La firme "Cochonou" a depuis longtemps compris que la 2cv
constitue un vecteur de communication inégalable. C'est la raison pour laquelle la caravane qu'elle organise au sein du Tour de France n'est pratiquement constituée que de ce type de
véhicules.
Pour concrétiser sa soif de popularité, cette société programme et met sur pied depuis quatre ans une concentration de 2cv
et dérivés. Cet année, ce rassemblement a lieu sur la commune de Cestayrols, dans le Tarn. Le 32 Deuche Club ne peut rester insensible à l'invitation qu'il a reçue. Aussi, répond-il
"présent" au travers de 21 voitures qui se rendent sur place.
Pour la majorité des 32 deuchistes, le rendez-vous est fixé à Mauvezin à sept heures. Les voitures sont briquées, les équipages semblent
tenir la forme malgré un réveil matinal imposé, les sourires laissent présager une bonne journée d'autant que la météo ne prévoit pas de calamités... Il convient donc maintenant de
rejoindre Gaillac où la rencontre est prévue avec nos amis beaumontois et beaumontoises, toulousains et toulousaines.
Pour une fois, le quart d'heure gascon n'est pas respecté. A sept heures cinq, dernières baguettes achetées, le convoi constitué de 15
voitures s'ébranle pour suivre la route que "Via Michelin" qualifie de plus courte: nous traverserons donc Cologne, Grenade, Villemur, etc.
A une allure concrétisée par une aiguille au compteur oscillant entre 60 et 70 km/heure, au bout d'environ une heure de route,
nous abordons presque Villaudric lorsqu'un demi-tour s'impose. Le GPS a "merdoyé"... Chacun effectue sa manoeuvre. Pascal reste arrêté pour cause de bobine ayant chauffé.
Pendant que les "mécanos" s'affairent d'autres en profitent pour satisfaire un petit besoin tout naturel...
C'est à ce moment que Claude téléphone: il aurait été oublié à Mauvezin. Erreur! il n'était pas à l'heure. Qu'à cela ne tienne. Claude
n'est pas homme à se laisser abattre. Il a pris la décision de rejoindre la troupe à Gaillac. La Dyane va ronfler!
Au moment de repartir, c'est la
Charlestone qui présente les mêmes symptômes. En technicien averti et prévoyant, Yves sort une bobine toute neuve de son coffre et effectue l'échange en trois secondes. Quelques
kilomètres plus loin, nouvel arrêt: stoïque, imperturbable, Yves répare de nouveau.
Parvenu à Gaillac, il convient, pour l'ensemble du convoi, de rejoindre le parking de l'un des supermarchés de la place. Pour l'heure, pas
question d'aller visiter l'abbatiale Saint-Michel, pourtant si attirante. Nous avons déjà perdu un peu de temps et nos amis s'impatientent. Pour comble d'infortune, le cortège se disloque.
Les "égarés" décident de rejoindre directement Cestayrols!
A partir du supermarché, il faut maintenant se diriger d'abord vers Senouillac par la D922 ce qui implique de retraverser Gaillac
qui, bien que petite ville, n'en est pas moins dépourvue de nombre de carrefours. Nous faisons confiance au GPS. Il nous guide au mileu du vignoble qui fait toute la réputation de ce beau
pays vallonné.
A Cestayrols, pas besoin de chercher le lieu de rassemblement. Les bannières blanches et rouges signifient le terme de notre randonnée
matinale. Au milieu des citroënistes déja arrivés, le 32 Deuche Club se reforme et, pour bien marquer sa présence, s'attache à mettre en évidence sa banderolle.
Chacun s'installe, chacun prend ses aises. Malgré un soleil
voilé, chacun se pare du couvre-chef coloré distribué par les charmantes hôtesses de Cochonou. L'accueil est sympa, les premières impressions excellentes, les plaisanteries commencent à
fuser!
Comme prévu au programme, à 11 heures débute la tentative de record du monde de démontage et de remontage de 2CV. Sur l'emplacement prévu à
cet effet, quatre experts de la clef à molette, sous le regard attentif de l'huissier de service et le regard attentionné des spectateurs s'attèlent à la tâche. De "l'antichambre", ils doivent
faire passer tous les éléments de la Deuche dans la "chambre" et les remonter dans le bon ordre. Le record à battre est de 59mn: il y parviennent en 55. Félicitations!
Pendant ce temps, le personnel "Cochonou" ne chôme pas. Il se doit de
préparer l'apéritif et, outre l'ouverture des paquets de cacahuètes, de chips et autres produits propices au maintien de la ligne, de trancher les saucissons.
Pour un "ancien" de la manif "Cochonou", il est heureux de constater que la société a prévu cette année des couteaux, ce qui ne fut pas toujours le cas. A Coutens, les pauvres hôtesses
durent emprunter aux invités le moindre canif qui trainait... A l'époque, Maxime Decitre "essuyait les plâtres"... Il parait bizarre qu'il n'ait pas encore envisagé l'acquisition d'une
trancheuse...
A l'heure de l'apéritif tant attendu, les premières gouttes
de pluie apparaissent. Plus de cent personnes s'agglutinent autour du "buffet" dressé pour la circonstance.
Pour faire cesser la pluie quelques insensés entonnent des airs populaires accompagnés par la "Yvette Horner" de service, en l'occurence, le sympathique Pierre Marly. Rien n'y fait: la pluie
s'impose.
Au cours de cet apéritif concert, c'est du "Gaillac" qu'on sert... avec modération, bien entendu!
La pluie ne cesse toujours pas. Chacun s'évertue alors pour trouver la solution pour manger au sec. Les camionnetistes déjeunent dans la
camionnette, les prévoyants déjeunent sous la bâche", les plus adroits, d'une main, déjeunent sous le parapuie, le plus malin déguste sa tarte aux concombres dans sa berline...


L'emploi du temps est respecté: dès quatorze heures les premiers éléments de la caravane passent à notre hauteur. Il a cessé de pleuvoir. Les
adultes que nous sommes se muent alors en gamins dans l'attente du moindre objet jeté à la volée par les publicitaires.
Dans l'ensemble, la caravane est magnifique. Certains annonceurs font preuve d'une imagination débordante pour graver leur marque dans les
esprits.
Malheureusement, Tlaloc, Dieu de la pluie, désire lui aussi
marquer son passage en terre tarnaise. Il met rapidement un terme à cette accalmie tant appréciée.
Nous avons presque oublié jusqu'à cet instant que nous étions venus à Cestayrols pour voir des coureurs. Force est de constater qu'ils n'y
prennent pas racine. A une vitesse vertigineuse ils passent devant nous au mileu du bruit étourdissant des véhicules suiveurs. Bravo Messieurs, vous êtes des champions!
Au passage de la voiture "balai" le silence revient soudain. La fête est terminée, à la maison il faut rentrer, au volant se
recoler.
Bien que notre convoi se soit maintes fois disloqué, reformé, dispersé, reconstitué, tout le monde a retrouvé son gîte.
Malgré les conditions météorologiques défavorables, il semblerait que les 32 deuchistes aient passé une bonne journée, contents d'avoir
été présents au milieu des 104 véhicules qui constituaient cette concentration.
Merci à Cochonou!
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Razorbike AMC 32 est une association regroupant tous les clubs de "Harley Davidson" du Gers.

Visiblement l'itinéraire emprunté a plu aux bikers. Certains découvrent le Gers et
se promettent déjà d'y revenir.
En ce début d'après-midi, le soleil daigne enfin se lever. Nous
en profitons alors pour visiter le parc à motos où les chromes brillent de mille feux.
Vers 16 heures, nous quittons les lieux, certains avec le sentiment de s'être
ennuyés. Dommage!