous dirigeons vers La Romieu où Jean-François et Patrick se joignent au convoi à la volée.
La visite de Moncrabeau ne peut rester qu'inoubliable d'autant, qu'outre l'aspect humoristique, ce village, propre, net, dévoile de somptueuses maisons de rue
amoureusement restaurées.
Vers 13 heures, nous rejoignons les abords du
Cap Caudéroue, parcours acrobatique forestier se situant sur la commune de Barbaste. Grâce à l'intervention d'André, nous bénéficions de toutes les installations et posons nos paniers et glacières
dans une grande salle chauffée, décorée, confortable. C'est ici que Thérèse Carboue a préparé un apéritif pantagruélique pour l'ensemble de l'assemblée. Verre et toasts en main, les
participants se félicitent déjà d'avoir pris la bonne décision en ne manquant pas cette sortie.
La visite du musée s'avère très intéressante mais laisse perplexe quand on sait qu'il n'y encore qu'un siècle, plus de 1500 personnes travaillaient dans
les bouchonneries artisanales de Mézin.
D'un naturel assez renfermé, je me sens tout de même aujourd'hui dans l'obligation
morale de vous conter, par le menu détail, le week-end que je viens de vivre au sein de la bourse d'échanges 2009 du Tacot's club gascon. Rien n'a échappé à mon oeil d'expert, en matière de
bourses...
Rien à gauche, rien à droite, me voici dans la direction de la "grande" ville. Mon moteur tourne comme une horloge: je respire à plein poumon et constate
que, depuis ma dernière sortie, la circulation est de plus en plus dense. Je traverse Preignan à la vitesse recommandée: la maréchaussée, bien cachée, ne peut me réprimander...
Impuissant, j'assiste au spectacle désolant de quelques originaux téméraires plus
présents par curiosité que par souci des affaires. Il est vrai que les conditions météorologiques n'incitent pas à sortir et à palabrer. J'ai entendu dire également qu'une crise économique
sévissait actuellement: je n'aurais jamais pu penser qu'elle put atteindre un monde de passionnés. Les hypothétiques clients regardent, comparent, discutent, partent, reviennent, repartent,
réapparaissent, triturent, auscultent, etc...
Bien que statique, je sens cependant toute la chaleur qui règne au sein de ce 32
Deuche Club. Samuel, Pierre-Yves, Guy, Jacques, Freddy sont présents pour proposer leurs services. De nombreux adhérents, parfois venus de loin, viennent dire un franc bonjour. Tous demandent des
nouvelles de nos malades: certains n'hésitent pas à quitter les lieux pour saluer notre cher Christian à l'hôpital voisin. Que de convivialité! Dans ce club, qu'importe l'état de santé de la
2 cv ou la couleur de sa robe: seule l'amitié compte!
Les gais lurons du club bénissent ma présence et prennent pleinement possession des
commodités que je leur offre. Après le traditionnel apéritif gascon, ils dégoupillent alors boites de pâté et autres gueulardises. Pour la circonstance, Olivier n'a pas manqué de sortir toute sa
cristallerie plastifiée magnifiquement présentée. Aux quelques railleries dont il est l'objet, il répond par un large sourire
A l'issue de ce repas sinon pantagruélique, du moins copieux et calorique, chacun se transforme en "petite Françoise" pour que n'apparaisse plus sur mon
plancher la moindre trace des ces agapes. Le Deuchiste en général, le 32 Deuchiste en particulier sait vivre!
La journée se termine tôt. Je
vais entamer ma deuxième nuit à la belle étoile: j'ai comme un sentiment d'abandon. Les odeurs de la ville me perturbent, celles de la campagne me manquent! Je suis un peu triste d'autant que
certains de mes voisins sont déjà partis. Vivement demain!
Sur le coup de 11h30, à l'heure où les gosiers
commencent à se dessécher, les 32 deuchistes envisagent de ne pas prendre racine en ces lieux si austères aujourd'hui. Ils m'envahissent littéralement pour partager nombre de cochonailles et
décident de lever l'ancre dès la fin du repas.
Pendant que les dernières nouvelles circulent, certains en profitent pour vérifier
"leur situation administrative" vis à
Les hostilités débutent à l'heure prévue: il est dix heures lorsque Philippe, le
Président, accompagné de ses acolytes du conseil d'administration, prend la parole et déclare l'assemblée ouverte. L'ordre du jour est important! Sans le négliger, il y a cependant lieu de se
presser d'autant qu'une assemblée extraordinaire est également au programme: son objectif principal se situe dans la révision et l'approbation des statuts.
Le "monologue" présidentiel débute par le traditionnel mot de bienvenue et se
poursuit par le compte rendu des activités effectuées au cours de l'année 2008. L'évocation de chaque sortie rappelle à chacun quelques souvenirs souvent sympathiques dont les moindres pourraient
être par exemple la remémorisation de quelques histoires "gréchesques" ou "legrandesques". En effet qui se souvient de la tarte aux concombres ne peut oublier la sortie en Ariège...
L'heure du bilan financier approche: le trésorier prend la parole face à une
assistance attentive pour lui rendre compte, de manière aussi limpide que possible, de l'ulisitation judicieuse qui a été faite des deniers de la collectivité. A l'aide d'un rétroprojecteur et de
tableaux murement réfléchis, il s'efforce d'expliquer l'origine des recettes, d'expliciter le pourquoi des dépenses, de préciser certains points de détail qui peuvent rendre une balance
négative.
Il serait impensable d'imaginer une AG sans que Christian , de sa voix "suave", ne
fasse part de son expérience en matière de vente de pièces détachées... Il fait donc le bilan de ce poste ingrat mais combien indispensable.. Son disque dur fonctionne parfaitement! Incolable sur
la Deuche, c'est un "commerçant" mais aussi un conseiller de premier ordre.
Au moment de l'élaboration du calendrier prévisionnel des sorties 2009, Olivier, le
Vice-président prend la parole. Il a déjà envisagé quelques balades, d'autres lui sont proposées et c'est ainsi que l'on parvient à les planifier en gardant en point de mire l'organisation, en août
prochain, de la première concentration du club, dans le cadre de son 10ème anniversaire.
En découvrant la crèche de Peyrecave qui dévoile la Grèce antique, nous sommes
immédiatement dans le vif du sujet, à savoir: les civilisations anciennes.
Sans suivre le chemin forcément le plus logique, nous nous dirigeons ensuite vers
Miradoux. Outre la visite de la crèche, nous avons un rendez-vous "moral" avec Christiane, 32 deuchiste de longue date, qui, au moment de notre passage dans ce village, accompagne sa maman vers le
ciel.
A 16h30, nous quittons Miradoux pour rejoindre Saint-Antoine, ignorant pour
l'instant Flamarens. A la hauteur de ce village, sur la gauche, nous distinguons nettement les fumées de la centrale de Golfech: il est vrai que nous roulons sur la frontière séparant le Gers du
Tarn et Garonne.
Vers 17h20, nous nous retrouvons à Flamarens. La crèche est érigée, comme les
années précédentes, non loin du château. Ici, nous découvrons une scène de vie celte. Les bénévoles du bourg, comme partout ailleurs, ont fourni un travail considérable. Cependant les yeux sont
attirés par le château un peu plus restauré chaque année. Malgré son état, et si l'on en croit les écrits ci-après, ce château a pris de la valeur, d'où l'intérêt, peut-être, d'investir dans la
pierre...
Nous sommes en avance sur l'horaire envisagé. La température met un frein à de
longues palabres devant les crèches. Bien que l'efficacité du chauffage des 2cv ait toujours été mis en cause, chacun prend plaisir à retrouver sa petite voiture!
Peu avant 19h nous arrivons à Castet-Arrouy, "siège "de la civilisation
babylonienne. Bien que la scène présentée au pied du clocher achevé en 1546 n'en témoigne pas, il faut savoir cependant que cette civilisation qui s'étale de 5000 avant JC à sa naissance fut la
civilisation durant laquelle quelques savants démontrèrent l'existence des tables de multiplication, des fractions, des tables exponentielles... sujets suffisamment importants pour perturber
quelques subconscients. Malgré la sérénité des lieux, les matheux du 32 Deuche Club ne prennent pas racine à Castet-Arrouy... Il semblerait qu'il y ait beaucoup de matheux dans ce club...
19h10: enfin Plieux!
A l'issue du mot de sympathie du Président, l'apéritif offert par François permet de "dépoussiérer" les gosiers. Un brin de chaleur, un soupçon d'alcool, et les langues se
délient, les sourires reviennent sur les visages enfin réchauffés. Les paniers sont dégoupillés: après l'apéritif le deuchiste peut manger!!! Il apprécie de Jambon de Bayonne, le saucisson de
Cochonou, le pâté de cochonaille, le rouge du vigneron, la galette des rois du pâtissier et même les bananes de Ma..tinique.