Objectif de ce blog

Ce blog se propose principalement de donner un compte-rendu, dans l'ordre chronologique, de toutes les sorties organisées par le 32 Deuche Club. Il constitue l'une des composantes du site: www.le32deucheclub.fr

Jeudi 28 mai 2009
Chers amis, bonjour!


Permettez moi de vous rapporter le long week-end de l'Ascension que je viens de vivre, un week-end remarquable, extraordinaire, sensationnel, inoubliable.
Auparavant, une présentation rapide de ma modeste personne s'impose. En fait, je suis une Lacom, fais partie de l'ordre des diptères mais présente cependant quelques dissemblances avec la mouche classique, dite mouche domestique. Celles-ci résident dans le fait que je possède deux têtes et donc quatre yeux qui me permettent de posséder un champ de vision de 360°, quatre oreilles à l'écoute permanente, deux ailes, non pas parallèles mais opposées, organes particulièrement appréciables pour virer de bord et, autre don de la nature, tel le caméléon, je peux changer de couleur, non pas en fonction de l'environnement, mais à ma guise. Je peux donc passer inaperçue, ce dont je ne me prive guère. Ma copine "la pie" et mon camarade "perroquet" m'ont surnommée "Lacom-mère".
Mon profil ayant été rapidement tracé, venons-en aux faits.
Mercredi dernier, en sortant du supermarché auscitain dans lequel je me ravitaille habituellement (par succion sur les produits exposés), mon regard est subitement attiré par un véhicule peu ordinaire dont les propriétaires chargent le coffre. Rusée, je mue et m'installe à bord, tous mes sens en éveil! Madame cause de la cherté de la vie, des hausses permanentes des produits de première nécessité, cause et cause encore... Monsieur, plus discret, se satisfait pour l'heure du doux ronronnement de son bicylindre qui, dès demain, doit les emmener à la 17ème rencontre nationale de 2cv et dérivés qui se tient à Lit et Mixe, paisible village landais. Ma décision est prise: je serai du voyage, et pour cela, à leur insu, passerai une nuit complète dans leur carrosse.
Dès l'aube, je ressens comme une certaine agitation dans le garage. Visiblement, ces gens là sont pressés de partir!
Ils prennent la direction d'un vaste parking sur lequel ils sont attendus par d'autres "sonnés" de la Deuche. Avant le voyage, une photo s'impose!
D'après ce que j'entends dire, cette journée restera gravée dans la mémoire de Brigitte et Robert. En effet, il paraît qu'en tant que nouveaux adhérents au club, ils effectuent aujourd'hui leur première sortie et testent véritablement leur 2cv. En tapinois, je me glisse sur l'épaule de la préposée des postes paviennes.
Le convoi s'ébranle! Colorées à souhait, les cinq Deuches prennent la direction de Vic Fezensac. A un train d'enfer tout à fait relatif, elles rejoignent Nogaro où, malgré une pluie fine, une pause est prévue. Si cela n'avait pas été le cas, cette halte se serait, me semble-t-il, imposée. Les caoutchoucs du bazar qui permet d'enlever l'eau du pare-brise sont usés: il y a lieu de les changer. Il parait que ce truc là se nomme un essuie-glace. L'accessoire devient ici essentiel... Pour mener à bien cette délicate opération mécanique, comme à la DDE, la main d'oeuvre ne manque pas, mais un seul travaille efficacement, en l'occurence Jacques!
Les épaules de Brigitte s'avèrent confortables. Je continue donc la route dans cette guimbarde à l'insonorisation plus ou moins douteuse. Qu'importe! le ciel se dégage, le moral stagne au beau fixe.
A Mont de Marsan, à la volée, nous récupérons Daniel et Rose-Marie. Le temps pressant, nous ne leur ferons le bisou qu'à Onesse où nous logerons. Chemin faisant, dans les Landes, nous constatons  avec tristesse les dégâts occasionnés par la dernière tempête. Je suis persuadée que lors de ce déchainement climatique nombre de mes cousines diptères ont rendu l'âme...
Comme prévu par le chef de convoi, nous arrivons à Onesse vers 11h30. Les 2cv se dirigent vers le camping où Sylvain, grand ordonnateur des mobil-home nous rejoint. Serait-il censé de l'imaginer sans sourire?....
Malgré les précautions prises par notre léguevinois, bien que les gîtes aient été retenus à l'avance, à cause peut-être de l'impéritie du gérant, une certaine confusion se crée: on ne sait plus qui couche avec qui et où. Insolente de nature, je rigole beaucoup plus qu'Huguette qui, en fin de compte, va loger au fin fond de la forêt, mais dans un confort digne d'une véritable maison.
Tout le monde logé, tout le monde casé, tout le monde assoiffé, le convoi avance maintenant vers la maison familiale des Legrand. Durant tout le séjour cette accueillante demeure constituera le point de rassemblement quotidien à partir duquel nous rejoindrons les différentes festivités deuchistes.
Ici, je fais connaissance de Guylène, Philippe, Véronique et Florian, René et Marie-Claire. Que de monde! Tant mieux, je pourrai ainsi voler d'une épaule à l'autre...
Pour le déjeuner, Brigitte n'a rien prévu. Qu'à cela ne tienne! Elle et son compagnon, venus à Lit et Mixe seulement pour la journée, ne repartiront pas le ventre vide. Les mets des habitués sont partagés sous l'agréable auvent ombragé. La Deuche pavienne "peugeotisée" fait l'objet de menues railleries sympathiques et bien comprises.
15h: il est enfin temps de découvrir le "site", lieu magique dans l'esprit des deuchistes: c'est ici qu'ils s'apprêtent à découvrir les 2cv les plus folles. Le convoi, composé maintenant de huit 2cv ou dérivés part vers Lit et Mixe. Avant de rejoindre la capitale ponctuelle de la Deuche, nous traversons encore la forêt landaise mutilée. Quel désastre!
Que de Deuches! Que de Deuches! Que de Deuches!
Qu'elles soient à babord, à tribord, en poupe ou en proue, je m'extasie devant chaque deuche qui s'offre à mon large regard: le monde humain ne manque pas d'imagination! Je ne parviens pas à trouver deux 2cv absolument identiques. Chaque propriétaire y apporte un petit quelque chose de sa personnalité, un brin d'humour, de fantaisie ou de sérieux. Montre moi ta 2cv, je te dirai qui tu es!
Tandis que Jacques met fin à un souci mécanique, le reste de la bande traîne paresseusement et rencontre les 32 deuchistes campeurs, ceux qui ont laissé femme(s) et enfants au foyer, ceux qui, en la circonstance, ont décidé d'accorder peut-être un peu plus d'importance à la fête qu'à la 2 cv proprement dite. Les lunettes fumées et quelques traits tirés mettent en exergue une certaine fatigue nocturne qui ne gêne en rien la prise de décision concrète. Les campeurs invitent les non campeurs à un apéritif improvisé mais combien convivial!
Aux alentours de 21 h les résidents en pays d'Onesse consentent enfin, après cette longue journée, à se mettre à table. C'est toujours chez Sylvain et Guylène que les restes du déjeuner sont terminés. Les deuchistes élaborent l'emploi du temps du deuxième jour de fête.
Pour ma part, je n'en peux plus! J'abandonne quelque peu le monde des humains et m'engouffre dans les bras d'une Morphée animale pour une bonne nuit réparatrice.
Il n'est pas encore 9 heures du matin lorsque le ronron de quelques 2cv viennent perturber le calme de la propriété "legrandesque".
Aujourd'hui, c'est sur l'épaule d'un homme que je vais me promener!
Sylvain, par des chemins détournés qui ne manquent pas de charme, nous amène vers la station la plus proche. D'un vol rapide, je vais faire la connaissance du patron de cette station. Il jubile, il exulte, il délire presque face à sa caisse: il n'a jamais gagné autant de "pesos" en si peu de temps! Les 2cv, bien que réputées économiques, demandent un minimum qu'il se fait un malin plaisir de leur proposer.
Nous repartons vers le site. Lorsque nous arrivons à proximité et que nous parvenons à stationner les véhicules en groupe, les hommes sont indubitablement attirés par la bourse d'échanges. Les dames, quant à elles, préfèrent un petit lèche-vitrine au centre ville. Rendez-vous est fixé en un lieu précis.
J'ai ouïe dire que les dames avaient eu l'opportunité de visiter un musée landais: elles en sont sorties enchantées. Les messieurs ne se sont pas privés de "mater" les beaux chassis, de caresser quelques vieilles pièces, de rechercher quelques raretés, etc, etc... J'ai même vu Sylvain rêver! Il est vrai qu'il avait belle allure au volant de "sa" Patron! Et ce petit Florian? Il dégageait une envie communicative de piloter une
2cv tunée.
A midi, les dames ne sont toujours pas de retour. Le contraire eut été peut-être étonnant...
René préconise que nous allions fair un tour au 2cv-cross: son idée fait l'unanimité. Je suis ébahie par les possibilités de ces 2cv bidouillées, trafiquées, bricolées. S'il ne tenait qu'à moi, je ne quitterais pas ce spectacle!
Cependant, lorsque l'estomac humain gronde, il faut le rassasier. Guylène, Véronique, Rose et les autres enfin de retour, le groupe au complet s'agglutine face à l'un des restaurants érigé pour la circonstance. En faisant la queue, chacun se lèche déjà les babines  à l'idée de dévorer un steak-frites!
L'après-midi s'avère chargé en activités. Il débute par une promenade digestive vers le stade, promenade au cours de laquelle nous rencontrons les familles Ribo et Dufour en plein exercice de mastication... Francis est venu à Lit et Mixe avec sa 2cv "vachée"... Jacques a sorti ses Tangara!
Le soleil et la température ambiante incitent à aller à la plage. Presque naturellement les 2cv du 32 Deuche prennent la direction du cap de l'Homy. Sur quelques kilomètres, dans un concert ininterrompu de klaxons plus "mélodieux" les uns que les autres, les petites Citroën suivent des petites Citroën, les petites Citroën croisent des petites Citroën: ce balai bien réglé ressemble à une colonie de fourmis bariolées.
Sylvain, téméraire, se jette à l'eau. Chacun y va de son petit refrain quant à la température de la flotte... Je me marre, je me marre: ces humains sont vraiment timorés, hésitants, en bref, frileux!
Sur la montre de mon porteur, les aiguilles semblent tourner à une vitesse effrénée: la trève au bord de l'océan laisse place à un retour vers la ville où se prépare une course de vaches landaises. Je vais encore découvrir quelque chose de nouveau: mes deux petites cervelles commencent à être encombrées. Certes, chez les diptères, nous savons ce qu'est une vache. J'ignorais cependant que ce genre de quadrupède puisse être utilisé en spectacle.
Le 32 Deuche club est parfaitement installé dans les tribunes. Les deuchistes se sont affublés des couvre-chefs les plus divers pour se protéger des rayons ardents du soleil. Le numéro des bovidés cornus peut commencer!
Dès les premières passes, je comprends les règles du jeu: en fait, l'écarteur doit s'écarter de la vache quand elle fonce sur lui. Original comme concept!
A l'heure du dîner, les femmes futées comptent bien sur la dégustation des produits régionaux pour éviter un restaurant ou un simple sandwich... Erreur! Telles des mouches sur un pot de confiture, la foule se rue sur les spécialités proposées. Conclusion? Le 32 Deuche Club n'a pas dîné mais le 32 Deuche Club a faim.
Face à cette dernière situation inacceptable chacun choisit son type de repas. J'accompagne les mangeurs de cuisses de grenouilles sans dire à mes compagnons que je viens de sucer quelques morceaux de délicieux pâtés, de dévorer du saucisson bien de chez les autres, de bâfrer du fromage de montagne et... de plaine, de m'empiffrer de pâtisseries et de me régaler de vins locaux moelleux à souhait! Quelle aubaine de pouvoir passer inaperçue!
La journée n'est pas encore terminée. En attendant d'assister au taureau de fuego, nous refaisons un tour par l'aire de tout terrain, véritable plaisir pour ma pomme qui constate que ce sont toujours les mêmes Deuches qui stagnent au fond des trous! Pauvres voitures!
23 heures: enfin le moment tant attendu du "taureau en feu"!
C'est en quelque sorte un genre de feu d'artifice dans lequel des éléments pyrotechniques sont disposés sur le dos d'un taureau de bois, en mouvement, ce mouvement étant généré par un bipède placé sous la bestiole...
Je reste convaincue qu'en positionnant cet attirail incendiaire ailleurs que sur le dos de l'animal, celui-ci pourrait gagner de la vitesse...
Trêve de plaisanterie, j'ai sommeil. Dans la berline qui me ramène à Onesse, avant de m'endormir, je m'offre le confort indiscutable d'une boite à gants de 2cv.
Pour cette dernière journée de concentration, les campeurs ont eu la bonne idée d'organiser un déjeuner en commun. Lorsque nous parvenons au barnum du club, nous trouvons "portes closes". Renseignement pris auprès du voisinage, nos hôtes ne nous ont pas oubliés: encore fatigués par une nuit endiablée, ils se sont levés tard et sont partis tout simplement faire les commissions, grandes cette fois! Dès leur retour les dames se transforment en marmitonnes, les célibataires en chefs de cuisine.
Je reste pantoise face à l'organisation de ces campeurs occasionnels. Ils n'ont rien oublié! Réfrigérateur, réchaud à gaz, machine à glaçons, plancha, etc, etc!
Moi, Lacom-mère, je félicite ces messieurs, je leur tire mon chapeau! Au même titre que toutes les personnes présentes, je ne suis pas prête d'oublier ce repas!
Lorsque vers 16h les fessiers parviennent plus ou moins difficlement à quitter leur siège respectif, c'est encore pour se rendre à la plage où, bien entendu, il y a foule. Le spectacle incessant des 2cv sur la route se glissant au sein de la forêt landaise relève presque de l'illusion.
Une petite heure de plage et c'est le retour sur le site pour quelques derniers achats. Certains s'essaient à marchander... mais en vain...
Pour cette ultime soirée, Sylvain et Guylène offrent encore l'apéro. Les glaçons sont à point! Anisées ou pas, les quelques gouttes d'alcool absorbées rincent les gosiers désséchés par une rude journée.
Nous dînons chez un restaurateur pour le moins flegmatique, détendu, décontracté dont les moules congelées dénotent une cuisine grossière. Qu'importe, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Guy détend l'atmosphère d'une salle à manger presque sinistre et tente de faire oublier à ses amis qu'ils se quitteront déjà demain...
Avant de vous dire à bientôt sachez que:
- je ne porterai pas de jugement sur la concentration proprement dite qui, en fait, en guise de rassemblement, a donné l'image d'une dispersion totale des deuchistes: ceci n'est dû qu'à la topographie des lieux. Je salue ici très bas le comité d'organisation qui a su concrétiser un projet un peu plus fou chaque année.
-j'ai admiré la courtoisie des 32 deuchistes parmi lesquels Sylvain et Guylène méritent une standing ovation toute particulière. Ils ont su accueillir, ils ont su faire plaisir! Le diplôme de "très, très bon amis" leur revient de droit!



Signé:
Lacom-mère
Accompagnatrice officieuse du 32 Deuche Club en vadrouille


Par Lacom-mère - Publié dans : Automobiles
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Lundi 27 avril 2009
Le sens commun peut raisonnablement penser que dans toute association, les adhérents, bien que partageant une même passion, ne présentent pas forcément les mêmes caractéristiques.
Sans entrer dans trop de considérations  physiques et sans étudier les traits de caractère les plus apparents, il est par exemple possible d'y distinguer des grands, des moins grands, des petits, des obèses, des minces, des maigrelets, des beaux, des très beaux, des moins beaux, des belles, des très belles, des moins belles, etc.
En ce dimanche 26 avril 2009, le 32 Deuche Club dévoile deux types de personnages: les fous et les pas fous, les premiers étant bien entendu ceux qui se rient d'une météorologie déconcertante pour se retrouver à ce rendez-vous en vue de la balade vers Nérac.
A 9 heures du matin, devant la mairie de Saint-Clar, il ne pleut pas et la température, sans être clémente, se situe encore dans le domaine du supportable. Les premiers arrivés doutent cependant d'une participation massive à cette sortie. Quel tort! En moins d'un quart d'heure plus de dix bicylindres sont là, le dernier à rejoindre la troupe étant la "France 3" du Vice-président, lequel, jusqu'au dernier moment a craint de ne pouvoir rouler aujourd'hui pour cause de "remue-ménage" gastrique...
C'est avec plaisir que les "anciens" observent les voitures inconnues, celles des nouveaux adhérents qui découvrent aujourd'hui l'ambiance deuchiste et qui prouvent ainsi, par leur présence, la vitalité du club, vitalité au moins comparable à celle de notre Président pour qui les problèmes de santé relèvent du souvenir.
Vers 9h 15, Philippe donne le signal du départ: c'est à ce moment précis que le ciel, grisonnant jusqu'àlors, commence à sérieusement sangloter. En quittant Saint-Clar, le convoi tente de le consoler par un concert de klaxons!
L'étanchéité des 2cv et autres dérivés, mise à rude épreuve, montre toute son efficacité!
Nous disparaissons bruyamment de Saint-Clar en empruntant la départementale 7 et roulons, pour l'instant, en direction de Lectoure. Nos berlines colorées égaient quelque peu le paysage verdoyant d'un printemps désabusé.
A Lectoure, ancienne cité gallo-romaine, dans la descente qui permet de quitter la haute ville, le quartier des Comtes d'Armagnac, et de rejoindre la plaine vers l'ouest, un arrêt s'impose! Une odeur nauséabonde envahit la "rouge" présidentielle. Non, ce n'est pas la batterie qui a rendu l'âme! C'est le moteur d'essuie-glace qui succombe.
Philippe se trouve dans l'impossibilité de réparer. L'accalmie momentanée permet de continuer la route. Pour l'instant, il ne pleut pas, ou du moins, très peu. Nous nous dirigeons vers La Romieu où Jean-François et Patrick se joignent au convoi à la volée. 
Nous traversons ce village en méprisant toutes les richesses architecturales qu'il renferme, notamment la collégiale du XIVème siècle, classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO depuis 1998.

Le cortège "citroënesque" continue sa route... et fait un nouvel arrêt en pleine campagne. Olivier, chef de convoi, a été averti par téléphone, que Philippe ne peut plus continuer à rouler sans essuie-glace. En attendant qu'il dépose sa voiture et qu'il se fasse alors transporter, nous avons le temps de constater que les dérivés de la 2cv, n'en déplaise à certains, sont légion au sein du club: Visa, Dyane, Acadiane... et même une Tangara!  Il faudra, à brève échéance, que Pierre-Yves révise son jugement...
A Moncrabeau, autre fief amoureux de notre cher Henri IV, nous ferons une longue halte.  André nous y  attend. Dans ce bourg où, parait-il, il ne pleut jamais, nous connaissons aujourd'hui l'exception (qui confirme la règle): c'est la raison pour laquelle Dédé a exceptionnellement troqué son parasol multicolore contre un parapluie. C'est également là que nous retrouvons les deuchistes venus d'Agen, de Toulouse et autres contrées lointaines. Il y a lieu de reconnaître ici que ces gens là, Monsieur, malgré les kilomètres, ne sont jamais en retard.
Nous sommes également accueillis par quelques académiciens menteurs qui se font un plaisir de nous faire visiter leur village humoristique, si l'on en juge par le nom de quelques ruelles et places aux noms suggestifs:
rue " Cocu Saute" ou "de la Mentherie Royale" ou "de la Pierre de Vérité", etc..
A l'écoute d'un brillant menteur à la mine quelque peu couperosée, nous parcourons le village en respectant des haltes sur des lieux stratégiques où se sont passés des faits presque réels... La balade, le plus souvent hilare, n'a rien d'un chemin de croix...
A proximité immédiate de la halle, le mentheur de service nous fait l'historique du fauteuil des menteurs. Après quoi, il invite deux deuchistes menteurs à escalader ce siège et à mentir tout à leur guise face à la communauté que nous constituons. La parité est respectée: Françoise et Sylvain y vont, chacun leur tour, de leur mentherie et repartent dûment diplômés.
La visite de Moncrabeau ne peut rester qu'inoubliable d'autant, qu'outre l'aspect humoristique, ce village, propre, net, dévoile de somptueuses maisons de rue amoureusement restaurées.
Pour respecter le contrat, avant de quitter cette commune attachante, les trésoriers se rencontrent, celui du 32 Deuche Club étant redevable envers celui des menteurs de la somme de quarante euros. Comme quoi, tout se vend, y compris les balivernes !...
La caravane est maintenant constituée de 22 voitures qui prennent la direction de Nérac, via les départementales locales. Le soleil n'est pas encore là, mais il ne saurait tarder...
Nouvel arrêt à Nérac pour reconstituer le groupe de voitures, certaines ayant été ralenties par les feux tricolores.
Nérac, carrefour routier important, reste une ville méconnue. C'est en la parcourant de l'intérieur que l'on découvre tous les trésors qu'elle recèle, à savoir l'un des châteaux d'Henri IV, un magnifique pont sur la Baïse avec vue sur le port fluvial, de charmantes maisons à colombages, etc...
André connait parfaitement la ville. Il nous fait emprunter les ruelles les plus enfoncées et se trouve même confronté à la maréchaussée qui, pour cause d'éboulement au bord de la Baïse, l'empêche d'accéder au "pittoresque de chez pittoresque". Le 32 Deuchiste ouvre grands les yeux! Il ne pleut pas. La preuve? La gendarmette, au bas du dos parfaitement galbé, n'a pas sorti son pébroc!
Vers 13 heures, nous rejoignons les abords du Cap Caudéroue, parcours acrobatique forestier se situant sur la commune de Barbaste. Grâce à l'intervention d'André, nous bénéficions de toutes les installations et posons nos paniers et glacières dans une grande salle chauffée, décorée, confortable. C'est ici que Thérèse Carboue a préparé un apéritif pantagruélique pour l'ensemble de l'assemblée.  Verre et toasts en main,  les participants se félicitent déjà d'avoir pris la bonne décision en ne manquant pas cette sortie.
Claude nous donne des nouvelles fraîches de la santé de Christian: nous attendons tous son retour, celui de Marie-Claire et des jumeaux!
Comme d'habitude, le repas s'avère être un nouveau moment de partage, partage des mets, mais aussi partage de sensations, partage de plaisir...
A l'issue du déjeuner, avant que les bicylindres ne redémarrent, André ouvre les portes de sa demeure. Chacun reste admiratif devant ses vieilles voitures!
Il est 15h20: la meute deuchiste se rend à Mézin pour la visite du musée du liège et du bouchon.
C'est dans ce village d'environ 800 âmes qu'est né Armand Fallières en 1848 et qui fut Président de la République de janvier 1906 à janvier 1913. Sa maison natale était attenante à l'église Saint-Jean Baptiste, église dont la construction s'étala sur trois siècles.
Pour l'heure, il fait encore beau: les boulistes locaux s'acharnent à la pétanque! Le reporter du jour "nikonise" le groupe. La visite du musée s'avère très intéressante mais laisse perplexe quand on sait qu'il n'y encore qu'un siècle, plus de 1500 personnes travaillaient dans les bouchonneries artisanales de Mézin.
Tout a une fin! Les bons moments sont éphémères: vers 17 heures, il est déjà temps de se quitter. Aux embrassades succèdent des embrassades, aux poignées de main succèdent des poignées de main, avec deux mots en bouche: à bientôt!
En définitive, les fous ne sont pas aussi insensés qu'ils pourraient le laisser entendre: eux au moins ont passé une excellente journée!
Ce compte-rendu ne saurait se terminer sans remercier Olivier et Fabienne qui ont reconnu tout le parcours, ainsi qu'André et Thérèse Carboue pour leur disponibilité totale et leur accueil plus que chaleureux.



 



 
Par Lumaga - Publié dans : Automobiles
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Lundi 9 mars 2009
                                                        Maravat city, le 9 mars 2009

Chers amis, bonjour!

Bien que "démarrant au quart de tour," je suis généralement docile.
Répondant toujours aux besoins de mon propriétaire ou à ceux de ses amis, je possède un volume suffisant pour transporter en mon antre spacieux des pièces de voitures ou divers autres objets encombrants. Je peux également constituer, à moi seul, une véritable salle à manger ou me convertir, à loisir, en siège social ambulant du 32 Deuche Club. Si je vous dis que je fus longtemps un bureau itinérant de l'une de nos chères administrations, vous possédez alors suffisamment d'éléments pour m'identifier, bien que, il est vrai, vous ne me voyez pas souvent.
M'avez-vous reconnu?... Je suis le HY de notre Président!
D'un naturel assez renfermé, je me sens tout de même aujourd'hui dans l'obligation morale de vous conter, par le menu détail, le week-end que je viens de vivre au sein de la bourse d'échanges 2009 du Tacot's club gascon. Rien n'a échappé à mon oeil d'expert, en matière de bourses...
Force est de constater que, depuis un certain temps, Philippe n'est pas venu me caresser. Certes, je ne puis prétendre que je manque d'affection: mes copines deuches et autres Citroën sont toujours là lorsque j'ai le moral sous les pneus. Cependant ce n'est qu'à la vue de Claude et Pierre-Yves, venus me chercher pour cette fameuse bourse, que j'ai compris que mon cher papa se trouve confonté à quelques problèmes passagers de santé... Je crois cependant comprendre qu'il va de mieux en mieux!
Nous sommes le vendredi 6 mars: eu égard à ce que mes ouies captent, il s'avère indispensable que je prenne place au "Mouzon" à 16h, au plus tard, pour occuper l'emplacement sur lequel j'ai toujours résidé au cours des années précédentes.
Les deux compères sus nommés, désignés pour la cause,  me chargent judicieusement sous les yeux inquiets de Françoise. J'encaisse, j'encaisse encore... Il s'agit d'introduire dans mon ventre quelques pièces à vendre, leur stand de présentation, les tee-shirt, quelques paperasses et je ne sais quoi encore... Par bonheur, Claude, maître es Citroën, a pris soin de me chauffer: c'est dans les main de ce type de fin limier que je fournis le meilleur de moi-même....
Un léger coup d'accélérateur et je quitte la ferme de Corné. Pierre-Yves est déjà loin!
Après des semaines d'isolement au fond de mon garage, je redécouvre la campagne gersoise ensoleillée pour l'heure. La végétation pré-printanière me laisse à rêver aux trésors que la nature nous réserve prochainement.
Au train de sénateur, sous la conduite prudente et délicate de Claude, j'apprécie la courbure du moindre vallon, l'ombre dissipée des arbres en pleine mutation mais reste conscient que mon conducteur averti ne peut rester insensible à mes odeurs de gasoil... Qu'importe! Claude chantonne: la vie est belle...
Tourrenquets n'a pas bougé, Mirepoix non plus!
A Sainte-Christie, Claude respecte scrupuleusement la signalisation, en l'occurence le "stop" qui permet d'aborder la nationale 21. Rien à gauche, rien à droite, me voici dans la direction de la "grande" ville. Mon moteur tourne comme une horloge: je respire à plein poumon et constate que, depuis ma dernière sortie, la circulation est de plus en plus dense. Je traverse Preignan à la vitesse recommandée: la maréchaussée, bien cachée, ne peut me réprimander...
En reluquant ma jauge, Claude a pressenti ma soif. Qu'à cela ne tienne: il s'arrête à la première station, à l'entrée de la ville. Quelques litres absorbés et nous voici repartis en direction du Mouzon quand subitement, je sens en moi une certaine envie de me singulariser: c'est pour la panne que j'ai opté.
Le calme légendaire de mon maître du jour, la présence impensable de Pierre-Yves à ce moment précis réduisent mon caprice à une simple anecdote. En deux tours de main, je suis réparé et rejoins sans problème mon lieu de villégiature du week-end.
Lorsque Claude me positionne sur le parking ad hoc, à ma place habituelle, je perçois une certaine effervescence autour de moi. Les premiers marchands sont déjà installés. Parmi les "Traffic", "Boxer", "Expert" et autres Toyota, je suis le seul HY de la bande: mon cousin de l'année dernière m'a laché!
Pierre-Yves et Claude me déchargent en partie. Ils installent ce qu'ils appellent le stand du 32 Deuche Club oubliant que la présence de ma personne à elle seule, que dis-je, de ma carrosserie, suffit à représenter le club.
Claude ferme toutes mes portes. Je suis livré à moi-même, je suis livré au regard des premiers badauds qui m'examinent dans tous les sens, je suis livré aux critiques de ceux qui estiment que mes traces de rouille me désavantagent. Cependant, je reste sympathique et suis quelque peu fier de symboliser un club si dynamique.
La nuit tombe: je pense à mon papa, je pense aussi à Christian qui me connait si bien. Tous deux ne seront pas là demain. En attendant, je vais passer la nuit à la belle étoile, étoile plus humide que vraiment belle à cette heure!
Samedi 7 mars: très tôt Claude, Olivier et Florent assurent l'ouverture du stand.
Pas un félin ne vient les perturber. Il fait gris, il pleut, il fait gris, il pleut... Au moindre coup de vent, je constitue le refuge idéal.
Même à l'intérieur des locaux, il n'y a pas foule. Le hall du Mouzon, de par son silence, semble à peine respirer.
Impuissant, j'assiste au spectacle désolant de quelques originaux téméraires plus présents par curiosité que par souci des affaires. Il est vrai que les conditions météorologiques n'incitent pas à sortir et à palabrer. J'ai entendu dire également qu'une crise économique sévissait actuellement: je n'aurais jamais pu penser qu'elle put atteindre un monde de passionnés. Les hypothétiques clients regardent, comparent, discutent, partent, reviennent, repartent, réapparaissent, triturent, auscultent, etc...
Bien que statique, je sens cependant toute la chaleur qui règne au sein de ce 32 Deuche Club. Samuel, Pierre-Yves, Guy, Jacques, Freddy sont présents pour proposer leurs services. De nombreux adhérents, parfois venus de loin, viennent dire un franc bonjour. Tous demandent des nouvelles de nos malades: certains n'hésitent pas à quitter les lieux pour  saluer notre cher Christian à l'hôpital voisin. Que de convivialité! Dans ce club, qu'importe l'état de santé de la 2 cv ou la couleur de sa robe: seule l'amitié compte!
Sur le coup de onze heures le crachin matinal se mue en grosses gouttes. La plupart des étals sont recouverts: la vente est terminée pour la matinée au moins! Les gais lurons du club bénissent ma présence et prennent pleinement possession des commodités que je leur offre. Après le traditionnel apéritif gascon, ils dégoupillent alors boites de pâté et autres gueulardises. Pour la circonstance, Olivier n'a pas manqué de sortir toute sa cristallerie plastifiée magnifiquement présentée. Aux quelques railleries dont il est l'objet, il répond par un large sourire alors que Pierre-Yves se morfond d'avoir oublié son saucisson... Sera-t-il privé de mets? Ce n'est pas l'habitude de la maison!
A l'issue de ce repas sinon pantagruélique, du moins copieux et calorique, chacun se transforme en "petite Françoise" pour que n'apparaisse plus sur mon plancher la moindre trace des ces agapes. Le Deuchiste en général, le 32 Deuchiste en particulier sait vivre!
Bien que le ciel daigne enfin ne plus pleurer, le soleil ne consent pas cependant à se montrer. C'est donc sous la grisaille que nous passerons cet après-midi ce qui n'empêche pas Pierre-Yves de garder le moral, de le communiquer et d'enregistrer une adhésion supplémentaire au club. Jean-Luc fait maintenant partie des nôtres: il amène "dans son paquetage" une nouvelle Françoise. Dorénavant, nous aurons donc deux Françoise au club! La journée se termine tôt. Je vais entamer ma deuxième nuit à la belle étoile: j'ai comme un sentiment d'abandon. Les odeurs de la ville me perturbent, celles de la campagne me manquent! Je suis un peu triste d'autant que certains de mes voisins sont déjà partis. Vivement demain!
Dimanche 8 mars: c'est Jacques qui ouvre mes portes, c'est lui qui assure la permanence matinale. Il a même prévu le café pour ceux qui le rejoindront rapidement.
La nuit a été humide, froide, triste. Le lever du jour n'annonce rien d'exceptionnel au point de vue météo.

Il n'est pas encore neuf heures lorsque presque toute la bande est présente. Il n'y a toujours pas foule dans les allées de cette bourse...
Immobile, je ne puis me rendre compte de l'état et de la quantité de voitures présentées. Cependant j'entends dire qu'en la matière, on ne retrouve pratiquement que les modèles exposés les années précédentes, parmi lesquelles le 32 Deuche Club fait bonne figure. Il est évident que la "France 3 et la "Rouge et jaune" ne peuvent passer inaperçues. La verte, munie d'un moteur de GS attire également la curiosité: quelle bête rare! Quant à moi, à ma place, j'ai mon petit succès! On me contemple sous toutes les facettes.
Sur le coup de 11h30, à l'heure où les gosiers commencent à se dessécher, les 32 deuchistes envisagent de ne pas prendre racine en ces lieux si austères aujourd'hui. Ils m'envahissent littéralement pour partager nombre de cochonailles et décident de lever l'ancre dès la fin du repas.
Claude doit me ramener à la maison. Avant de partir, outillage en main, il m'ausculte, resserre quelques boulons dans mes entrailles et prend le chemin du retour.
Sans problème, je rejoins ma maison où Françoise m'attend avec un large sourire.
Si l'on ne peut prétendre que cette bourse d'échanges fut un réel succès, personne ne pourra renier que, pour ma part, malgré mon âge, j'ai fait mon travail.
Avant de fermer les yeux dans un sommeil profond, j'ai une dernière pensée pour Philippe et Christian. Je leur souhaite un prompt rétablissement et les assure que je serai à leur entière disposition pour le cru 2010 du Tacot's Club Gascon.



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Lundi 9 février 2009
Au sein de chaque association l'assemblée générale constitue toujours un moment fort. En ce dimanche 8 décembre, le 32 Deuche Club ne déroge pas à la règle.
Sur convocation de Françoise, la dévouée secrétaire du club, plus de soixante dix personnes se retrouvent à la salle des associations de Saint-Clar où, dans un premier temps, pour maintenir la tradition mais aussi pour réchauffer quelques corps frigorifiés, le café préparé de main de main de maître par notre ami Guillaume, leur est gracieusement offert.
Pendant que les dernières nouvelles circulent, certains en profitent pour vérifier "leur situation administrative" vis à
vis du club, démarche qui se traduit généralement par l'émission d'un chèque d'un montant au moins équivalent à celui de la cotisation annuelle... L'annexe de la trésorerie mise sur pied pour la circonstance est en effervescense! Il convient ici de "positionner" les recettes dans les bonnes colonnes des documents comptables!
Les hostilités débutent à l'heure prévue: il est dix heures lorsque Philippe, le Président, accompagné de ses acolytes du conseil d'administration, prend la parole et déclare l'assemblée ouverte. L'ordre du jour est  important! Sans le négliger, il y a cependant lieu de se presser d'autant  qu'une assemblée extraordinaire est également au programme: son objectif principal se situe dans la révision et l'approbation des statuts.
Le "monologue" présidentiel débute par le traditionnel mot de bienvenue et se poursuit par le compte rendu des activités effectuées au cours de l'année 2008. L'évocation de chaque sortie rappelle à chacun quelques souvenirs souvent sympathiques dont les moindres pourraient être par exemple la remémorisation de quelques histoires "gréchesques" ou "legrandesques". En effet qui se souvient de la tarte aux concombres ne peut oublier la sortie en Ariège...
Il est bien évident que le compte-rendu moral est approuvé à l'unanimité!
L'heure du bilan financier approche: le trésorier prend la parole face à une assistance attentive pour lui rendre compte, de manière aussi limpide que possible, de l'ulisitation judicieuse qui a été faite des deniers de la collectivité. A l'aide d'un rétroprojecteur et de tableaux murement réfléchis, il s'efforce d'expliquer l'origine des recettes, d'expliciter le pourquoi des dépenses, de préciser certains points de détail qui peuvent rendre une balance négative.
L'avoir financier du 32 Deuche Club se traduit par une parfaite compatibilité avec l'esprit de la loi de 1901. Le club n'est pas riche, mais le club vit!
En la personne de Jacques, le club "se paie le luxe" de posséder un "webmaster". C'est le moment pour lui de présenter "son enfant" puisqu'il vient tout juste de terminer la  la nouvelle réalisation du site  et sa mise en ligne. (www.le32deucheclub.fr)
Chacun apprécie dans ce site sa facilité d'utilisation et la richesse de ses informations. C'est un instrument de promotion du club mais aussi un outil de communication entre les adhérents et le conseil d'administration.
Il serait impensable d'imaginer une AG sans que Christian , de sa voix "suave", ne fasse part de son expérience en matière de vente de pièces détachées... Il fait donc le bilan de ce poste ingrat mais combien indispensable.. Son disque dur fonctionne parfaitement! Incolable sur la Deuche, c'est un "commerçant" mais aussi un conseiller de premier ordre.
Au moment de l'élaboration du calendrier prévisionnel des sorties 2009, Olivier, le Vice-président prend la parole. Il a déjà envisagé quelques balades, d'autres lui sont proposées et c'est ainsi que l'on parvient à les planifier en gardant en point de mire l'organisation, en août prochain, de la première concentration du club, dans le cadre de son 10ème anniversaire.
Si la mise sur pied de ce rassemblement se concrétise réellement ce sera d'abord grâce à Pierre-Yves qui l'a imaginé et ne cesse plus d'y penser. Lorsqu'il en parle, il semblerait qu'il vive cet évènement. Ses propos sont gages de la faisabilité de ce projet et de sa réussite.
Il conviendrait maintenant que le club ne se voit pas trop confronté à des problèmes administratifs insurmontables. Une chose est certaine: le club dispose du soutien total de la municipalité de Saint-Clar.
Enfin, Guillaume présente le bilan de la bourse d'échanges organisée au mois de décembre. Il insiste principalement sur le travail de fond mené conjointement avec l'office du tourisme local, organisme partenaire de premier choix. Il rappelle que la réputation de cette bourse a largement dépassé les frontières du département, voire de la région.
C'est donc sous "l'ovation" due à Guillaume, brillant orateur, fin organisateur, habile négociateur que se termine cette assemblée générale. La participation active de l'auditoire, les échanges fructueux entre les adhérents témoignent, à n'en pas douter, de la vitalité du 32 Deuche Club.
L'assemblée générale extraordinaire se concrétise par la lecture et l'approbation des nouveaux statuts élaborés, après maintes réflexions, par le conseil d'administration. L'évolution des structures du club, l'évolution des effectifs ont imposé une reécriture de la presque totalités des articles. L'article 3, en particulier, fixe le nouveau siège social à Saint-Clar, petite bourgade qui, outre le titre de capitale de l'ail, obtiendra prochainement le titre de "capitale de la 2 cv".
Avant de conclure ces deux heures de réunion efficace, Philippe donne la parole à Monsieur Taupiac, maire de Saint Clar et à Monsieur Gendre, conseiller général.
Il convient de remercier ces deux élus de leur présence à ces assemblées et de l'aide qu'elles entendent apporter au 32 Deuche Club.

Traditionnellement, du moins au sein du club, les assemblées se terminent toujours par le pot de l'amitié. Avant que chacun ne trinque à la santé du club et de ses adhérents, Guillaume demande une salve d'applaudissements pour notre cher Philippe, qui malgré  des problèmes de santé, a tenu à présider cette assemblée.
Après un moment naturel d'intense émotion, Philippe passe les "clefs de la maison" à Olivier et convie tout le monde à lever le verre (avec modération).
L'apéritif sera suivi d'un excellent repas servi à la salle de l'ail dans une ambiance aussi conviviale que celle de la matinée.
Sur le parking attenant, nos 2cv (et dérivés) nous attendent patiemment. Le badaud peut remarquer que chacune d'elles s'est mise sur son 31, ou presque... et contempler à loisir le magnifique travail de restauration effectué par un adhérent sur "sa vieille"...
C'est cela la sauvegarde des 2cv!















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Dimanche 11 janvier 2009
Parmi les 31 cantons qui constituent le département du Gers, s'il en est un qui se distingue en cette période festive de la nativité et du jour de l'an, c'est bien celui de Miradoux qui, au travers de la ronde des crèches qu'il organise cette année pour la 14ème fois, draine une forte population de touristes auxquels le 32 Deuche Club ne peut manquer de se joindre.
Pour cette première sortie en 2009, sortie devenue maintenant traditionnelle, seize véhicules se retrouvent à Saint-Clar à l'heure convenue. Bien que le ciel soit quelque peu gris, il n'en demeure pas moins qu'il a séché ses larmes. Les 32 deuchistes présents, contents de se revoir, échangent encore leurs voeux avant que Philippe ne donne le départ de la balade: il est 15h30.
Nous quittons Saint-Clar en direction de Peyrecave et croisons d'emblée la Maréchaussée: il n'est pas impossible que les deux passagers en uniforme de cette splendide Ford ne soient pas ceux qui, quelques minutes auparavant, ont stoppé dans leur élan Daniel et Rose pour un petit contrôle de routine... ils viennent constater que le 32 Deuche Club est effectivement en sortie.
En découvrant la crèche de Peyrecave qui dévoile la Grèce antique, nous sommes immédiatement dans le vif du sujet, à savoir: les civilisations anciennes.
Force est de constater qu'il n'y a pas foule autour de cette crèche pourtant joliment conçue: la température en est certainement la cause. Pour quelques instants nos bicylindres colorés donnent un peu de vie à ce village presque endormi.
Sans suivre le chemin forcément le plus logique, nous nous dirigeons ensuite vers Miradoux. Outre la visite de la crèche, nous avons un rendez-vous "moral" avec Christiane, 32 deuchiste de longue date, qui, au moment de notre passage dans ce village, accompagne sa maman vers le ciel.
En la personne de Philippe, le Président, le 32 Deuche Club présente ses sincères condoléances à Christiane et à sa famille. Et dire, qu'à son invitation, nous devions faire une halte chez elle...
La crèche de Miradoux bénéficie sous cette halle du XVIème siècle d'un environnement exceptionnel. Un travail soigné de présentation des Gaulois accompagné d'un commentaire complet nous transporte du côté de Saint-Julien où Marie-Claire et René nous ont si bien reçus. Il ne manque ici que les pizzas, quiches et autres olives... Par contre, nous avons le plaisir de rencontrer notre ami Pascal, qui, compte tenu de ses activités professionnelles, n'a pu se joindre à nous, mais arbore tout de même le tee-shirt du club. Quelle publicité!
A 16h30, nous quittons Miradoux pour rejoindre Saint-Antoine, ignorant pour l'instant Flamarens. A la hauteur de ce village, sur la gauche, nous distinguons nettement les fumées de la centrale de Golfech: il est vrai que nous roulons sur la frontière séparant le Gers du Tarn et Garonne.
De la crèche de Saint-Antoine les 32 deuchistes retiendront la méticulosité du travail pour mieux attirer le regard sur une scène de la vie égyptienne et... le marchand de crêpes qui, en quelques instants, a fait la recette de la journée... Le froid, à cette heure-ci, explique cette faim: ça caille, ça caille, ça caille encore! Seul le 32 Deuche Club occupe le parking du village.
Vers 17h20, nous nous retrouvons à Flamarens. La crèche est érigée, comme les années précédentes, non loin du château. Ici, nous découvrons une scène de vie celte. Les bénévoles du bourg, comme partout ailleurs, ont fourni un travail considérable. Cependant les yeux sont attirés par le château un peu plus restauré chaque année. Malgré son état, et si l'on en croit les écrits ci-après, ce château a pris de la valeur, d'où l'intérêt, peut-être, d'investir dans la pierre...
"On a retrouvé un bail de construction du château neuf de Flamarens conclu le 5 février 1469 entre Jean de Grossoles et Jean Cazenove, tailleur de pierre limousin qui s'engagea à le construire en 2 ans moyennant 241 écus d'or, 50 mesures de blé, 21 pipes de vin rouge bon, pur et naturel, 5 pipesde piquette, 7 porcs âgés de 2 ans et 2 vaches convenables."
A Sempesserre, la crèche montre une scène de la civilisation japonaise à l'heure où les Toyota, Nissan et autres marques aux phares bridés n'existaient pas encore... Malgré la présence du "Petit Jésus" asiatique, il semblerait que l'on s'éloigne un peu de l'esprit de la véritable crèche, ce qui d'ailleurs ne remet pas en cause le fabuleux travail des metteurs en scène... Quel dévouement et quelle méticulosité!
René, quant à lui, irait presque jusqu'à garer sa voiture à l'intérieur de l'église!
Nous sommes en avance sur l'horaire envisagé. La température met un frein à de longues palabres devant les crèches. Bien que l'efficacité du chauffage des 2cv ait toujours été mis en cause, chacun prend plaisir à retrouver sa petite voiture!
Nous parvenons maintenant à Sainte-Mère. Les Incas nous y attendent. La musique aidant, nous nous retrouvons subitement vers le Pérou ou la Bolivie, ce qui, pour certains, rappelle des voyages fabuleux. La pause est brève: il ne convient pas que les moteurs refroidissent!
Peu avant 19h nous arrivons à Castet-Arrouy, "siège "de la civilisation babylonienne. Bien que la scène présentée au pied du clocher achevé en 1546 n'en témoigne pas, il faut savoir cependant que cette civilisation qui s'étale de 5000 avant JC à sa naissance fut la civilisation durant laquelle quelques savants démontrèrent l'existence des tables de multiplication, des fractions, des tables exponentielles... sujets suffisamment importants pour perturber quelques subconscients. Malgré la sérénité des lieux, les matheux du 32 Deuche Club ne prennent pas racine à Castet-Arrouy... Il semblerait qu'il y ait beaucoup de matheux dans ce club...
19h10: enfin Plieux!
Soyons honnêtes et admettons que personne ne s'éternise devant la crèche de cette charmante bourgade, crèche représentant une scène de vie des romains. Là encore le travail est remarquable mais les 32 deuchistes ont froid, mais les 32 deuchistes ont faim... Ces deux notions sont d'autant plus stimulées qu'ils sont passés devant la salle des fêtes où ils savent pertinemment que François, citoyen des lieux et Christian, le "disque dur" de la Deuche, ont préparé un accueil digne du club. A l'issue du mot de sympathie du Président, l'apéritif offert par François permet de "dépoussiérer" les gosiers. Un brin de chaleur, un soupçon d'alcool, et les langues se délient, les sourires reviennent sur les visages enfin réchauffés. Les paniers sont dégoupillés: après l'apéritif le deuchiste peut manger!!! Il apprécie de Jambon de Bayonne, le saucisson de Cochonou, le pâté de cochonaille, le rouge du vigneron, la galette des rois du pâtissier et même les bananes de Ma..tinique.

Au cours de ce pique-nique plus que sympathique, nous avons tous regretté l'absence d'Alba, hospitalisée. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et remercions François de nous avoir réservés un si bel accueil
Malgré les conditions climatiques (la ronde des crèches est impensable en juillet), les 32 deuchistes présents ont certainement apprécié cet après-midi chaud dans les coeurs.
Après les civilisations anciennes, pourquoi ne pas aborder le monde contemporain? Et si cette idée était admise, pourquoi ne pas construire une crèche chez un concessionnaire aux chevrons?... A méditer!...





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